num_risation0004Jeune fille d'une famille de la campagne, Tess voir sa vie basculer le jour où son père découvre qu'il est issu d'une famille noble et ancienne, presque éteinte à ce jour. Ils découvrent par la même occasion qu'ils ont un parent riche, une vieille dame qui vit non loin de leur village. Bien malgré elle, Tess est envoyée chez madame d'Urberville, en quête d'une situation. Mais c'est son fils que la jeune fille va rencontrer, pour son malheur. Séduite par d'Urberville, elle a juste assez de volonté pour s'arracher à lui et retourner chez ses parents, mais cette souillure marquera son destin et l'empêchera de connaître le bonheur.

Plus tard, elle rencontre Angel Clare, fils de bonne famille mais qui se destine à une vie d'agriculteur. Immédiatement épris de Tess, il parviendra à vaincre toutes ses réticences et à l'emmener devant l'autel. Son amour, cependant, ne résistera pas aux aveux de la jeune mariée, qui restera à nouveau seule et obligée de travailler pour survivre.

Comment dire... Je me suis prodigieusement ennuyée à la lecture de ce roman, et pourtant, je n'ai eu de cesse d'insister jusqu'à en venir à bout. Je pense, pour commencer, que la difficulté à lire ce texte en anglais n'a pas été étrangère à mon manque de motivation. Presque tous les dialogues, voire le texte lui-même sont écrits en respectant des manières très locales (voire anciennes?), qui font perdre beaucoup de fluidité. Il y a peut-être aussi le fait que j'ai commencé Tess juste après North and South, qui, lui, fut un vrai coup de coeur. En tous les cas, et peut-être injustement, d'ailleurs, ma première impression fut de me dire :"Voilà bien un portrait de femme fait par un homme, et ça change tout".

Tess aurait pu connaître un avenir heureux, malgré son extraction sociale et l'insouciance maladive de ses parents. Elle est bonne et honnête, elle n'est pas sotte et elle est jolie. Mais elle est naïve et c'est sa naïveté  qui la condamne. Elle est fragile et elle peut, à certains moments émouvoir le lecteur; cependant, à certains moments, on aurait un peu envie de la secouer (gentiment, d'accord, mais tout de même). Elle est l'artisan de sa perte, et elle s'y abandonne de manière confondante.

J'ai cependant apprécié la description que fait l'auteur des personnages masculins. Les deux appartiennent à la société, mais sont tellement différents. Alec d'Urberville qui abuse de sa confiance, qui n'a que faire des règles sociales et qui, malgré tout, semble devoir réussir jusqu'au bout. Angel Clare, fils de pasteur, paré aux yeux de Tess de toutes les qualités et cependant manquant de courage au moment de juger et condamner sa jeune épouse. Personnages complexes, chacun aime Tess à sa manière, mais la condamne en même temps.

Bref, une petite déception. J'en attendais plus de ce texte. Je ne regrette cependant pas de l'avoir lu.

Cela fait encore un livre pour les deux challenges.

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