30 novembre 2008
Salon du livre de Montreuil 1: une histoire de neurones...

A sept heures, Maijo fort matinale après son expérience à l'école primaire (et frigorifiée par les temps qui courent), prend le train de Paris. Pas très rassurée non plus, car elle a oublié de faire ses repérages de métro parisien, a oublié son plan et n'a qu'une vague idée du lieu de rendez-vous.
Une fois à Paris, la tête encore fort embrumée, Maijo emprunte le métro jusqu'à Nation. En face d'elle, un monsieur, semblable à n'importe quel autre monsieur, prend place. Ils ne se regardent même pas, d'ailleurs. Changement de ligne à Nation; il n'y a pas foule sur le quai mais, tiens, c'est étonnant, le même monsieur qui était en face tout à l'heure. Qui pour l'instant, ressemble toujours à n'importe quel autre monsieur... avec un carton à dessins: peut-être se rend-il aussi au salon? C'est même fort probable. Le métro tarde à venir, les neurones de Maijo commencent à sortir de leur léthargie. Tiens, le "monsieur au carton qui ressemble à n'importe quel autre monsieur", ne semble plus si inconnu que ça, finalement. Maijo lui trouve un petit air de déjà vu... mais un neurone léthargique est fort paresseux, ceux qui connaissent en conviendront. Et puis on m'a toujours appris que ce n'est pas poli de dévisager les gens.
Alors les neurones entrent en surchauffe. Il faut garder le visage en tête et tenter en même temps de découvrir si oui ou non, on a déjà rencontré le monsieur. Le cas échéant, tenter de se rappeler qui il est, bien sûr... Il n'y a pas grand traffic, samedi matin, la rame respecte le rythme lent des neurones de Maijo, qui tiennent encore de la voiture en panne de batterie. Des déclics commencent à se faire, fugaces. Ça devient compliqué, il faut allier concentration, évocation, observation, déduction... Le monsieur doit dessiner, puisqu'il se promène avec un carton à dessins. Par ailleurs, Maijo l'a déjà vu, ça semble certain, et il n'y a pas si longtemps, en plus, sinon elle ne s'en souviendrait déjà plus du tout.
D'un coup, venue de je ne sais quel espace intersidéral, la solution se présente à Maijo soudainement. Cela fait juste dix minutes qu'elle est en face de Philippe-Henri Turin, qui avait fait une magnifique dédicace à Nounours lors de la fête du livre de Lyon, avec qui elle avait discuté pendant environ une demi-heure.
Fort heureusement, le cerveau est encore endormi et la timidité de Maijo avec. Elle s'approche donc du monsieur pour lui demander si oui ou non c'est bien lui. Ce à quoi il répond qu'il l'a reconnue depuis un moment (bienheureux de lui qui doit être bien plus réveillé qu'elle) mais qu'il n'osait pas l'aborder...
La rame du métro arrive, nous reprenons notre route en discutant, et c'est comme ça que j'entre au Salon du livre de jeunesse 2008, où m'attend Fashion. Mais ça c'est une autre histoire qui vaut un autre billet.
Sexy et gourmand
Une semaine de fous. Rentrer dans un métier que je veux faire, mais qui exige pas mal de préalables, d'organisation (concept qui, quelquefois, décide de partir en vacances en ce qui me concerne), de patience... Bref, la semaine fut très satisfaisante mais à la fin j'étais trèèèès fatiguée.
Et vendredi soir, en arrivant, Monsieur Maijo (qui gardait Petitou malade depuis la veille) m'annonce: "Tu as du courrier qui t'attend dans le salon"... Il paraît que le facteur n'a même pas voulu le monter en personne. Il s'est contenté de dire qu'il avait un colis "pour votre épouse" et qu'il le déposait dans l'ascenceur (mmmh, pas très courageux tout ça). Quand j'ai vu le colis que m'avait préparé Stéphanie, j'ai tout de suite compris pourquoi :-D La preuve en images...
A l'intérieur de cet immense (et immensément sexy colis), une multitude de petits paquets me tendaient les bras, et j'ai dû faire preuve de beaucoup de sang froid pour vous faire une photo avant de me jeter dessus!!!
Bon, et maintenant, passons aux choses sérieuses. A l'intérieur des petits paquets, j'ai trouvé:
Le film Alatriste, expressément venu d'Espagne (pour une fan et de Viggo, et de Perez Reverte, c'est un must).
La prime de Janet Evanovitch (Ranger et Morelli, j'arrive!!!).
Kaikan Phrase, que j'avais envie de lire depuis un petit moment (et qui est aussi drôle que sexy, dixit ma swappeuse).
Il y avait aussi des gourmandises pour accompagner tout ça:
Un excellent thé Mélange vénitien, qui ne va pas tarder à réchauffer mes vieux os transis de froid à l'heure où je vous écris.
Trois plaques de chocolat: au lait à l'Irish coffee (paix à lui, il n'a pas survécu ;-) ), noir au piment et noir à l'orange.
Et des petits plus: une boîte décorée avec des photos de bôgosses, un calendrier 2009 zen, au cas où il y aurait surchauffe dûe à toute cette sexy population, et un set à fondue en chocolat, pour partager un sexy goûter à deux (l'homme remercie Stéphanie d'avoir pensé à lui, d'ailleurs). Une fois le tout déballé, ça donne ça.
Encore merci mille fois Stéphanie. Tu m'as honteusement gâtée!!! Et un grand merci à Fashion, sans qui cette aventure n'aurait pas été possible.
Edit: voici un aperçu du sac que j'avais envoyé à Bladelor.
Si vous voulez savoir ce que ça contenait à l'intérieur, allez voir ici.
24 novembre 2008
Bonne semaine
La mienne risque d'être un peu occupée, et donc je serai moins présente dans la blogosphère...
23 novembre 2008
Saint Clément
Nounours d'amour, toujours curieux, toujours câlin, toujours tonique. Que de choses tu découvres en ce moment! C'est une joie pour tes parents de voir ton sourire tendre jour après jour.
Bonne fête mon chéri!!!
PS: les photos sont celles de nos vacances dans les Alpes cet été.
21 novembre 2008
Aujourd'hui...
... La vie lyonnaise fête son deuxième anniversaire.
Jamais, au début, je n'aurais cru que cela irait si loin, que le chemin serait parsemé d'échanges enrichissants, de rencontres très appréciées, d'aventures et de découvertes, d'amitié, de partage, de cascades de rires.
Alors aujourd'hui, c'est vous que j'ai envie de remercier. Vous qui par votre présence et vos échanges me donnez la motivation de continuer chaque jour.
20 novembre 2008
Aujourd'hui...
Riche journée, aujourd'hui. De celles dont je me souviendrai longtemps...
Tout d'abord, ce matin j'accompagnais les enfants de notre école à un concert de musique classique à l'Auditorium. Quel moment magnifique! Tous les musiciens étaient là, tout de noir vêtus. Un présentateur donnait des explications aux enfants avant chaque morceau. Et puis je n'ai jamais vu des primaires aussi calmes et sages!!!
Et puis cet après-midi, alors que m'apprêtais à finir d'emballer mon colis swap, un petit coup de téléphone portable pour me proposer mon premier poste de suppléante, toute la semaine prochaine. Je n'en croyais pas mes oreilles... C'est une nouvelle porte qui s'ouvre dans le sens que je veux, c'est toujours motivant.
Mais ce n'est pas tout! De retour à la maison ce midi, deux superbes Kiki-pages m'attendaient sagement dans ma BAL.

Encore merci Mr Kiki!
Et là, je m'apprête à aller poster mon colis Sexy Men Swap, en espérant qu'il fera plaisir à ma swappée...

La vie pétrifiée
Deux îles, deux métiers... Xavier partage ses journées entre son bureau de médecin pour la police et le restaurant qu'il a hérité de son père, où il sert tous les soirs. Seul un pont relie ces univers, que Xavier franchit deux fois par jour, rejoingnant par ce fil ténu ces deux vies qui l'étouffent.
Un soir, un jeune couple entre dans le restaurant. D'abord ému par la tendresse qu'ils se manifestent, Xavier s'aperçoit, bouleversé, que la jeune femme est l'alter ego qu'il a toujours attendu sans jamais oser trop l'espérer. A partir de là, il tentera de s'en approcher, quitte à se trouver sur sa route, et même à l'oppresser de la même manière que Nils Trede oppresse son lecteur.
C'est un roman noir et tendu, et je suis souvent peu encline à aimer ce genre de récits (si vous avez lu mon billet sur La théorie du panda, vous allez finir par ne plus me croire). Mais la plume de l'auteur a quelque chose d'hypnotisant, une force qui empêche de se détacher des pages.
La rencontre avec cette femme chamboule tout: ces deux vies qui jusque là étaient parfaitement cloisonnées vont se rejoindre et s'affronter. Et l'image de lui même qu'en retire le protagoniste est dramatique. D'un côté le médecin taciturne, devenu peu à peu insensible à la détresse de ses patients, au point que ses collègues le qualifient d'étrange et vont même se demander s'il n'est pas un peu autiste. De l'autre le patron de restaurant, attentif à ses clients car "rien n'est trop pour eux", comme sa mère lui répète encore. Ces deux personnalités s'envahissent comme dans un jeu de vases communicants macabres qui enfoncent Xavier au plus profond de la schiozphrénie (enfin, je ne suis pas une spécialiste, mais ça m'a quand même poussée à me documenter, c'est vous dire), pendant que l'hiver gagne, que le froid envahit la ville, que tout gèle autour des personnages.
Un récit qui vous happe et qui vous tient compagnie, comme une présence, même après l'avoir terminé.
Les avis de Clarabel et de Fashion, que je remercie pour le prêt.
Nils Trede, La vie pétrifiée, Quidam éditeur.
19 novembre 2008
Si vous voulez...
Rire un peu chaque jour jusqu'à Noël
Partager avec les enfants qui autrement n'auraient pas de cadeau
Alors n'hésitez pas à aller faire un petit tour quotidien par ici:
18 novembre 2008
Portrait de famille...
A mon tour de vous présenter:
Si vous voulez essayer aussi, c'est par ici.
What Darcy says...
Si je vous dis hautain, réservé et mal aimable, ça a peu de chances de vous faire penser à Fitzwilliam Darcy, n'est-ce pas? Pourtant, c'est bien comme ça qu'il apparaît à Elisabeth Bennet lors de leur première rencontre. Qu'en est-il vraiment?
Dans ce journal intime, Amanda Grange choisit de donner la parole à Darcy, de le laisser exprimer ce qui aurait pu être le fond de sa pensée.
L'action commence un peu avant le récit d'Orgueil et préjugés, lors de ce fameux été à Ramsgate où Darcy empêche sa soeur in extremis de fuir avec Wickham. On l'y découvre effectivement assez sûr de lui, conscient de l'ascendant qu'il a sur Bingley, parfaitement aveugle face aux avances et à la duplicité de Caroline.
J'ai beaucoup aimé ce journal, même s'il y a plus d'eau de rose que dans le roman de Jane Austen. Le début est un peu plat, mais très vite on est dépassé par la curiosité et on profite pleinement de la lecture. Dans l'intimité Darcy est certes très rigide, mais sa rigidité le rend d'une maladresse touchante et parfois même assez drôle. Il y a notamment une explication avec le Colonel Fitzwilliam qui est un vrai bijou (je me souviens encore du fou rire que j'ai eu). Au fil des événements, le changement s'opère. Darcy sait qu'il admire Elisabeth, qu'il est en train de tomber amoureux, et il bataille dur pour ne pas céder à ses sentiments. Mais une fois que la faille est présente, elle ne fait que s'étendre, fatalement. Le personnage n'en devient que plus riche et plus aimable.
La description de la société anglaise de l'époque est très fidèle, Amanda Grange ayant fait des travaux de recherche poussés et étant (d'après ce que j'ai compris) très attachée à cette époque. Cependant le petit côté un peu satirique de Jane Austen qui est si appréciable manque. Darcy est franc et expose les faits tels quels, sans faire de caricature, ce qui peut devenir un peu lassant lorsqu'il fait référence aux travers de la famille Bennet.
Malgré ces quelques petites critiques, je me suis vraiment régalée avec cette lecture, que je ne saurais trop conseiller à toutes celles qui aiment Orgueil et préjugés.
Amanda Grange, Mr Darcy's diary, Sourcebooks.














