Je me suis littéralement régalée en lisant les billets de Fashion, de Charlie Bobine, et de quelques autres. Alors je me suis dit que pour ne pas être trop malhonnête, il fallait m'y coller à mon tour.

Si je disais dans mon entourage que je suis une midinette, je crois que certains me regarderaient avec des yeux plus ou moins ronds. Et pourtant, je ne peux faire semblant d'ignorer une certaine midinettitude de ma part, qui comprend notamment:

Je suis grande amatrice d'histoires d'amour désespérées et quasiment impossibles, avec plein de larmes versées, et tout et tout. Les soeurs Brontë, Jane Austin, et toutes ces dames avaient bien percé à jour les penchants de mon âme de midinette en écrivant leurs romans.

J'ai dévoré avec quasi inconscience la série Le Chardon et le Tartan, oubliant quasiment maison et enfants.

Je ne crache jamais sur un happy end, surtout après une histoire d'amour comme celles suscitées.

Je ne pleure quasiment jamais au cinéma ni devant un film, mais alors, j'en rêve des semaines durant après. Je brode, j'imagine ou je m'imagine, plutôt, je revis, et je suis bien entendu capable de regarder x fois de suite le même film et d'autant en rêver après. Une midinettitude assumée, donc, nous dirons.

Par contre, je verse des tonnes de larmes en lisant. Un livre est capable de faire surgir en moi des torrents de larmes insoupçonnés. Et, pareil que pour les films, après, je me pose toujours mille questions sur comment j'aurais imaginé la suite.

J'avoue que la plupart du temps les fins tristes me laissent insatisfaite. C'est que la midinette qui vit en moi a besoin d'être rassurée à la fin de son histoire.

Je ne peux pas empêcher les larmes de me monter aux yeux quand j'entends certaines chansons, qui réveillent de trop vifs souvenirs ou émotions. Quelquefois c'est un peu dérangeant quand j'accompagne mes garçons à la guitare (avouez que pleurer parce que son Petitou entonne "Les petits poissons  dans l'eau" n'a rien de glorieux, ou quand Loulou chante "Petit garçon il est l'heure d'aller se coucher"). Et n'allez pas croire que je maîtrise quand je suis en public, ou entre adultes, et c'est encore plus dérangeant. Mais je ne m'effondre jamais complètement et après un ou deux couplets, je suis plus ou moins capable de reprendre.

Comme nombre d'entre vous, je craque complètement pour Mortensen, Goran Visnic (le docteur Luka), Firth, Clooney (les pubs Nesp* ont en général pour effet que je m'arrête le regard vide devant ma télé, quelle qu'ait été mon activité du moment). Et comme Fashion, je n'ai jamais oublié non plus le Gouffre de Helm.

Je n'aime pas trop le rose, par contre, je prends mon thé dans des mugs peints par mes soins avec des personnages de Sarah Kay :-))).

J'aime bien me maquiller simplement histoire de cacher au monde que je ne dors pas beaucoup étant donné que je lis jusqu'à des heures indûes.

Enfin voilà, tant et tant de choses qui me font dire penser que ma midinettitude n'est peut-être pas si bien cachée que ça après tout.

Et vous, midinette ou pas midinette?