28 octobre 2009
Mercredi journée des enfants
Enfin, depuis que les grands ont commencé le sport (gym le matin, tennis l'après-midi), c'est plutôt journée de l'enfant Petitou...
En ce moment, en Chine, c'est la saison du vent. Les premiers cerfs-volants ont pointé le bout de leur fil il y a quelques semaines et lundi dernier, une multitude d'entre-eux s'élevaient depuis un talus noir de monde, à l'heure où nous allions chercher nos petiots à la maternelle. Alors ce matin, petite séance bricolage avec Petitou pour faire des moulins à vent, puis sortie immédiate pour les essayer...
Quel plaisir de voir fonctionner ces petits moulins à vent que je faisais déjà dans mon enfance!
Et pendant que ce petit monsieur faisait ses découpages, moi je finissais ça...
18 octobre 2009
Dimanche à Taishan
Ce dimanche, la chaleur était de retour dans les rues de Taishan. Les Maijo avions quelques petites emplettes à faire, notament deux grands sacs à dos pour notre prochain voyage au Guanxi (car les valises à roulettes pour prendre les bus interprovinciaux, ce n'est pas vraiment ça), des cadres à récupérer...
Voici quelques photos prises au hasard de nos déplacements.
(Vous pouvez cliquer sur toutes les photos pour les agrandir)
Et devinez où nous avons mangé ce midi...
Dans le tout nouveau restaurant taishanais...
TADAM!!!
16 octobre 2009
Images de Chine
Foshan, Temple des Ancêtres, juillet 2008.
15 octobre 2009
Le sumo qui ne pouvait pas grossir
A quinze ans, Jun est parti loin de sa mère et survit à Tokyo comme vendeur à la sauvette. Malgré sa rage rentrée et son désespoir, qui lui donnent l'air d'un oiseau déplumé, il est abordé quotidiennement par Shomintsu, un vieillard qui dit voir un gros en lui.
Cette rencontre l'amènera à commencer la pratique du sumo auprès de maître Shomintsu. Sur le chemin de l'apprentissage, Jun finira-t-il par retrouver la sérénité et l'envie de vivre?
Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu de roman d'Eric-Emmanuel Schmitt. L'histoire n'est pas bien compliquée, c'est un roman de parcours, un cheminement qui mène Jun de la précarité dans laquelle se trouve son âme à l'équilibre, la vidant de sa violence pour que peu à peu puisse y rentrer l'espoir.
Le style est sobre mais touchant; l'idée des lettres de la mère est émouvante, bien qu'elle puisse paraître peu vraisemblable. Mais on est tenté de se laisser emporter par ses émotions, car les personnages sont attachants: ils ne manquent pas d'humanité ni de profondeur. C'est plutôt l'histoire qui en manquerait un peu.
Bref, un récit touchant, très agréable à lire, mais qui ne laissera cependant pas une trace indélébile dans la mémoire. Une lecture plaisir à ne pas bouder.
Eric-Emmanuel Schmitt, Le sumo qui ne pouvait pas grossir, Albin-Michel.
14 octobre 2009
"En vérité, le poète (...) possède l'art du funambule"
A la fin du XIXè siècle, Yuko, dix-sept ans, choisit de devenir poète pour chanter la splendeur de la neige. Ses haïkus sont d'une beauté époustoufflante, et cependant, ils restent désespérément blancs. Il part donc au sud, auprès de maître Soseki, ancien samouraï de l'Empereur, peintre et poète aveugle, pour qu'il lui apprenne l'équilibre des arts et celui des couleurs. Sur sa route, il fait une rencontre bouleversante et quasi irréelle, qui ne sera pas sans conséquence par la suite.
Je ne sais trop que dire sur ce roman, que je viens de refermer, mis à part que c'est un véritable coup de coeur. Roman poétique et initiatique, qui se savoure mot à mot. Les chapitres sont courts et efficaces, et pourtant remplis de poésie. On ne sait trop si on a devant soi un roman, un livre de poèmes ou un album avec des photos saisissantes, de par leur simplicité ou de par leur légèreté.
C'est donc aussi un roman sur l'amour, et tout cela donne l' impression à la fois d'une grande profondeur et d'une grande sérénité. La fin ferme à la fois la boucle de cette histoire, mais permet de partir vers un horizon différent, dans un bonheur retrouvé (chacun sa voie, chaque fin ne contente que son protagoniste).
Bref, je ne sais pas si je me suis fait comprendre, mais si vous voulez avoir le fin mot de l'histoire, je n'ai qu'une chose à vous dire: lisez-le, vous n'y resterez pas indifférent.
Maxence Fermine, Neige, Points Arléa.
PS: le titre du billet est emprunté au roman.
13 octobre 2009
Le mot du jour
田(tián)
rizière
Juste quelques photos à partager
Voici les paysages que l'on peut trouver à une demi-heure à vélo de chez nous.
Cliquez si vous voulez agrandir.
Edit deux heures plus tard: mon prof de chinois étant arrivé au milieu du billet, je l'avais laissé tout brouillon. Voilà qui est réparé.
11 octobre 2009
Le jeu de l'ange
David Martin est un très jeune homme doué d'un grand talent pour l'écriture. Dans la Barcelone des années vingt, il va entamer une carrière d'écrivain, se transformant d'une certaine manière en mercenaire pour le compte de deux éditeurs dépourvus de scrupules. C'est alors que sa vie est sur le point de s'éteindre de fatigue et de maladie, qu'il fait la connaissance d'Andreas Corelli, éditeur parisien et mystérieux, qui lui propose une forte somme ainsi que la vie sauve en échange de l'écriture d'un livre très particulier.
Mû par un certain espoir, il accepte mais ne tarde pas à découvrir que le chemin qui s'ouvre devant lui est un chemin de mystère, d'obscurité, de violence et de sang même. Martin se lance alors dans des recherches autour de son éditeur, semblant semer la mort à son passage.
C'est une impression mitigée qui me reste après la lecture de ce roman, après avoir tant aimé L'ombre du vent.
J'aime toujours le style de Carlos Ruiz Zafon, sa manière de décrire une Barcelone de l'ombre, entre chien et loup, avec ses mystères, ses bas quartiers et ses secteurs bourgeois, et en même temps si réelle et bien ancrée dans l'Histoire. Les dialogues entre les personnages sont quelquefois durs, mais parfois une certaine légèreté vient saupoudrer le récit et les dialogues, faisant mes délices. Autant dire que je me suis régalée sur ce plan.
Les personnages sont tout aussi étranges et riches que dans le roman précédent, torturés mais volontaires, romantiques pour certains d'entre eux, bons ou emplis de duplicité. Et puis cela fait plaisir de retrouver le Cimetière des livres oubliés, même s'il ne s'agit que d'une apparition brève et anecdotique, et cette ambiance livresque.
L'histoire est enlevée, même si elle m'a semblé un peu brouillone parfois, peut-être un trop-plein de rebondissements.
Et pourtant, ce qui m'a déçu dans la lecture du Jeu de l'ange c'est une impression de réchauffé, de superflu. On sent que l'auteur tente de nous replonger dans l'ambiance qui avait conquis les milliers de lecteurs de L'ombre du vent, mais c'est comme si le coeur n'y était plus, comme s'il avait essayé de refaire du neuf avec du vieux et la mayonnaise prend moins bien pour qui a déjà été emporté par la très belle aventure de Danier Sempere. D'une certaine manière, c'est une aventure parallèle, même si elle a lieu plusieurs années avant, et je ne sais pas si l'étoffe de ce nouveau roman soutient la comparaison...
Cela dit, on a du mal à poser son roman une fois commencé... J'ai eu beaucoup de plaisir à le lire.
Carlos Ruiz Zafon, El juego del angel, Planeta.
Robert Laffont pour l'édition française.
09 octobre 2009
Le mot du jour
儿子 (ér zĭ), fils.
Pour clore la série de photos sur Hong Kong (ce qui ne m'empêchera pas de vous en remettre une de temps à autre...). Trois petits loups tout contents de nos vacances. C'est sûr, on y retournera!
08 octobre 2009
香港, et un peu de spiritualité dans tout ça...
Photos prises sur l'île de Lamma, à Hong Kong. Manifestations religieuses pleines d'une dévotion pour nous inconnue mais qui ne laisse pas indifférent le passant attentif. Que j'aime visiter leurs temples, regarder leurs offrandes, passer un (gros) moment dans cette ambiance si particulière.























