27 avril 2009
Et en images ça donne...
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26 avril 2009
Même pas décoiffée
Maintenant que je vous ai mis dans la nouvelle ambiance de ce modeste salon, permettez-moi d'éclaircir les raisons qui m'ont poussée à lui choisir un nom aussi plein de classe :D (et de James ;)).
Personnellement, je m'étais penchée sur une formule incluant le dragon, animal que j'affectionne. Mais le dragon, aussi classe soit-il, ne me permettait pas tellement de vous raconter comment, par exemple, j'ai affronté ma première chute d'oie vivante à mes pieds au marché, ou comment j'ai lié intime connaissance avec mes couteaux de cuisine. Il ne vous aurait pas expliqué non plus, d'ailleurs, comment je me suis fait lachement abandonner dès mon arrivée par mon allié numéro un (le fourbe), j'ai nommé l'APN...
Par ailleurs, vous êtres plus près de trouver des photos de James sur la toile (de tous les James, d'ailleurs, et soit dit en passant, je ne me suis pas privée), que des photos de dragons... Mine de rien, pour la bannière, ça aide (sauf qu'on perd un temps fou à baver devant les James en question).
Mais entrons dans le vif du sujet.
Une famille nombreuse qui débarque dans le sud de la Chine, ça décoiffe. Vraiment.
Les chinois, d'abord, pas habitués à voir plusieurs enfants (lisez plus d'un) avec leurs parents. A notre tour d'être les vedettes, dans la rue, au resto où les serveuses demandent si elles peuvent se faire photographier avec les petiots, ou en attendant le bus pour l'école (où j'ai l'occasion de travailler mon sourire de Monalisa, vu que je ne comprends pas un traître mot de ce que racontent ces dames) . D'ailleurs, san (trois) est un des premiers mots de chinois que j'ai compris, on se demande bien pourquoi ;)
La famille, ensuite, car la Chine ça dépayse à tous les degrés. Malheureusement, n'ayant pas d'allié, je ne puis vous mettre de photos de nos premiers jours, mais il y a eu quelques temps forts.
- Notre premier jour au marché, où la volaille et le poisson sont choisis et vendus vivants. Non pas que l'acheteur doive gérer la mise à mort chez lui, c'est fait sur place, à la demande. J'avoue que dans ma grande lâcheté, le seul canard que j'aie jamais acheté était déjà mort. Outre des bestioles que l'on possède en commun dans nos cultures culinaires, notre marché regorge de surprises. Il n'est pas rare d'y trouver anguilles, grenouilles, poissons-chat, lapins et cochons d'inde (vivants, bien évidemment). J'en conclus que le chinois n'est pas très émotif quant aux animaux dont il se nourrit.
- Le jour où, au supermarché, posé par-dessus la glace pilée du poissonnier, trônait un crocodile (un vrai). A emporter, en filet, en darnes, au poids. Je me suis laissée dire que j'ai eu tort de ne pas en acheter, car paraît-il, c'est très bon... mais je m'y connais peu en boudin d'ours figé et autres proies de chasse.
- Le jour où, en ville, j'ai eu de nombreuses occasions de repenser au superbe billet d'Alinéa sur les toilettes turques. Sauf qu'ici, il y avait bien des toilettes hommes et femmes. Heureusement, d'ailleurs, car une fois dans l'aire réservée au genre concerné, il n'y a pas de porte devant lesdits cabinets d'aisance.
- La recherche de farine de blé dans le supermarché, car tout dans cette aventure ne ressemble pas à un film avec James dedans. Même que des fois on se croirait perdu dans une scène de La petite maison dans la prairie (vous remarquerez tout de même que la mère y est rarement décoiffée malgré tout ce qu'elle fait, la classe quand même). Tout ça pour dire que je fais mon pain à la main deux fois par semaine. Et que quand on tombe en panne de farine c'est grave. Parce qu'on ne sait pas comment ça se dit, ni comment ça s'écrit en chinois, ni où il faut la chercher dans le supermarché (ah, l'organisation des rayonnages dans les supérettes chinoises: vous avait-on dit que le chinois aime les puzzles et les labyrinthes?).
- Le jour où l'on m'a conseillé d'acheter le thé "dans ce rayon là". Le lendemain matin, en ouvrant mon sachet kraft, je me suis trouvée nez à nez avec... des graines de tournesol... Soyez magnanimes, j'ai fait des progrès depuis.
Il y en a un qui promet aussi, c'est le jour où, très prochainement, je devrai aller chez la couturière pour nous habiller mon fils aîné et moi (au moins, je ne sais plus si dans les malles il y aura de quoi habiller les deux autres), car la petite famille est invitée à un mariage début juin. Mais ça, ce sera un bon sujet pour un prochain billet (quoique, peut-être le sujet sera meilleur une fois récupéres les habits en question).
En attendant, je vais pouvoir recommencer à prendre des photos. Espérons que cet allié sera plus digne de confiance que son prédécesseur. Il faut déjà que je vous présente mes couteaux, histoire que vous compreniez ma mésaventure (ou pas).
25 avril 2009
Il y en a qui grandissent...
Billet tendresse.
24 avril 2009
Nouveau nom, même adresse
Relooking total pour La vie lyonnaise, plus adapté à notre nouvelle vie.
Pourquoi? Le billet arrive ce week-end.
(Et merci à Fashion pour la bonne idée).
23 avril 2009
La solitude des nombres premiers
Alice et Mattia sont deux êtres solitaires. Victime, elle, de l'exigeance de son père, lui, responsable innocent de la perte de sa soeur, ils s'en prennent à leur corps pour exorciser leur mal-être et grandissent dans un monde d'isolement presque absolu, qui leur permet de vivre leur adolescence en l'effleurant à peine.
Lorsqu'il se croisent, ces deux reflets d'une même tristesse vont se reconnaître et se rapprocher, mais sans jamais réussir à rester ensemble, à sortir chacun de sa prison pour aller vers l'autre. Au fil des années, Mattia choisit l'aridité des mathématiques et l'isolement du grand nord, alors qu'Alice voit passer la vie derrière l'objectif de son appareil photo.
Ce roman est empreint d'une grande tristesse, et l'on voit se succéder les images comme à travers une fenêtre par un jour de pluie, gris et froid. Les éclaircies se font attendre et, lorsqu'on croit (ou est-ce plutôt qu'on espère?) que la pluie va se calmer, l'ondée reprend de plus belle. La fin, cependant, reste ouverte, permettant au lecteur d'imaginer une suite selon son ressenti.
Paolo Giordano est un jeune auteur italien, mais son livre a déjà reçu le prix Strega en 2008. Sa plume directe et précise, un peu sévère parfois croque ses personnages sans compassion mais sans pathos. Il livre des faits et des sensations, laissant au lecteur le soin d'imaginer les sentiments qui vont avec (ou pas). Il nous présente Alice et Mattia avec toutes leurs contradictions, leur violence et leur grande fragilité, des adolescents auxquels on s'attache, et des jeunes adultes qu'on voudrait secouer pour qu'ils s'ouvrent finalement à la vie, qu'ils consentent à prendre ce premier souffle, à la fois douloureux et vital. Une histoire qui reste longtemps à nous tourner dans la tête.
Un grand merci à Suzanne de Chez les filles et aux éditions du Seuil pour ce très beau cadeau.
Les avis de Cuné, Yueyin, Aifelle, Cathulu.
Paolo Giordano, La solitude des nombres premiers, Seuil, 2009.
21 avril 2009
C'est encore une histoire de vampires...
Il est des livres dans lesquels on s'embarque sans trop savoir à quoi s'attendre. Tel était ce Riverdream, attrapé au hasard sur l'étagère des nouvelles sorties poche de l'été 2008, après avoir lu les commentaires plus que flatteurs sur l'auteur du Trône de Fer. Je ne vais donc pas vous parler d'une lecture récente (en fait, elle remonte à l'été en question), mais qu'importe, il est des romans qui ne s'oublient pas facilement, tellement ils laissent une trace précise et profonde.
Commençons par le début, donc. En l'an 1857, le capitaine Abner Marsh est aux abois. La quasi-totalité de sa flotte vient d'être détruite au cours de l'hiver et il ne lui reste en tout qu'un seul bateau, pas très rapide. C'est donc avec étonnement qu'il reçoit une proposition de Joshua York, très bel homme aux yeux d'un gris profond et aux coffres remplis d'or. Monsieur York veut faire construire le plus beau des bateaux qui aient jamais navigué sur le Mississippi, mais à une condition, il veut en être le capitaine, libre de mener le bateau à sa guise et de se comporter comme bon lui semblera.
Pas très convaincu au début par tout ce mystère, Marsh n'est pas de taille à laisser filer le rêve d'une vie et accepte le marché. Mais à peine le Rêve de Fevre commence à silloner le fleuve, Abner Marsh entrevoit une route de sang dans son sillage...
Riverdream est d'abord un roman d'ambiance magnifiquement bien réussi! La plume de George RR Martin a cette force d'envelopper son lecteur et de le transporter dans le récit. On vit au rythme du fleuve et de ses bateaux, des plantations, des tensions. Un univers profondément masculin et très complexe, où l'on se glisse sans déplaisir, au contraire. Et au-dessus des heures moites du fleuve, plane cette noirceur profonde, cette trace sanglante et cruelle laissée par Damon Julian et son clan.
Mais pas que... Les personnages aussi font la force du roman. Le Capitaine Marsh tout d'abord, quoique long à la détente, fait preuve d'un courage et d'une loyauté qui forcent l'admiration. Tout ça par attachement à un bateau... et à un homme (enfin, on se comprend) qu'il trouve honnête. Joshua York, lui, incarne magnifiquement le mythe du vampire bon (à mille lieues d'un certain père vampire aux yeux dorés qui pourrait paraître un peu inconsistent si on en venait à comparer), forcé de se soumettre au Maître du Sang, bête assoiffée de sang et de pouvoir. Il n'empêche que le beau Joshua tentera le tout pour le tout afin de trouver une autre solution que celle d'asservir l'espèce humaine. Et le courage de Marsh sera un bon catalyseur. Et comment ne pas parler de Damon Julian, parfait de noirceur de de puissance, complètement dominé par sa nature, au point de nous faire osciller entre pitié et répulsion. Tels sont les héros de notre histoire, denses et entiers, et ils sont captivants, croyez-moi.
Bref, Riverdream est un roman que je ne saurais que trop vous conseiller. La plume de GRR Martin saura vous envoûter, vous berçant dans l'atmosphère fluviale du sud des Etats-Unis, le temps de quelques rebondissements qui ne vous permettront plus de décrocher.
Fashion et Karine l'ont lu également, et ont été conquises à leur tour (sorry les filles, mais déjà vous lire est un exploit ici; vous mettre en lien semble bien au-delà de mes possibilités).
George R. R. Martin, Riverdream, J'ai lu
20 avril 2009
Juste un petit mot...
... pour vous dire que nous sommes bien arrivés en Chine, que les choses se mettent en place petit à petit, que je continue de lire et que donc bientôt vous devriez avoir des comptes-rendus.
En fait, je cherche un nouveau nom pour ce blog, la vie lyonnaise ne convenant plus, bien évidemment. S'il y en a parmi vous qui ont des idées, bien sûr, je suis preneuse...
A tout bientôt.
03 avril 2009
MERCI
A tous pour vos paroles, vos encouragements, votre soutien qui a été précieux.







