num_risation0001Attention, dans un billet comme ça, il y a forcément des spoilers des tomes précédents.

Jamais je n'avais fait de billet détaillé de ma lecture de la série Le Chardon et le Tartan. Et pourtant... que d'heures de lecture envolées, que de pages tournées, que de soupirs (ahhh, Jamie), que d'émotions tout au long de l'histoire.

Infirmière pendant la Seconde Guerre Mondiale, Claire et son mari, Frank Randall partent en voyage en Ecosse à la recherche des origines de Frank. Au détour d'une promenade, cependant, Claire franchit un mystérieux cercle de pierre et se retrouve... deux siècles en arrière, lorsque l'Angleterre tentait de mater les volontaires écossais.

C'est le début d'une formidable aventure, d'une histoire d'amour comme on les aime bien. Car bien sûr, dans cette Ecosse du XVIIIè siècle, Claire rencontre James Fraser, héros ô combien charismatique (j'entends d'ici les soupirs, à commencer par les miens déjà).

Je ne vais pas vous raconter toute l'histoire, oh non. Ça ennuierait ceux qui l'ont déjà lue, et ça gâcherait le plaisir de ceux qui ne l'ont pas fait. Je me contenterai de vous dire que Diana Gabaldon nous offre une énorme saga très rythmée, pleine de rebondissements, qui s'inscrit dans une période historique fort intéressante et (en ce qui me concernait et notament vis à vis de l'Angleterre de l'époque) pas très connue.

Par ailleurs, ses personnages sont très intéressants, les bons comme les méchants. Il faut dire qu'on a le temps de les voir s'installer, de s'attacher à eux, de les voir évoluer, grandir, naître ou mourir pour certains d'entre eux. On ne cesse de s'identifier à l'un ou à l'autre, on souffre pour eux, on verse une larme à l'occasion, on exulte avec eux quelquefois aussi.

Je trouvais cependant que cela perdait un peu de son allant dans le dernier tome. Je l'avais lu avec grand plaisir, mais bon, il n'y avait plus cet engouement du début. Je n'en attendais pas moins la sortie de ce volume, que je pensais être le dernier, déjà histoire de ne pas laisser l'histoire inachevée... Bien m'en a pris. J'ai trouvé ce volet très enlevé, plein de rebondissements, si bien qu'on ne sait pas trop vers l'auteure veut nous mener. C'est paradoxal, d'ailleurs, car on sait très bien vers où l'Histoire (avec un grand H) se dirige, et que l'on sait aussi que nos héros ne pourront pas la changer, mais on ne voit pas bien quels chemins Mme Gabaldon veut nous faire emprunter pour y arriver. D'ailleurs, les rencontres avec quelques personnages historiques semblent plus vraisemblables que celles apparues dans les tomes précédents.

Bien évidemment, j'ai aussi retrouvé avec un immense plaisir Claire et Jamie, mais également Lord John Grey, très présent dans ce volume, et qui inspire beaucoup d'émotions, parfois contradictoires, Ian, William, et quelques autres. J'ai trouvé la partie relative à Roger et Brianna beaucoup moins intéressante, mais je pense que c'est personnel.

Et puis, lorsqu'il me manquait moins de cent pages de cet énorme pavé (que j'ai lu en anglais avec un plaisir incroyable, malgré "l'accent écossais"), j'ai commencé à me dire que l'histoire n'allait pas pouvoir se terminer là... Plus j'approchais de la fin, plus l'auteure ouvrait de nouvelles pistes, créait de nouvelles intrigues (énormes, croyez-moi, mais je n'en dirai rien car vous soupçonneriez de quoi je veux parler). Alors, bon, nous voilà à nouveau embarqués pour une longue attente, le temps pour Diana Gabaldon de faire revivre le clan des Fraser, avec autant d'enthousiasme, je l'espère, que cette fois-ci.

Livre lu dans le cadre du Challenge Lire en VO.

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