lordofscoundrelsPour continuer avec ce Mois anglais (option guimauve) que j'ai entamé en accord avec moi-même, voici une auteure que j'avais envie de lire depuis un moment, notamment suite aux billets enthousiastes de certaines blogueuses. Et je n'ai pas regretté.

A trente-trois ans, Lord Dain est richissime et un débauché de la pire espèce. Enfant d'un père qui l'a détesté dès sa naissance et qui a fait la vie de sa mère si misérable qu'elle préfère se déshonorer en s'enfuyant avec un amant lorsque Sebastian n'a que huit ans, il est dès lors envoyé en pension où il aura à subir les brimades de ses camarades à cause de son physique ingrat et du scandale parental. Il apprendra bien vite à faire son chemin dans la vie à la force de ses poings et en amassant des richesses. Au moment où l'histoire commence, il vit à Paris où il tient une sorte de cour des débauchés, versés dans le jeu, la boisson et les femmes. Mais cette vie à un prix, que tous ses "amis" n'ont pas les moyens de payer et certains courent allègrement vers la ruine. C'est le cas de Bertram Trent.

La soeur de Bertram, Jessica, arrive à Paris avec sa grand-mère pour enlever son frère de ce milieu pernicieux. A vingt-sept ans, c'est une très belle femme, décidée, qui n'entend pas se marier tant qu'elle n'aura pas trouvé l'homme qui saura la comprendre, ce qui risque d'être compliqué car elle est sacrément indépendante (de pensée et d'action) et n'a absolument pas la langue dans sa poche. Elle s'est donc préparée à affronter ce Lord Dain mais est surprise par les effets qu'il a sur elle, les genoux qui deviennent tout mous n'étant pas le moindre. Mais elle donne le change, Jess, en personne intelligente, pleine d'humour et de répartie et très consciente de ce qui lui arrive. Elle va d'ailleurs s'arranger pour mettre Dain dans des situations impossibles qui, comme il le dit lui-même à un certain moment, lui explosent à la figure au moment le plus inattendu et ont des conséquences pour le moins inespérées, dont par exemple un mariage auquel ils ne s'attendaient pas forcément (pas à ce moment-là en tout cas). Et ne me dites pas que je spoile, parce que là on est dans le b-a-ba de la romance. Ce qui est intéressant, justement, et assez hors du commun pour être remarqué, c'est qu'ils ne sont pas forcément prêts à comprendre leurs sentiments (ni s'ils en ont, autres que leur forte attirance physique d'ailleurs) et que donc une bonne partie de l'intrigue va devoir se résoudre une fois le couple "établi".

Les personnages secondaires sont aussi fort bien traités, dans un scénario relativement riche pour le genre où les gens interagissent aussi entre eux et pas forcément autour du couple principal. Le roman comporte sa part de guérison miraculeuse par l'amouuuuuuuur, propre à beaucoup de romances, bien sûr, mais on lui pardonne parce que pendant ce temps, les pages tournent et on n'a jamais le temps de s'ennuyer ou de s'arrêter pour se dire "bon, ok, ça c'est plat". C'est une très bonne romance, chers lecteurs, que je ne peux que vous recommander.

Loretta Chase, Lord of scoundrels, Avon books, 1995, 357 p.

Les billets des tentatrices, j'ai nommé Karine, Fashion et Pimpi.

Et comme cela se passe pour une bonne partie en Angleterre et que de toute façon c'est de noblesse anglaise qu'il est question, ce billet sera donc le douzième comptant pour le Mois anglais.

moisanglais1