sorcièresépouvanteurLes Chroniques de la pierre de Ward (les livres de l'Epouvanteur) est une série que j'ai découvert presque dès sa sortie et qui m'a tout de suite beaucoup plu. Ce plaisir de lecture est encore plus grand aujourd'hui car je le partage avec l'aîné de mes garçons, aussi impatient que moi à guetter chaque nouvelle sortie. En Chine, il m'est arrivé de commander la série pour la bibliothèque, mais nous allions toujours à Hong Kong nous procurer un exemplaire supplémentaire pour notre petit plaisir (que nous commandions à l'avance à la librairie française).

Alors le temps que nous attendions la sortie du huitième livre en français, qui n'est annoncé que pour l'année prochaine, nous sommes tombés sur ce petit livre de cinq nouvelles, qui reprend cinq histoires de sorcières, nommées ou pas auparavant dans les histoires de Tom Ward: Meg Skelton, Grimalkin... Je ne vais pas vous résumer toutes les nouvelles, mais plutôt vous dire ce que j'en ai pensé.

Franchement, j'en attendais plus. Parce que je suis une grande lectrice de nouvelles, que j'aime ce genre et que j'estime qu'il est parfaitement possible d'arriver à un dénouement sans précipiter les choses, j'ai été un petit peu déçue par ce qui me semble être un pur produit commercial du succès de la série. Je trouve que les histoires manquent un peu de profondeur, que l'ambiance des livres de la série n'arrive pas à s'installer que l'histoire est déjà finie. Celle de Meg en est l'exemple le plus flagrant. Mais ne jetons pas tout au feu, loin de là. Il y a deux histoires que j'ai beaucoup appréciées, celle de Grimalkin (qui est ma sorcière préférée de la série) et celle de la banshee, la toute dernière, qui est la plus aboutie à mon avis.

Sinon, malgré les quelques faiblesses trouvées dans les nouvelles, on retrouve avec plaisir le style de Joseph Delaney et son monde imaginaire, et on ne peut qu'espérer qu'on le retrouvera en pleine possession de sa plume dans les épisodes suivants de la série. Affaire à suivre.

Joseph Delaney, Les sorcières de l'Epouvanteur, Bayard, 2011, 217 p.

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Ce billet est le dixième comptant pour le mois anglais.