Après la découverte de Kashgar, nous sommes partis vers la vallée d'Oytag et le lac Karakul, entre les gorges de Ghez et le plateau du Pamir. Avant le départ, arrêt dans un village kyrghyz pour acheter des provisions pour le voyage: principalement des fruits et encore des naans.

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Nous nous sommes arrêtés pour faire une petite randonnée en montagne. Voici le but de notre promenade...

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Puis quelques heures de route, admirant les paysages de la région, qui sont à couper le souffle: différents de tout ce que j'avais vu jusque là (et pourtant, je viens d'un pays montagneux!). Le lac Karakul se trouve à 3800 mètres d'altitude, à l'extrème ouest de la Chine, tout près des frontières pakistanaise (ouverte), et tadjike (fermée). Nous avons admiré les sommets de plus de 7000 mètres, de magnifiques pics enneigés et, sous la neige, la roche voire même le sable! Des montagnes de sable et, à leur pied, des lacs, quelquefois salés... Plein de qualificatifs me viennent en tête, mais aucun suffisamment expressif.

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Le long des lacs et des rivières, et au bord du lac Karakul, paissent des animaux que nous ne connaissions que dans les contes. Et les voir dans la nature c'est encore autre chose que de les apercevoir au zoo!!! Les garçons sautaient de joie à la vue du petit chamelon blanc, qui en plus s'est longuement laissé câliner; une expérience qu'ils ne sont pas près d'oublier.

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Le grand chameau blanc, lui, était un peu moins partant pour les câlins, mais Petitloulou ne s'est pas laissé démonter.

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Les chevaux, moyen de transport privilégié pour la randonnée autour du lac et pour la population locale.

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Voici quelques images du lac lui-même.

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Après cette petite balade, nous nous sommes dirigés vers notre abri pour la nuit...

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... une yourte traditionnelle kyrghyze. Nous avons été accueillis avec un bol de thé chaud et un bol de yaourt au lait de yak, acide et épais presque comme du fromage blanc, assez bon, pendant que notre hôtesse commençait à faire cuire le repas sur le poêle. Dès que le soleil se fut couché (à 20h30 environ, car malgré l'éloignement géographique, toute la Chine vit à l'heure de Pékin), un froid mordant est tombé, et nous nous sommes tous serrés en nous demandant si nous tiendrions toute la nuit par cette température. Un couple franco-chinois un peu en déroute est venu partager notre repas, le temps que leur yourte soit préparée: du riz pas hyper cuit (en même temps, le riz cuit sur le poêle, je ne suis pas sûre de maîtriser non plus, hein), avec des carottes et quelques morceaux de viande (nous commencions à nous habituer). La nuit fut vraiment froide, heureusement que les couvertures kyrghyzes assuraient, même si dormir par terre n'est vraiment pas confortable. Le matin, il faisait 4° dans la yourte et -1° dehors. Le thé était plus que bienvenu, même si notre hôtesse a mis le yaourt de yak dedans cette fois, conformément à leur coutume. C'est... assez particulier, j'avoue, et ça reste un bon souvenir, mais je ne tiens pas à le renouveler chez moi.  :-)

Au lever du soleil, vue sur le lac.

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Sur la route du retour vers Kashgar, les troupeaux de chameaux étaient toujours là.

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Bye bye lac Karakul.

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L'après-midi même, nous nous envolions encore une fois vers Urumqi, pour passer la nuit. Quarante-sept minorités vivent dans cette énorme ville, capitale de la région du Xinjiang. Dans notre hôtel, les menus étaient en chinois, arabe et russe: autant pour mon analphabétisme (et heureusement qu'il y avait buffet!).