02 janvier 2009
Il n'est pas encore trop tard
2009 est encore toute jeunette et m'apparaît déjà pleine de promesses. Pour nous, vous le savez, cette année est synonyme de grand changement. La Chine nous tend les bras et dans trois mois (oui, "que", moi-même ça me panique déjà), ma petite famille bouclera ses valises pour cette nouvelle étape. Aussi, avant de tomber dans la morosité qui me gagne à chaque mois de janvier depuis que j'ai rencontré Monsieur Hiver il y a dix ans, voilà un petit bilan de l'année qui vient de se terminer.
2008 fut pleine de choses très positives, en ce qui concerne la blogosphère et la lecture. Notamment:
- Plus de cinquante livres lus et chroniqués et au moins autant de lus et non chroniqués, faute de temps (car j'ai beau être une grosse lectrice, l'écriture me pose encore quelques problèmes -de volonté surtout :D ). Un nombre à peu près équivalent de découvertes en littérature jeunesse: nouvelles collections, nouveaux albums, nouveaux récits (mon loulou grandissant, et aussi pour mon plus grand plaisir).
- Année de soooooooooo romantic sagas: Twilight qui reste un moment inoubliable, surtout le premier volet qui me fit complètement tourner la tête. Depuis, le froid et parfait Edward Cullen hante encore quelques uns de mes rêves de midinette, je l'avoue sans honte. Il y eut également Otherworld (rien que de repenser à Clayton, j'en soupire les yeux fermés), dont il ne me manque plus qu'un volume, égaré je ne sais où entre mes diverses PAL. Sagamaniaque comme je suis (j'invente des mots si je veux, d'abord) ces deux sagas ont eu le mérite de me relancer dans la lecture en anglais. J'inclus aussi la très victorienne Anne Perry avec les aventures de Thomas et Charlotte Pitt, lues de bout en bout pendant ma traditionnelle déprime de janvier, ainsi que les aventures de frère Cadfael dont je touche presque au bout.
- Année de swaps, six en tout, tous de vrais succès, car j'ai été autant gâtée qu'il est possible de l'imaginer, j'ai découvert plein de nouvelles choses, de beaux romans notamment. Et parce que j'ai pris un plaisir fou à confectionner mes colis. Sans oublier le PIF, dont je dois encore un exemplaire qui est en cours de fabrication.
- Année de rencontres. Les blogueuses lyonnaises: Mammilou qui, comme moi aime les photos de reflets dans l'eau, Mamma mia et les loisirs créatifs. Bladelor, qui est maintenant partie :(. Et, bien sûr, Books and the city, marathon littéraire parisien qui me valut l'honneur de rencontrer Patricia Parry, Carolyn Grey, Mo, Brize et Marie, mes brillantes coéquipières. Mais également Fashion, Stéphanie, Amanda, Chiffonnette, Caro[line] , rencontrée plus longuement par la suite à Saint-Etienne...
- Année de salons du livre: vous voir y aller m'en a donné l'envie, puis j'y ai pris énormément de goût. J'ai rencontré des gens formidables ou que j'admire beaucoup. Marcus Malte, Jean Philippe Blondel, Timothée de Fombelle. Mention spéciale pour Régine Joséphine, Roxane Marie Galliez et Mary Dollinger, dont la gentillesse égale le talent.
- Année de découvertes, notamment année du manga, avec plusieurs titres lus même si je ne les ai pas chroniqués.
- Les livres qui m'ont marquée en cette année 2008, outre ceux précédemment cités:
- Tobie Lolness
- Le pays sans adultes (dont je devrais écrire bientôt le billet)
- Notre dame aux écailles
- Les heures
- Uglies, Pretties, Specials, Extras
- Le cercle du Phénix
- L'ombre du vent (grand coup de coeur de l'année)
Voilà, une fois le bilan fait, je vous souhaite à tous, bien sûr, une belle et douce année 2009, pleine de livres, de rencontres, de sexy men, de personnages abracadabrants, de joie et de bonne humeur. Et plein d'énergie aussi, pour en profiter!
26 octobre 2008
Tag musical, à mon tour...
Aujourd'hui c'est dimanche, alors pas de billet lecture. Parce que, sitôt levée, la petite famille se dépêche de déjeuner, préparer les sacs avec le pique-nique et partir profiter du dernier jour ensoleillé avant... pfuuu, je ne sais quand.
Alors je reprends à mon compte le tag musical, qui consiste à:
1. Choisir cinq chansons qui vous ressemblent et dire pourquoi.
2. Rajouter en sixième "the song", celle qu'on aime d'amour.
3. Taguer cinq personnes.
Et là, je dois avouer que ce fut très difficile, car j'ai évidemment beaucoup plus que cinq chansons qui me ressemblent ou qui sont absolument indissociables de ma vie... (D'ailleurs, je préfère parler de correspondance plutôt que de ressemblance). Après beaucoup de réflexions et de choix un peu arbitraires, avouons-le, je n'ai pu en mettre moins que six...
Fania all Stars: Sofrito
Parce que dès les premières notes, mon corps ne peut s'empêcher de bouger, mes doigts de tambouriner, parce qu'elle éveille le sens du rythme qui ne sommeille pas en moi. Et parce que pendant toutes mes années fac en Equateur, c'est fou ce que j'ai pu danser dessus!
Soda Stereo: De musica ligera
Ou mes années adolescentes, au rythme de la pop-rock argentine (ou d'ailleurs). Premières amours, premiers rêves, premières sorties, premiers concerts...
Enya: Cursum Perficio
Parce que c'est ma bulle, mon refuge. Parce qu'elle me permet de faire le vide absolu: rien qu'elle et moi. C'est ma manière d'intérioriser plein de choses
Jean Sébastien Bach: Toccata et fugue BWV 538
L'oeuvre de Bach m'accompagne depuis ma plus tendre enfance. Des fois caresse, d'autres fois puissance ou dévotion, il est impossible pour moi de ne pas ressentir des émotions très profondes en l'écoutant. Si j'ai choisi une de ses oeuvres pour orgue c'est parce que je me sens toujours impressionnée et toute petite face à toute cette richesse...
The Alan Parsons Project: The eagle will rise again
Parce qu'elle contient force et douceur à la fois, pas de désespoir. Parce que, malgré tout, on peut toujours se relever...
And I could easily fall from grace
Then another would take my place
For the chance to behold your face
And the days of my life are but grains of sand
As they fall from your open hand
At the call of the wind’s command...
And so with no warning no last goodbye
In the dawn of the morning sky
The eagle will rise again.
Kansas: Dust in the wind
Nos soirées guitare au lycée: cette chanson faisait partie du répertoire traditionnel. Et puis, comme dans la chanson, tout passe un jour...
Dust in the wind
All we are is dust in the wind.
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Et la voici, ma chouchoute, celle sans laquelle je ne peux pas vivre longtemps. En fait, beaucoup de compositions de Tiersen me font cet effet. Si elles me ressemblent, c'est parce qu'elles mêlent douceur et énergie, sagesse et un grain de folie, mélancolie et joie. Parce qu'elles sont comme la vie, comme ma vie, toujours en mouvement, toujours alerte...
Et vous, quelles sont les vôtres?
Sur ce, je vous souhaite un bon dimanche. Pour nous, ce sera balade dans le Dauphiné aujourd'hui!
14 octobre 2008
Velouté d'avocats ou l'enfance heureuse
Pas trop envie de cuisiner ce soir. Nous sommes rentrés tard du parc parce qu'ils avaient de l'avance sur les devoirs, alors on est resté profiter de la douceur et des copains qui, eux aussi, s'attardaient. Du coup, il a fallu faire un condensé douches-devoirs-qui-restaient-écoute-des-leçons-prises-de-médocs-cuisine en une demi-heure top chrono.
Bien entendu, les traditionnelles pâtes étaient de la partie (fraîches, cuisson 2 minutes). Mais ça manque un peu de fruits et légumes tout ça et puis un petit velouté d'avocats est si vite fait. Surtout que la saison du pot-au-feu approche à grands pas (certes, pas avec presque 25° encore au compteur), et que je veille toujours à faire du bouillon pour au moins une soupe supplémentaire (et puis, ça se congèle très bien, le bouillon).
Alors, comme d'habitude, je vais écrire beaucoup plus qu'il n'est nécessaire pour vous expliquer la recette, mais c'est plus fort que moi, car ma cuisine se nourrit souvent de mes expériences de vie.
J'ai grandi au milieu des avocatiers de mes grands-parents. Tous les week-ends, en plus de nous pourvoir généreusement en fruits verts et onctueux, ces arbres merveilleux ont accueilli nos jeux de cousines survoltées, puis ont été les témoins silencieux de nos conversations d'adolescentes (peut-être moins survoltées, quoique...) Ils nous ont fourni les branches dont nous avions besoin à l'occasion d'un bricolage et leurs fleurs régalaient les abeilles des ruches alentour, dont le bourdonnement était omniprésent et presque assourdissant par périodes. Et nous avons fait toutes des recherches empiriques poussées (ehem) sur la biologie du noyau d'avocat.
Quand on tombe dans les avocats depuis qu'on est tout petit, on apprend forcément à faire des choses avec, d'autant que comme on ne le cuisine pas (ma grand-mère en aurait fait une syncope), les recettes sont souvent assez faciles: il faut juste un peu de goût et de bon sens. Et puis, déjà nature ils sont tellement bons... On apprend aussi à les conserver, à les choisir et à les faire mûrir lorsqu'ils sont encore un peu verts (là encore, aucun mystère), à les éplucher à la vitesse de l'éclair, car c'est pas tout ça, mais quand il faut faire le repas pour toute la famille (oncles, cousins, grands-parents, amis quelquefois, puis gendres, brus, belles-familles), vous ne passez pas la matinée à éplucher des avocats.
Alors, oui, je voue à l'avocat un véritable culte, et ce d'autant plus que j'en mange très peu souvent, car la comparaison avec les avocats équatoriens est souvent rédhibitoire, ne m'en veuillez pas de le dire.
Du coup, je sens que vous vous interrogez sur ma logique (non, je n'ai pas abusé des cerises à l'eau de vie samedi dernier): ils ne cuisent pas l'avocat, mais elle est en train de nous proposer une soupe, et qui se mange chaude, qui plus est... Ce n'est pas sorcier, en fait. Et si pour changer, je vous disais ce qu'il faut faire?
Pour une entrée pour 4 (ou un plat complet pour 2), il va vous falloir:
- Un gros avocat qui ne doit plus être ferme, mais ne doit pas être noir non plus (enlevez le noir au besoin)
- ¾ de litre de bouillon de bœuf (en cas de panne, un cube de bouillon bio dans ¾ de litre d’eau bouillante)
- sel et poivre
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Portez le bouillon à ébullition et vérifiez l'assaisonnement. Le goût du bouillon ne doit pas être trop riche non plus, car la saveur de l'avocat est subtile. Epluchez l'avocat, enlevez le noyau et mettez les quartiers dans le robot, avec un demi-litre de bouillon. Mixez doucement mais longuement, et faites attention car le robot a tendance à éclabousser quand on y fait tourner des liquides bouillants (je veille sur votre santé aussi, oui). Ajoutez peu à peu suffisamment de bouillon, par la cheminée du couvercle, pour arriver à la bonne texture. Servez sans attendre, car vous n'êtes pas censés le réchauffer, souvenez-vous.
Le goût de l'avocat se suffit à lui-même et je n'aime pas le cacher avec de la crème (la encore, ma grand-mère se retournerait dans sa tombe, ajouter du gras à de l'avocat). Aussi, l'idée est de profiter de son onctousité naturelle pour avoir une texture veloutée parfaite et c'est donc pour ça que l'on verse juste assez de bouillon à la fin pour y arriver.
Chez nous, on sert du pop-corn dans une coupelle à côté de la soupe, c'est un grand classique.
Tababela, Equateur, juillet 2004.
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A la jeune génération, maintenant, de prendre le relais!
08 octobre 2008
Parce qu'aujourd'hui...
... C'est une journée spéciale.
Une autre que je vivrai loin de la famille qui m'a vue naître, grandir puis partir au loin.
Mûrir c'est comprendre des choses... C'est agrandir son champ de vision, englober les morceaux épars, leur donner sens. Ma vie prend donc sens peu à peu, est-ce prétentieux de le dire? Plutôt un aveu de l'insouciance de ma jeunesse. Trop habituée à vivre le moment présent, sans chercher à voir au-delà.
Et pourtant, à chaque fois que le temps tourne une page, on parvient (ou pas, on essaye tout du moins, lorsque ce n'est pas trop douloureux) à mettre certains événements en perspective. Parfois il faut encore quelques pages tournées avant d'avoir le recul nécessaire. De temps à autre, c'est une page qui se rabat, brutalement, sans qu'on s'y attende. Le temps a tourné, et nous sommes obligés de composer, tant pis pour le sens de la perspective.
En ce sens, jamais on ne s'arrête de grandir, même si jamais on ne devient tout à fait grand non plus. On a souvent l'occasion d'éprouver combien il nous manque à parcourir sur ce chemin. Le processus s'alimente lui-même: plus on marche, plus on accumule de la poussière sous nos semelles. Et plus on a de morceaux à assembler.
Et on continue à marcher, à semer des petits cailloux blancs, dans l'espoir de les apercevoir plus tard, quand on regardera le chemin parcouru, avant de commencer une nouvelle journée...
"Quien dijo que todo esta perdido, yo vengo a ofrecer mi corazon (...)"
03 décembre 2007
Pas une midinette? A voir...
Je me suis littéralement régalée en lisant les billets de Fashion, de Charlie Bobine, et de quelques autres. Alors je me suis dit que pour ne pas être trop malhonnête, il fallait m'y coller à mon tour.
Si je disais dans mon entourage que je suis une midinette, je crois que certains me regarderaient avec des yeux plus ou moins ronds. Et pourtant, je ne peux faire semblant d'ignorer une certaine midinettitude de ma part, qui comprend notamment:
Je suis grande amatrice d'histoires d'amour désespérées et quasiment impossibles, avec plein de larmes versées, et tout et tout. Les soeurs Brontë, Jane Austin, et toutes ces dames avaient bien percé à jour les penchants de mon âme de midinette en écrivant leurs romans.
J'ai dévoré avec quasi inconscience la série Le Chardon et le Tartan, oubliant quasiment maison et enfants.
Je ne crache jamais sur un happy end, surtout après une histoire d'amour comme celles suscitées.
Je ne pleure quasiment jamais au cinéma ni devant un film, mais alors, j'en rêve des semaines durant après. Je brode, j'imagine ou je m'imagine, plutôt, je revis, et je suis bien entendu capable de regarder x fois de suite le même film et d'autant en rêver après. Une midinettitude assumée, donc, nous dirons.
Par contre, je verse des tonnes de larmes en lisant. Un livre est capable de faire surgir en moi des torrents de larmes insoupçonnés. Et, pareil que pour les films, après, je me pose toujours mille questions sur comment j'aurais imaginé la suite.
J'avoue que la plupart du temps les fins tristes me laissent insatisfaite. C'est que la midinette qui vit en moi a besoin d'être rassurée à la fin de son histoire.
Je ne peux pas empêcher les larmes de me monter aux yeux quand j'entends certaines chansons, qui réveillent de trop vifs souvenirs ou émotions. Quelquefois c'est un peu dérangeant quand j'accompagne mes garçons à la guitare (avouez que pleurer parce que son Petitou entonne "Les petits poissons dans l'eau" n'a rien de glorieux, ou quand Loulou chante "Petit garçon il est l'heure d'aller se coucher"). Et n'allez pas croire que je maîtrise quand je suis en public, ou entre adultes, et c'est encore plus dérangeant. Mais je ne m'effondre jamais complètement et après un ou deux couplets, je suis plus ou moins capable de reprendre.
Comme nombre d'entre vous, je craque complètement pour Mortensen, Goran Visnic (le docteur Luka), Firth, Clooney (les pubs Nesp* ont en général pour effet que je m'arrête le regard vide devant ma télé, quelle qu'ait été mon activité du moment). Et comme Fashion, je n'ai jamais oublié non plus le Gouffre de Helm.
Je n'aime pas trop le rose, par contre, je prends mon thé dans des mugs peints par mes soins avec des personnages de Sarah Kay :-))).
J'aime bien me maquiller simplement histoire de cacher au monde que je ne dors pas beaucoup étant donné que je lis jusqu'à des heures indûes.
Enfin voilà, tant et tant de choses qui me font dire penser que ma midinettitude n'est peut-être pas si bien cachée que ça après tout.
Et vous, midinette ou pas midinette?
23 octobre 2007
Petite Maijo
Je crois avoir dit par-ci, par-là que mes photos de petite fille étaient chez ma maman en Equateur. Cependant, quelque chose me disait que j'en avais quand-même quelques unes que maman m'avait envoyées il y a longtemps. Forcément, il fallait du temps (et un peu de courage) pour aller me plonger dans ce qui reste de mes cartons de déménagement et voilà...
J'ai deux mois, et je me réchauffe après le bain dans les bras de ma grand-mère.
A un an.
Septembre 1976, j'ai quasiment deux ans.
Septembre 78, à quasiment quatre ans, au Guatemala.
05 octobre 2007
Teddies et autres compagnons
En écho à Vanessa, qui en a fait plusieurs billets pleins de sensibilité, je vous présente également MES ours en peluche, ceux auxquels je tenais tellement qu'ils ont fait le voyage d'Equateur avec moi, et qui maintenant ont conquis leur place dans le coeur de mes trois garçons (premier rang à gauche, deuxième rang à droite).
Les autres sont des cadeaux que mes enfants ont reçu à leur naissance, plus ce petit fuyard, compagnon d'aventures de Petitou, et qui ce matin se trouve donc à l'école.
Cela dit, mes enfants en plus des ours, ont adopté des compagnons qui reflettent la diversité du monde animal. Et ce n'est donc pas tant Teddy qui sèche leurs larmes et les rassure dans le noir, mais...
Vous reconnaissez aisément un rhinocéros, une vache, une tortue marine, un renne, un raton laveur et un lamantin, qui en plus servent parfois de figurants lors de leurs spectacles.
En ce qui me concerne, une autre petite compagne a fait le voyage dans mes valises. Elle est rangée à l'abri de mes Loulous, car c'est à elle seule une tranche de mon enfance dont je veux encore garder la trace...

28 septembre 2007
Ça va trop vite!!!
Petit vent de panique hier à 17 heures. La maîtresse de Nounours me demande "demain on fête bien son anniversaire en classe?". Elle a souri devant mes yeux ahuris. Ben oui, je le sais bien qu'ils fêtent les anniversaires le dernier vendredi du mois.
Ce que je n'avais pas percuté c'est que c'est aujourd'hui, le dernier vendredi du mois de septembre!
Par chance, j'avais tout ce qu'il fallait à la maison pour préparer un petit gâteau et tout et tout. Ce matin, donc, ce petit bonhomme de neige tout chocolaté est parti en classe de MS-GS avec la mission de régaler les enfants.
J'en profite pour vous donner la recette de ce savoureux gâteau, transformable à 'envie (c'est pour ça que je l'aime tant, et puis parce qu'il est bon aussi), que j'ai trouvé il y a longtemps dans le livre La cuisine pour petits gourmands, chez Sélections du Reader's Digest.
Gâteau au yaourt
3 oeufs
175 g de sucre en poudre
le zeste d'une demi-orange non traitée
10 cl d'huile de tournesol
1 yaourt nature
200 g de farine
1 pincée de sel
1 sachet de levure chimique
Tamisez la farine avec le sel et la levure. Cassez les oeufs dans une terrine; ajoutez le sucre et fouettez jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Tout en continuant de fouetter, versez l'huile en filet, puis incorporez successivement le zeste de l'orange, le yaourt, la farine tamisée en mélangeant bien. Beurrez le moule et tapissez-en le fond de papier cuisson. Versez la pâte dans le moule puis enfournez dans un four préchauffé à 200°C. Laissez cuire 40 à 45 minutes. Sortez du four, démoulez tout de suite et laissez refroidir.
Je vous avoue que je ne l'ai jamais goûté aux zestes d'orange, que j'ai toujours remplacé par du zeste de citron. Comme je vous le disais, on peut faire mille variantes de ce gâteau.
on peut, par exemple, supprimer le zeste et ajouter sur le dessus des tranches de pomme (c'est la saison des reinettes, en plus).
on peut remplacer le zeste par une cuiller à soupe de noix de coco râpée et le yaourt par l'équivalent de lait de coco.
on peut faire une version "stracciatella", en comptant 175 grammes de sucre + sucre vanillé et en ajoutant à la pâte crue 30 g de chocolat coupé en tout petits morceaux (pour les enfants, le chocolat au lait à pâtisser Nestlé est excellent). C'était la version de ce matin.
Et puis, tout ce qui vous passe par la tête, il se prête à bien des modifications et reste toujours aussi bon...
Pour la couverture, "rendons à César...", la recette me vient de belle-maman. Pour ce gâteau, je ne fais que la moitié des ingrédients, mais je vous donne la recette originale.
Faites fondre 125 g de chocolat (noir ou au lait) en morceaux avec 125 g de beurre coupé. Laissez reposer quelques minutes (il faut que ce soit encore chaud mais pas brûlant) puis ajoutez 2 oeufs crus, en fouettant (ne vous affolez pas, au début ça "coupe" complètement le chocolat, mais si on persévère au-delà de la première impression, on obtient une couverture joliment liée et brillante). Dixit belle-maman "ne fouettez pas trop quand-même, histoire que ça ne fasse pas trop de bulles". Laissez tiédir un peu avant d'étaler sur le gâteau.
Une petite précision. Pourquoi tamiser la farine? Là j'ai une petite histoire à vous raconter. Ma grand-mère, qui nous a quittés voilà un an, était une cuisinière hors-pair. Extrêmement perfectionniste et exigeante, manger chez elle était toujours un régal. Elle maîtrisait autant la cuisine traditionnelle équatorienne (pourtant très laborieuse) que la pâtisserie et la cuisine dite plus internationale. C'est avec elle que j'ai appris à faire des meringues, entre autres choses (elle me chambrait toujours avec la quantité de jus de citron). Jamais elle n'aurait permis sous son toit que l'on fasse un gâteau sans tamiser la farine, au moins une fois. Certes, de son temps la farine fluide n'était pas en vogue, mais de son temps aussi, le tamisage se faisait 3 ou 4 fois pour bien aérer la farine. Aujourd'hui, à chaque fois que je fais un gâteau, je pense à elle en tamisant ma farine; elle me manque encore.
Avec une telle famille, pas étonnant, me direz-vous que mes fils aiment tant faire la cuisine avec moi. Hier, Nounours et Petitou étaient encore aux fourneaux pour m'aider.
06 juillet 2007
Ça va mieux
Plusieurs jours sans poster, à passer très rapidement chez vous histoire de ne pas prendre trop de retard. Mon rhume s'est changé en mal de gorge persistant mais supportable, et surtout, j'ai fini ma première pose de papier peint. Même si ce n'est pas impec', je suis contente de mon travail (des photos suivront bientôt) et prête à recommencer n'importe quand bon, peut-être pas demain, d'accord. J'ai goûté au plaisir de choisir soi-même ce qu'on veut et faire en sorte que notre déco soit à la mesure de notre imaginaire.
Et puis, il y a eu tous vos mots gentils, vos visites, vos questions, qui sont un remède miracle lorsqu'on a le moral en berne. Mille fois merci à toutes.
Du coup, ça va beaucoup mieux. Je reprends du service quelques jours avant le départ en vacances.
23 juin 2007
Retour du marché...
Et... non, je ne suis pas gourmande...




















