BlamelessAyant beaucoup paressé sur le blog depuis l'année dernière, je vais devoir me livrer aujourd'hui à l'exercice délicat de chroniquer Blameless ne l'ayant pas fait pour ses deux prédécesseurs, Soulless et Changeless...

Alexia Tarabotti, aujourd'hui Lady Maccon, se retrouve en bien mauvaise posture à la fin du tome précédent, obligée de quitter sa maison et son mari, le très orageux et loup-garou Lord Maccon. Chassée également de chez sa mère, congédiée par la Reine Victoria, mise au ban de la société et poursuivie par des coccinelles mécaniques empoisonnées, elle cherche l'aide de son ami, l'excentrique vampire Lord Akeldama, mais celui-ci a disparu en lui laissant un bien curieux message. Elle décide alors de quitter Londres. Acompagnée par Madame Lefoux et Floote, son majordome, elle embarque pour le continent. Car Alexia a également besoin de beaucoup de réponses sur sa condition.

Pendant ce temps, le professeur Lyall doit gérer un alpha perdu dans les vapeurs de l'alcool et une horde de plus en plus vulnérable. Sa tâche risque d'être bien difficile...

Si j'avais été complètement emballée par l'intrigue et les personnages dans les deux tomes précédents, je dois avouer que je l'ai été beaucoup moins par Blameless, surtout pendant une bonne première moitié où se succèdent répétitions et leçons de bonnes manières. Les personnages rencontrés, sombres ou aimables rappellent peut-être d'un peu trop près ceux qu'on a déjà vus auparavant et les mystères semblent très superficiellement traités. Fort heureusement, cela se réveille un peu plus tard, lorsqu'Alexia rencontre finalement les templiers. Et que Connall cesse de jouer les maris éplorés (j'appelle ça comme je veux d'abord) et enivrés. Seul le personnage de Randolph Lyall garde une certaine consistence tout au long du roman, pendant lequel on le voit se démener pour avancer sur tous les fronts.

Une fois chez les templiers, à Florence, l'histoire prend son envol. Et là, le lecteur en a vraiment pour son effort, car on retrouve le piquant d'Alexia, l'énigmatique major Channing, Lord Akeldama, qui se verra offrir une position dont il se serait bien passé. Des secrets sont dévoilés, lourds de conséquences pour Lord et Lady Maccon. Les méchants sont bien entendu ceux que l'on pensait, mais c'est avec joie qu'on voit les amis du Protectorat du parasol s'en débarrasser.

Une lecture en demi-teinte, donc, mais qui ne m'empêchera pour rien au monde de lire la suite, Heartless, qui m'attend déjà dans ma PAL.

Gail Carriger, Blameless, Orbit, 2010, 355 p.

*Citation tirée de la bouche d'Alexia Maccon, bien évidemment.