foretdesombresDavid et Cathy Miller forment un couple qui s'effrite. Lui, se consacre à ses morts et à ses romans, elle rumine sa solitude et ses erreurs. Un jour, cependant, David est contacté par Arthur Doffre, un milliardaire qui lui propose une immense somme d'argent à condition de partir en famille avec lui et sa compagne, pendant un mois, au coeur de la Forêt Noire, dans le but de faire revivre, le temps d'un thriller, un des plus célèbres tueurs en série de l'histoire, le Bourreau 125.

Bien évidemment, l'ambiance opressante et le huis-clos vont faire monter la tension entre les personnages et la suspicion va s'installer quant aux véritables intentions d'Arthur Doffre, chef d'orchestre de cette descente aux enfers.

Que j'ai été déçue par ce livre!  Déçue par l'intrigue, d'abord, à laquelle je n'ai rien trouvé d'original, un tueur qui renaît de ses cendres pour mieux terroriser les vivants. Un chalet isolé au milieu de la forêt, où va se dérouler ce huis-clos entre les personnages choisis par le milliardaire pour une raison que l'on devine depuis, allez, au moins la fin de la première moitié du roman.

Et puis je trouve qu'il n'y a pas vraiment d'ambiance. Ou alors que je ne m'y suis jamais retrouvé. Une description de faits et d'objets qui vont du sadique au répugnant, mais qui ne m'ont pas impressionné...

Quant aux personnages, il n'y en a pas un à qui l'on puisse se rattacher. Pas un qui m'ait impressionné, pas un avec qui j'aurais pu compatir et encore moins m'identifier. Autant j'aime beaucoup les récits qui mettent en scène des personnages simples et abordables, autant là leur banalité ne joue pas en leur faveur. On a l'impression qu'ils sont tous des losers, et lorsqu'on comprend pourquoi, on se dit que finalement leur évolution était beaucoup trop saine pour être vraisemblable. Quant à Doffre lui-même, je ne sais pas, il m'a juste inspiré de la révulsion, sans plus

Seul point positif, il ne m'a pas fallu un temps fou ni des montagnes de concentration pour le lire, et ce fut donc vite fini.

Franck Thilliez, La forêt des ombres, Pocket.