laprimeStéphanie Plum est fauchée. Trentenaire divorcée et un peu frivole, elle a été licenciée de son travail d'acheteuse de lingerie discount et commence à ne plus pouvoir finir ses mois. Elle apprend alors que son (pervers et pas bien-aimé du tout) cousin Vinnie vient de perdre un des employés de sa société de cautionnement et lui force un peu la main pour prendre le poste de chasseuse de primes (oh, si peu, elle le fait juste honteusement chanter).

Sa première mission sera de retrouver Joe Morelli, un policier accusé d'avoir commis un meurtre de sang froid alors qu'il n'était même pas en service. Mais voilà, ledit Morelli, don juan de première, a déjà eu quelques histoires avec Stéphanie, ayant grandi dans le même quartier qu'elle.

J'avoue que j'ai eu un peu de mal à entrer dans le récit de Janet Evanovich, ne trouvant rien qui m'attache au personnage de Stéphanie. Je la trouvais soit trop cliché (la jeune femme pleine de contradictions, qui se retrouve dans les problèmes), soit trop déjantée pour être vraie. Peut-être aussi que j'en attendais trop étant donné le bon accueil qui lui avait été fait dans la blogo.

Et pourtant au bout d'un moment , ne me demandez pas comment, la mayonnaise a pris. Je me suis laissée embarquer dans ses aventures et n'ai plus décroché, souriant de ses déboires, justement parce que cela se voyait gros comme une maison que ça allait se passer comme ça, que finalement ça arrive et que la demoiselle se retrouve bien embêtée par les conséquences de ses propres choix.

Le ton d'auto-dérision est d'ailleurs tout à fait adapté au personnage. Elle n'y connaît rien et met les pieds dans le plat plus d'une fois. Pas excessivement réfléchie et tirant plutôt sa force de son acharnement et son obstination, elle parvient l'air de rien, à boucler une enquête où même la police piétinait. Je trouve que son évolution est intéressante, car elle commence à peine à se familiariser avec son nouveau métier. Ça donne envie de lire la suite pour savoir comment évolue le personnage face à de nouveaux défis.

Quant aux personnages de Ranger et Morelli, eh bien, j'attendrai d'en avoir lu davantage pour me prononcer. A la fin du premier volume, je trouve que Ranger a du potentiel, et c'est sûr que j'éprouve une certaine sympathie pour Morelli, mais sans plus. A suivre donc.

Cette lecture était faite en commun avec Bladelor.

Janet Evanovich, La prime, Pocket, 332 p.

PS: Je suis trop bête. Plutôt que d'essayer de l'avoir à prix d'or à la librairie française de Hong Kong, je devrais pouvoir le trouver en anglais dans n'importe quelle librairie, à HK aussi. Comme ça, en plus, ça comptera pour le challenge de Bladelor :)