logo challenge doctor who 8Avouez qu'un peu de folie furieuse doctoresque vous avait manqué dernièrement. Si mon amour démesuré pour l'homme de Gallifrey n'est plus un mystère pour personne, je me dis que je reste relativement discrète à ce sujet dans ce salon. Mais c'est un tort que je me propose de redresser séance tenante, car quand on en vient à parler du Docteur, j'ai de nouveau quinze ans. J'achète les produits dérivés, je tanne les copines qui vont à Londres pour qu'elles fassent un petit tour dans un magasin bien connu des geeks (et fort apprécié), ou mon cher et tendre pour qu'il remplisse mes corbeilles d'anniversaire avec les audio-livres. Et bien sûr, je regarde tant et plus mes épisodes préférés, poussant toujours les mêmes couinements aux mêmes moments, sortant les mouchoirs ou rigolant aux éclats. Et puis les autres, aussi, dans l'intérêt purement scientifique de découvrir pourquoi ceux-là ne sont pas dans le panthéon et si quelque chose ne m'aurait pas échappé éventuellement.

DoctorDickensPour ma plus grande joie, je ne suis pas seule, figurez-vous! Alors certaines d'entre nous avons décidé de sauter le pas et de faire un petit challenge, histoire de nous donner une excuse (mais en faut-il une vraiment) pour revisionner quelques épisodes, en faire des billets et les poster à la même date. Dans la première saison, nous avons choisi de commencer par The unquiet dead (le troisième), parce qu'en plus du Docteur, le grand Charles est de la partie. Nous sommes à Cardiff, à la veille de Noël 1869. De mystérieux événements ont lieu depuis quelque temps dans un établissement de pompes funèbres: les morts semblent revenir à la vie par moments, animés par une sorte de lueur bleue qui, lorsqu'elle s'échappe, les rend à leur état normal. Voilà l'une d'entre eux, justement, qui vient de s'enfuir pour aller voir Charles Dickens, qui fait une lecture du Conte de Noël dans un théâtre de la ville. Elle crée la panique dans le théâtre lorsque en pleine lecture, des sortes de créatures bleues s'en échappent. Le Docteur et Rose arrivent sur ces entrefaites, ainsi que le responsable de la maison de pompes funèbres et son employée, à la recherche de leur corps perdu (sans mauvais jeu de mots). Tant qu'à faire, considérant que Rose en a trop vu, ils décident de la kidnapper et l'embarquent dans leur véhicule funéraire. Ils seront poursuivis par le Docteur et Dickens qui, bien malgré lui, va se voir mêlé à cette aventure, qui va poser un énorme défi à son rationnalisme.

Ce que j'aime dans cet épisode c'est l'originalité de l'intrigue pour une part. Les Gelth ont été privés de forme à l'aube des temps, mais certains ont réussi à s'introduire sur Terre par une faille spatio-temporelle (celle de Cardiff, et celle de Torchwood, bien sûr, mais je m'égare) et menacent de l'envahir en s'appropriant les morts. C'est Dickens qui en trouvera l'explication. Comme les Gelth n'ont pas de forme, ils se servent du gaz pour se déplacer (avouez qu'ils sont smart, ces Gelth, et qu'ils ont le sens du timing: le gaz de ville commençait justement à être installé à l'époque). Comme les corps en décomposition dégagent à leur tour du gaz, cela permet au Gelth de les "habiter" (et par conséquent, leur envie d'en habiter de plus en plus). C'est une idée, ça, d'envahir la Terre en se servant de ses morts (dit comme ça, ...): ça crée quelques moments de suspense.

logo challenge doctor who 7Par ailleurs, la relation du Docteur avec Rose est presque établie, même si elle en est encore à ses débuts. Rose pétille. Voir sa fascination de découvrir ces mondes inconnus, rencontrer ces personnages de légende est un régal. Je voudrais bien être dans sa peau, en fait. Et puis j'aime bien l'énorme clin d'oeil à ce que sera Torchwood un an plus tard. D'abord dans le personnage de Gwyneth. Il y sera d'ailleurs fait allusion plus tard, à la fin de la quatrième saison lorsque l'équipe Torchwood aide le Docteur à ramener la Terre à sa place. Et la mise en place de la faille spatio-temporelle qui est la base de ce spin-off.

J'aime beaucoup Charlie, of course. Les rencontres avec des écrivains figurent toujours parmi mes épisodes préférés. Parce qu'elles rendent très bien la personnalité desdits écrivains, parce qu'elles sonnent très vrai et sont souvent extrêmement touchantes. Les dialogues du Docteur avec Dickens sont très relevées, surtout lorsque le Docteur (qui a une culture monumentale, of course, c'est pour ça aussi qu'on l'aime) se doit de lui avouer qu'il est un de ses plus grands "fans", notion absolument inexistante à cette époque et donc parfaitement anachronique et drôlatique. Dickens est très humain (avec le bon et le mauvais que cela implique), on y aperçoit sa petite touche de vanité, comme un petit air mélancolique qui va perdurer jusqu'au bout de l'épisode.

Mais ce que j'aime le plus dans toute cette première saison, c'est l'incarnation du Docteur qu'en fait Christopher Eccleston. Je le trouve drôle, expressif, tendre, même s'il a ses moments où il ne l'est pas du tout. Je craque pour cet homme... de Gallifrey.

Ahhh, chers lecteurs, arrêtez-moi avant que je ne vous noie dans davantage d'explications. Rendez-vous plutôt la semaine prochaine. En attendant, allez voir ce qu'en disent Fashion et Karine.

logo challenge doctor who 6

PS: après de longues délibérations avec moi-même, je décide de partir pour le mois anglais avec un gros mois d'avance. Car si l'homme vient d'ailleurs, la série est britannique sans l'ombre d'un doute.

moisanglais1