Ce qu'il y a de terrible lorsque vous quittez la blogosphère pendant un certain temps, c'est bien sûr qu'il continue de s'y passer des choses extraordinaires. Avec un peu de chance, lesdites choses se sont passées seulement quelques jours avant votre retour, et lorsque vous vous accordez le temps de plonger dans les derniers billets, c'est une bouffée de plaisir qui vous submerge, comme un bon bain chaud et parfumé. Et là, vous couinez d'aise et de bonheur. Oui, j'ai bien dit COUINEZ. Car la couinerie, comme en son temps la midinettitude dans laquelle je m'étais déjà reconnue (et qui me permet aujourd'hui sans complexes de me pâmer devant le beau Matthew, on ne se refait pas, ou d'être aux anges devant l'annonce d'une saison 4 de Torchwood ou encore de tomber en déprime post-lecture après North and South de Gaskell), est aujourd'hui mondialement reconnue et, grace aux esprits toujours en ébullition de Fashion et le Bookomaton, elle possède maintenant sa propre charte à laquelle j'adhère sans réserve.

couineuses_charte

Vous pouvez, bien sûr l'agrandir pour ne pas vous user ces yeux dont vous avez tant besoin pour couiner en regardant David, pour pirouetter en ouvrant votre boîte aux lettres ou encore pour avoir le souffle coupé en relisant vos classiques. J'avoue moi-même ne pas souscrire systématiquement aux hiiiiiiiiiiiii, au bénéfice du haussement de sourcils ou de la panne de synapses. Mais comme les auteures le disent si bien, peu importe le couinement pour peu qu'on ait l'ivresse.

Et que ceux qui n'ont jamais couiné ne nous lancent pas la première pierre, ils feraient mieux d'essayer. Si nous couinons si fort, c'est parce que nous sommes heureuses. Ça détend et c'est merveilleux pour la santé et le moral.