danslesbras... C'est une journée spéciale.

Une autre que je vivrai loin de la famille qui m'a vue naître, grandir puis partir au loin.

Mûrir c'est comprendre des choses... C'est agrandir son champ de vision, englober les morceaux épars, leur donner sens. Ma vie prend donc sens peu à peu, est-ce prétentieux de le dire? Plutôt un aveu de l'insouciance de ma jeunesse. Trop habituée à vivre le moment présent, sans chercher à voir au-delà.

Et pourtant, à chaque fois que le temps tourne une page, on parvient (ou pas, on essaye tout du moins, lorsque ce n'est pas trop douloureux) à mettre certains événements en perspective. Parfois il faut encore quelques pages tournées avant d'avoir le recul nécessaire. De temps à autre, c'est une page qui se rabat, brutalement, sans qu'on s'y attende. Le temps a tourné, et nous sommes obligés de composer, tant pis pour le sens de la perspective.

En ce sens, jamais on ne s'arrête de grandir, même si jamais on ne devient tout à fait grand non plus. On a souvent l'occasion d'éprouver combien il nous manque à parcourir sur ce chemin. Le processus s'alimente lui-même: plus on marche, plus on accumule de la poussière sous nos semelles. Et plus on a de morceaux à assembler.

Et on continue à marcher, à semer des petits cailloux blancs, dans l'espoir de les apercevoir plus tard, quand on regardera le chemin parcouru, avant de commencer une nouvelle journée...

"Quien dijo que todo esta perdido, yo vengo a ofrecer mi corazon (...)"