11 octobre 2008
Longue à la détente... mais là, on bat des records
Ça y est, j'ai fini de télécharger et de commenter un petit peu les photos de mon voyage à Quito, en janvier 2007 (oui, j'ai honte!!!). Si vous voulez découvrir un peu de ma ville à travers mes yeux, n'hésitez pas à aller y faire un petit tour, sur la colonne de gauche. Certaines photos ont des commentaires attachés qui n'apparaissent pas dans le diaporama.
Ah, et je compte sur ma chère family (et amis) pour pointer la moindre erreur qui se serait glissée dans mes comm's.
31 mai 2007
Où vont tous ces enfants...
Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu: - Petits comme nous sommes,
Notre père, voyez ce que nous font les hommes !
Ô servitude infâme imposée à l'enfant !
Rachitisme ! travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu'a fait Dieu ; qui tue, oeuvre insensée,
La beauté sur les fronts, dans les coeurs la pensée,
Et qui ferait - c'est là son fruit le plus certain ! -
D'Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !
Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !
Progrès dont on demande : Où va-t-il ? que veut-il ?
Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l'homme !
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,
Maudit comme l'opprobre et comme le blasphème !
Ô Dieu ! qu'il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,
Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux !
Victor Hugo, Les Contemplations (1856)
Vous souvenez-vous de cette vidéo que je vous avais montrée il y a quelques mois? Si le développement de la culture dans un pays du Tiers Monde (l'Equateur, plus précisément) vous intéresse, son auteur (mon oncle) a ouvert un blog récemment. Son dernier documentaire parle justement du travail des enfants dans mon pays. Pour voir une petite vidéo de la présentation, c'est par là.
Edit: et il comprend parfaitement bien le français, si ça dit à quelqu'un de laisser une trace de son passage.
02 mai 2007
Petite promenade ailleurs
L'église du patron de ma ville, Saint François, à Quito. Elle est située en plein centre colonial. C'est une image chère à mon coeur.
N'hésitez pas à cliquer pour agrandir, elles sont très nettes.
Voici la façade, telle que je l'ai toujours connue.
Malheureusement, pas de photos de l'intérieur. D'abord parce que c'est interdit (pour des raisons de "protection du patrimoine", passons sur ma moue dubitative...), mais surtout parce que tout l'intérieur est en restauration. Elle sera bien plus jolie dans quelques années.
A l'intérieur du couvent, aujourd'hui devenu musée, ce magnifique patio, que je ne connaissais qu'en carte postale. Aujourd'hui, il est possible d'y entrer et de le photographier. Aussi, je suis ravie de le partager avec vous.
MJ
16 avril 2007
Enfin installée
Elle dormait dans un placard depuis mon retour d'Equateur. Elle a enfin trouvé sa place.
MJ
21 mars 2007
La porte du jardin des rêves
Au coeur du Centre Colonial de Quito, se cache un petit restaurant dont l'architecture est très représentative: patio avec fontaine en pierre, murs blancs immaculés, arcades qui à la fois protègent et dévoilent les pièces de l'intérieur: comme ces coquettes d'autrefois, qui dévoilaient leurs charmes sans trop en montrer, histoire de faire languir leurs soupirants.
Et à l'intérieur de ce petit restaurant, une autre entrée, que j'ai baptisée la "Porte du Jardin des Rêves":
Mon parrain et mon cousin ont tenté de s'y aventurer, mais les trésors et les secrets qu'elle recèle ne se dévoilent que la nuit, bien au creux de notre lit...
Et moi, je vous embrasse depuis Lyon, la capitale du trompe l'oeil...
MJ
02 mars 2007
Quito, hôpital San Juan de Dios (Museo de la Ciudad)
La salle Eugenio Espejo
Elle se trouve dans un recoin du musée. Lorsque l'hôpital fut désaffecté (dans les années 70 ou 80), on laissa cet énorme bâtiment à l'abandon. Ce qui devait arriver arriva, car il date tout de même de 1565.
Vers la fin des années 90, un metteur en scène assez fou eut l'idée d'écrire et d'y jouer une pièce de théâtre, entraînant le spectateur dans différentes salles, dans leur état de désuétude et de ruine. Le résultat était assez sinistre, mais inoubliable: le simple fait de pousser la porte de cette salle (aujourd'hui restaurée) me fit retrouver dans les méandres de ma mémoire l'image des autres salles, aux plafonds éventrés, aux tables d'opération en béton et carrelées de blanc, aux ombres que l'on y soupçonnait dans le noir (la pièce se jouant de nuit, est-il besoin de le préciser).
A ma sortie du musée j'étais invitée chez ma marraine, chez qui j'ai croisé une grande tante (la dernière en vie de la génération de ma grand-mère), ancienne assistante sociale ayant travaillé 20 ans... à l'hôpital San Juan de Dios. Lorsqu'elle a commencé à raconter, j'ai juste fermé les yeux: c'était magique.
Pour la petite histoire, Eugenio Espejo, intellectuel métisse équatorien du XVIIIè siècle, aurait été hospitalisé dans cette salle. Je vous laisse fermer les yeux à votre tour et imaginer...
MJ
28 février 2007
Coïncidences...
En parlant de l'Equateur, d'ailleurs, il m'est arrivé quelque chose d'assez sympathique.
Bien que j'y sois allée en "opération coup de poing", je voulais quand-même rapporter quelque chose pour mes beaux-parents, qui ont vécu longtemps à Quito. Je me suis donc arrêtée dans un magasin de faïence assez connu pour faire du beau travail et, comme je n'avais pas une place infinie dans mes bagages, j'ai vite vu des petits verres à liqueur pouvant convenir tout à fait à mes propos. A côté des verres, étaient exposées de jolies petites jarres blanches, contenant des liqueurs de café, chocolat et citron, parfaites pour compléter mon petit cadeau. Mais ce jour-là, je me promenais sans un sou en poche et dus donc reporter mes emplettes à plus tard.
Quelques jours plus tard, je déjeûnais à Quito avec la marraine de mon fils aîné, qui est ma grande copine depuis l'école primaire. Et puis, je ne sais pourquoi, j'évoquai cette histoire de verres et de liqueur. Entre deux éclats de rire, elle me raconte que c'est son père qui fabrique lesdites liqueurs, et qu'elle peut me les vendre au prix auquel elle fournit ses revendeurs. Je suis donc revenue avec trois petites bouteilles de liqueur, dont une grande de liqueur de café, cadeau de sa famille pour ma maison. J'étais super émue. Bon, je n'ai tout de même pas coupé à l'achat des petits verres.
MJ
Equateur, son artisanat
Cela fait un certain temps que je ne vous ai pas parlé de l'Equateur. Lors de mon dernier voyage, j'ai profité pour enrichir un peu mes collections. Je vous ai déjà parlé des mucahuas, et des poupées.
A Zuleta, au nord de Quito, s'est développée un artisanat autour de la broderie, avec des motifs et un style spécifiques. Je vous montre quelques détails.
J'ai aussi rapporté quelques autres petits tableaux, pour colorer les murs de la maison. Ceux-ci ne mesurent que 5 cm de diamètre et sont peu à peu devenus un classique: petits, jolis et à un prix très abordable.
Lorsque nous nous sommes mariés, ma moitié et moi cherchions des petits souvenirs de mariage qui marquent un peu la différence. Voici ce que nous avons trouvé:
Dans un autre registre, les miroirs avec des cadres en bois. Il y en a de superbes. A la maison, nous en avons trois petits, histoire de se souvenir. Nous ne les avons pas encore accrochés dans notre appartement, mais ça ne saurait tarder.
Dans le reflet, vous povez apercevoir les petits tableaux.
MJ
07 février 2007
Pour Bounette
J'ai découvert sa copine ce matin sur son blog et je n'ai pas résisté à lui montrer celui-ci. Le mien vient droit d'Equateur, et le tien?

MJ
03 février 2007
Les Galapagos aussi au cinéma...
Sans être un jugement de valeur sur le film (il y en a qui ont beaucoup aimé, d'autres pas du tout), la partie qui s'y passe aux Galapagos nous montre des vues époustoufflantes et ce qui y est raconté (à savoir, pas grand chose tout de même) a le mérite de ne pas être faux.
J'ai surtout été attirée par le personnage du naturaliste, dont j'imagine facilement l'émoi en arrivant sur les lieux.
MJ

























