Petit vent de panique hier à 17 heures. La maîtresse de Nounours me demande "demain on fête bien son anniversaire en classe?". Elle a souri devant mes yeux ahuris. Ben oui, je le sais bien qu'ils fêtent les anniversaires le dernier vendredi du mois.

Ce que je n'avais pas percuté c'est que c'est aujourd'hui, le dernier vendredi du mois de septembre!

Par chance, j'avais tout ce qu'il fallait à la maison pour préparer un  petit gâteau et tout et tout. Ce matin, donc, ce petit bonhomme de neige tout chocolaté est parti en classe de MS-GS avec la mission de régaler les enfants.

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J'en profite pour vous donner la recette de ce savoureux gâteau, transformable à 'envie (c'est pour ça que je l'aime tant, et puis parce qu'il est bon aussi), que j'ai trouvé il y a longtemps dans le livre La cuisine pour petits gourmands, chez Sélections du Reader's Digest.

Gâteau au yaourt

3 oeufs

175 g de sucre en poudre

le zeste d'une demi-orange non traitée

10 cl d'huile de tournesol

1 yaourt nature

200 g de farine

1 pincée de sel

1 sachet de levure chimique

Tamisez la farine avec le sel et la levure. Cassez les oeufs dans une terrine; ajoutez le sucre et fouettez jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Tout en continuant de fouetter, versez l'huile en filet, puis incorporez successivement le zeste de l'orange, le yaourt, la farine tamisée en mélangeant bien. Beurrez le moule et tapissez-en le fond de papier cuisson. Versez la pâte dans le moule puis enfournez dans un four préchauffé à 200°C. Laissez cuire 40 à 45 minutes. Sortez du four, démoulez tout de suite et laissez refroidir.

Je vous avoue que je ne l'ai jamais goûté aux zestes d'orange, que j'ai toujours remplacé par du zeste de citron. Comme je vous le disais, on peut faire mille variantes de ce gâteau.

  • on peut, par exemple, supprimer le zeste et ajouter sur le dessus des tranches de pomme (c'est la saison des reinettes, en plus).

  • on peut remplacer le zeste par une cuiller à soupe de noix de coco râpée et le yaourt par l'équivalent de lait de coco.

  • on peut faire une version "stracciatella", en comptant 175 grammes de sucre + sucre vanillé et en ajoutant à la pâte crue 30 g de chocolat coupé en tout petits morceaux (pour les enfants, le chocolat au lait à pâtisser Nestlé est excellent). C'était la version de ce matin.

  • Et puis, tout ce qui vous passe par la tête, il se prête à bien des modifications et reste toujours aussi bon...

Pour la couverture, "rendons à César...", la recette me vient de belle-maman. Pour ce gâteau, je ne fais que la moitié des ingrédients, mais je vous donne la recette originale.

Faites fondre 125 g de chocolat (noir ou au lait) en morceaux avec 125 g de beurre coupé. Laissez reposer quelques minutes (il faut que ce soit encore chaud mais pas brûlant) puis ajoutez 2 oeufs crus,  en fouettant (ne vous affolez pas, au début ça "coupe" complètement le chocolat, mais si on persévère au-delà de la première impression, on obtient une couverture joliment liée et brillante). Dixit belle-maman "ne fouettez pas trop quand-même, histoire que ça ne fasse pas trop de bulles". Laissez tiédir un peu avant d'étaler sur le gâteau.

Une petite précision. Pourquoi tamiser la farine? Là j'ai une petite histoire à vous raconter. Ma grand-mère, qui nous a quittés voilà un an, était une cuisinière hors-pair. Extrêmement perfectionniste et exigeante, manger chez elle était toujours un régal. Elle maîtrisait autant la cuisine traditionnelle équatorienne (pourtant très laborieuse) que la pâtisserie et la cuisine dite plus internationale. C'est avec elle que j'ai appris à faire des meringues, entre autres choses (elle me chambrait toujours avec la quantité de jus de citron). Jamais elle n'aurait permis sous son toit que l'on fasse un gâteau sans tamiser la farine, au moins une fois. Certes, de son temps la farine fluide n'était pas en vogue, mais de son temps aussi, le tamisage se faisait 3 ou 4 fois pour bien aérer la farine. Aujourd'hui, à chaque fois que je fais un gâteau, je pense à elle en tamisant ma farine; elle me manque encore.

abuelita

Avec une telle famille, pas étonnant, me direz-vous que mes fils aiment tant faire la cuisine avec moi. Hier, Nounours et Petitou étaient encore aux fourneaux pour m'aider.