Heartless

Attention:

spoilersd

Londres est bien calme après le retour de Connall et Alexia Maccon d'Italie. Aucune rumeur, peu d'activité (même si elle a été réintégrée à son poste de mujah), et le couple semble même avoir trouvé la solution au problème qui faisait peser tant de menaces sur la vie de la jeune femme.

C'est alors qu'elle a vent d'un complot visant à exterminer la reine, rien de moins! Malgré sa grossesse plus qu'avancée et l'embonpoint considérable qu'elle lui a fait prendre, Alexia prend tout de suite l'affaire en main et n'hésite pas à parcourir tout Londres, même déguisée, ou à fouiller dans le passé de la meute de Connall (des deux d'ailleurs), au risque d'éventer des faits que beaucoup voudraient garder secrets.

Mais qui est donc à l'origine de cette nouvelle conspiration? A-t-elle vraiment un lien avec celle d'il y a vingt ans? Et qu'est-ce qui hante son amie, Mme Lefoux, au point de lui saper la santé?

Après la lecture un peu en demi-teinte de Blameless, j'ai adoré ce nouvel épisode de la série du Protectorat de l'ombrelle, et je suis complètement réconciliée avec Gail Carriger. Tout d'abord parce qu'on y retrouve les personnages qui m'avaient tant manqué dans le troisième volet. Lord Akeldama est de retour, et quel retour! Par delà la fashion victim désabusée et excentrique, le personnage prend énormément de profondeur (une profondeur qui a toujours été sous-entendue auparavant et qui maintenant apparaît au grand jour). Et il n'est pas le seul. On assiste à des scènes incroyables entre Lord Maccon et Biffy, on apprend des choses sur la meute de Woolsey et sur le professeur Lyall (je n'en suis pas encore remise d'ailleurs). Même le major Channing finit par apparaître sous un meilleur jour. Au milieu de tout ce petit monde, Alexia poursuit son enquête, joue les entremetteuses, et mène ses hommes à la baguette, sans se soucier le moins du monde de cette "infant-inconvenience" qui lui rend la vie physiquement si difficile dernièrement. Le rapport qu'elle a avec cette grossesse est absolument hilarant d'ailleurs (notamment à la fin, oh, comme j'ai ri).

L'intrigue est très rythmée et les coups de théâtre tombent là où on ne les attend pas forcément, mais sans artifice, rendant la lecture très dynamique et captant complètement l'intérêt du lecteur. Et les dialogues! Cet humour so british, qui n'a l'air de rien mais qui est dévastateur et dans lequel l'auteure excelle en la personne de son héroïne a fait de cette lecture un véritable régal.

Je referme donc Heartless avec une envie: celle de tenir bientôt le cinquième et certainement dernier opus de cette série, Timeless, entre mes mains. Et dire qu'il va falloir attendre le printemps prochain...

Gail Carriger, Heartless, Orbit, 2011, 374 p.

*De la bouche d'Alexia elle-même.