From China with love

Nos nouvelles aventures à Taishan

14 octobre 2008

Velouté d'avocats ou l'enfance heureuse

Pas trop envie de cuisiner ce soir. Nous sommes rentrés tard du parc parce qu'ils avaient de l'avance sur les devoirs, alors on est resté profiter de la douceur et des copains qui, eux aussi, s'attardaient. Du coup, il a fallu faire un condensé douches-devoirs-qui-restaient-écoute-des-leçons-prises-de-médocs-cuisine en une demi-heure top chrono.

Bien entendu, les traditionnelles pâtes étaient de la partie (fraîches, cuisson 2 minutes). Mais ça manque un peu de fruits et légumes tout ça et puis un petit velouté d'avocats est si vite fait. Surtout que la saison du pot-au-feu approche à grands pas (certes, pas avec presque 25° encore au compteur), et que je veille toujours à faire du bouillon pour au moins une soupe supplémentaire (et puis, ça se congèle très bien, le bouillon).

Alors, comme d'habitude, je vais écrire beaucoup plus qu'il n'est nécessaire pour vous expliquer la recette, mais c'est plus fort que moi, car ma cuisine se nourrit souvent de mes expériences de vie.

J'ai grandi au milieu des avocatiers de mes grands-parents. Tous les week-ends, en plus de nous pourvoir généreusement en fruits verts et onctueux, ces arbres merveilleux ont accueilli nos jeux de cousines survoltées, puis ont été les témoins silencieux de nos conversations d'adolescentes (peut-être moins survoltées, quoique...) Ils nous ont fourni les branches dont nous avions besoin à l'occasion d'un bricolage et leurs fleurs régalaient les abeilles des ruches alentour, dont le bourdonnement était omniprésent et presque assourdissant par périodes. Et nous avons fait toutes des recherches empiriques poussées (ehem) sur la biologie du noyau d'avocat.

Quand on tombe dans les avocats depuis qu'on est tout petit, on apprend forcément à faire des choses avec, d'autant que comme on ne le cuisine pas (ma grand-mère en aurait fait une syncope), les recettes sont souvent assez faciles: il faut juste un peu de goût et de bon sens. Et puis, déjà nature ils sont tellement bons... On apprend aussi à les conserver, à les choisir et à les faire mûrir lorsqu'ils sont encore un peu verts (là encore, aucun mystère), à les éplucher à la vitesse de l'éclair, car c'est pas tout ça, mais quand il faut faire le repas pour toute la famille (oncles, cousins, grands-parents, amis quelquefois, puis gendres, brus, belles-familles), vous ne passez pas la matinée à éplucher des avocats.

Alors, oui, je voue à l'avocat un véritable culte, et ce d'autant plus que j'en mange très peu souvent, car la comparaison avec les avocats équatoriens est souvent rédhibitoire, ne m'en veuillez pas de le dire.

Du coup, je sens que vous vous interrogez sur ma logique (non, je n'ai pas abusé des cerises à l'eau de vie samedi dernier): ils ne cuisent pas l'avocat, mais elle est en train de nous proposer une soupe, et qui se mange chaude, qui plus est... Ce n'est pas sorcier, en fait. Et si pour changer, je vous disais ce qu'il faut faire?

veout_avocat

Pour une entrée pour 4 (ou un plat complet pour 2), il va vous falloir:

- Un gros avocat qui ne doit plus être ferme, mais ne doit pas être noir non plus (enlevez le noir au besoin)

- ¾ de litre de bouillon de bœuf (en cas de panne, un cube de bouillon bio dans ¾ de litre d’eau bouillante)

- sel et poivre

___

Portez le bouillon à ébullition et vérifiez l'assaisonnement. Le goût du bouillon ne doit pas être trop riche non plus, car la saveur de l'avocat est subtile. Epluchez l'avocat, enlevez le noyau et mettez les quartiers dans le robot, avec un demi-litre de bouillon. Mixez doucement mais longuement, et faites attention car le robot a tendance à éclabousser quand on y fait tourner des liquides bouillants (je veille sur votre santé aussi, oui). Ajoutez peu à peu suffisamment de bouillon, par la cheminée du couvercle, pour arriver à la bonne texture. Servez sans attendre, car vous n'êtes pas censés le réchauffer, souvenez-vous.

Le goût de l'avocat se suffit à lui-même et je n'aime pas le cacher avec de la crème (la encore, ma grand-mère se retournerait dans sa tombe, ajouter du gras à de l'avocat). Aussi, l'idée est de profiter de son onctousité naturelle pour avoir une texture veloutée parfaite et c'est donc pour ça que l'on verse juste assez de bouillon à la fin pour y arriver.

Chez nous, on sert du pop-corn dans une coupelle à côté de la soupe, c'est un grand classique.

avocatier

Tababela, Equateur, juillet 2004.

Cliquez pour agrandir.

A la jeune génération, maintenant, de prendre le relais!

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11 octobre 2008

Longue à la détente... mais là, on bat des records

Canalblog_25Ça y est, j'ai fini de télécharger et de commenter un petit peu les photos de mon voyage à Quito, en janvier 2007 (oui, j'ai honte!!!). Si vous voulez découvrir un peu de ma ville à travers mes yeux, n'hésitez pas à aller y faire un petit tour, sur la colonne de gauche. Certaines photos ont des commentaires attachés qui n'apparaissent pas dans le diaporama.

Ah, et je compte sur ma chère family (et amis) pour pointer la moindre erreur qui se serait glissée dans mes comm's.

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09 avril 2008

Histoires de métiers...

Le mois de mars est évidement passé depuis bien longtemps et je me réveille seulement. Mais j'avais dit à Vanessa que le sujet des métiers me donnait bien des idées et il n'est pas question que je ne tienne pas mes promesses.

Permettez-moi d'abord de vous présenter cette petite vidéo. L'action se passe à Pasto, en Colombie, pas très loin de l'Equateur. Car en fait, les helados de paila sont une spécialité du nord de l'Equateur; un sorbet très léger et à peine pailleté, fondant en bouche et 1000% nature. En effet, pour les sorbets aux fruits, rien que du pur jus, des blancs d'oeufs et du sucre. Et pour le sorbet "au lait", du lait, des jaunes, du sucre et de la vanille. Rien que d'y penser, c'est toute mon enfance qui défile, et forcément, la nostalgie qui pointe le bout de son nez. Depuis ma belle Quito, où on les dégustait sur les terrasses des cafés, où lorsqu'on partait en vadrouille (ce qui m'est très peu arrivé, après tout) vers les villes plus au nord, Ibarra, Cotacachi, Cayambe... Mais je vous laisse regarder:

La cuisinière raconte:

"Mon ascendance est Equatorienne. En 1918, on invita mon grand-père pour préparer les sorbets pour le repas, à l'occasion de l'investiture de l'évêque (...), puis encore pour la prise de pouvoir du gouverneur (...). Il remarqua que cette spécialité ne se faisait pas ici et démarra son commerce. Puis, ma mère rencontra mon père, ils se marièrent, et s'établirent en Colombie. Mon grand-père m'apprit à préparer les sorbets et je continuai l'affaire. Lui est déjà décédé et moi je perpétue la tradition."

" La base (pour le sorbet vanille) est une crème anglaise, c'est une coïncidence. Mon grand-père nous racontait qu'en Angleterre, (un cuisinier royal) rata un dessert. Il était très angoissé à l'idée de devoir servir son dessert au roi, d'autant qu'il n'avait pas le moyen d'arranger sa méprise. Or c'était l'hiver et il gelait. Le cuisinier sortit donc à l'extérieur, creusa un trou dans le gel et y déposa son récipient avec son dessert râté. Il s'aperçut que peu à peu, son dessert épaississait; il se mit alors à le gratter et à le tourner, et il en résulta le meilleur dessert jamais dégusté à une table royale."

Alors bonne dégustation (hélas, qu'en images....). Et un petit secret pour la route. Ma glace préférée? Un combi mûre - lait, c'est aussi la plus classique.

07 janvier 2008

Rêves d'enfant ou l'hiver enneigé

C'est encore Vanessa qui va être contente, car je rends ma copie avec beaucoup de retard, en appelant à son indulgence ...

Une petite musique pour accompagner mon récit en douceur... n'hésitez pas!

De toute mon enfance, jamais je n'ai vu un flocon de neige. Bien que vivant à très haute altitude, j'ai toujours connu un climat sec et plutôt tempéré, où le Soleil et la Lune se partagent le ciel à parts égales. Où il n'est pas rare, vers sept ou huit heures du soir, de voir surgir derrière les collines en face de la baie vitrée du salon, une immense Lune d'un jaune brillant, ronde et énorme que l'on peut presque enserrer dans ses bras tellement on la sent proche (mais alors, il faut les avoir grand ouverts).

A la saison humide et froide (celle que nous appelons couramment l'hiver, bien que nous ne connaissions pas les quatre saisons), le brouillard de toute la vallée vient se promener devant notre fenêtre, et dans notre appartement à flanc de colline, nous n'apercevons que le sommet de la colline d'en face, celle-là même d'où s'échappe la Lune. C'est un décor assez surprenant, où l'on se sent flotter sur un nuage, bien que non dépourvus de gravité: fantastique, dirons nous.

Le plus froid que l'on connaisse, dans ma ville, ce sont des chutes de grêle: terribles de violence et longues, longues. Il en tombe tant quelquefois, qu'elle reste plusieurs jours dans les jardins, et à l'occasion des chutes les plus mémorables, j'ai vu des dames sortir leur poêle en cuivre sur le lit de grêlons dans leur jardin, pour fabriquer les glaces traditionnelles du nord de mon pays: les "helados de paila", dont j'aurai l'occasion de vous parler dans un prochain billet.

La neige elle-même, nous ne la connaissons que de loin, bien qu'omniprésente dans notre quotidien, toujours à portée des yeux. Parce que pour l'atteindre, il faut monter bien au-delà des 4000 mètres d'altitude, par des chemins pas toujours carossables. Je ne suis pas issue d'une famille de grands marcheurs, et donc je n'ai jamais eu l'occasion de m'approcher de ces merveilleux massifs enneigés. Alors je me contentais de les contempler depuis la vallée, ou depuis ma ville perchée sur sa montagne.

Coto_postal     Coto_wiki

Vues du volcan Cotopaxi: à gauche, photo de l'entreprise des courriers d'Equateur, à droite, wikipédia: cliquez pour en savoir plus ou voir plus grand.

Au-delà d'une certaine altitude, d'ailleurs, sans avoir encore atteint la neige, on chemine sur des paysages d'une beauté sauvage et dépouillée, où poussent peu d'espèces, celles qui tiennent vraiment à la vie, où la terre, bientôt nue, est recouverte de cendre volcanique, et où le vent souffle violemment, accroissant ce sentiment de désolation, une beauté rageuse et déchaînée.

Coto1  Coto2  Coto3

Cotopaxi, Equateur, juillet 2004. Cliquez pour voir plus grand.

On continue en musique...

Alors pourquoi rêver de la neige, me direz-vous? Et bien si pourtant. Plusieurs raisons me viennent à l'esprit, beaucoup plus prosaïques que tout ce que j'ai raconté jusqu'ici (enfin, jusqu'à un certain point).

L'herbe est toujours plus verte ailleurs... Une petite partie de ma famille est partie près des Alpes italiennes. A l'occasion de visites, mes grands parents ont rapporté des peintures de superbes montagnes enneigées, qui ornent depuis plusieurs salons dont celui de maman. Une neige différente, plus proche, plus réaliste, plus sombre quelquefois. Nos peintres ne peignent pas la neige de cette façon, c'est plus une neige lointaine, comme décorative, presque toujours blanche et immobile. Quelquefois même, une neige de décor d'opérette (sans vouloir médire d'ailleurs sur la qualité du tableau), qui ne reflette en rien cette beauté sauvage dont je parlais plus haut.

L'influence de l'Oncle Sam... eh oui, comme dans tout le sous-continent américain. Il est arrivé avec ses traditions, dont certaines ont su s'ancrer avec force. C'est ainsi que plusieurs siècles après l'évangélisation espagnole, nous accueillions à bras ouverts le bonhomme barbu vêtu de rouge, et l'image des Noëls enneigés. Ah, la féerie de Noël, et comme maman la rendait si bien. Pour tout vous dire (et cet aveu mérite bien de figurer en haut du billet sur ma midinettitude), THE guirlande lumineuse de mon enfance, celle qu'il n'était pas question de laisser de côté, était faite de loupiottes en forme de bonhommes de neige givrés.

Et puis, Maijo grandissant... les amis partent, les cartes postales arrivent, on se cultive un petit peu, on aime regarder les livres de belles photos... La neige prend de plus en plus de visages, on la voit sous des perspectives différentes, mais toujours de loin.

Maijo grandissant encore... rencontre un charmant jeune homme. Nous ne sommes que des adolescents, et nous ne le savons pas encore, mais c'est avec lui que je ferai ma vie plus tard. Pour l'instant, nous nous quittons et il est loin, il est parti pour son pays à l'hiver enneigé.

C'est cet amour qui m'a amené sur cette autre terre que j'ai appris à aimer. Tout d'abord par amour pour lui. Car c'est dur de quitter la terre qui nous a vus grandir et que l'on aime. De quitter son équilibre douillet pour le déséquilibre des quatre saisons, pour la pluie et la grisaille du premier automne, dont on n'arrive même pas à profiter des couleurs, pour ces nuits qui s'allongent, les volets clos, pour se protéger du froid, mais qui cachent la lumière et donc pour moi, la vie.

Et puis un jour, il est là, le premier flocon de neige que l'on aperçoit pour de vrai. Mais je suis si loin de mon rêve d'enfant... La Capitale n'est pas l'endroit idéal pour voir tomber la neige, les grandes villes sur ces latitudes sont encore souvent peu habituées à ces intempéries. J'ai de cette occasion le souvenir d'une sortie de cours chaotique et mémorable, où le danger des glissades le disputait à celui de se faire écraser par chaque voiture, à la trajectoire incertaine et dérapante: une belle pagaille je vous dis.

Ce premier hiver, froid et sombre, ne fut cependant pas suffisant pour entamer mon rêve, celui de voir tomber la neige, celui du silence feutré et de la blancheur lumineuse, mais cela ne vint que plusieurs années plus tard... Et ne fait plus partie de mon rêve, puisque celui-ci s'est réalisé, bien au-delà même de mes espérances...

Une petite dernière... pour les photos...

chuteneige

hiverimaginaire1  hiverimaginaire2  hiverimaginaire3

Cliquez, pour les voir en grand...

20 octobre 2007

Aujourd'hui...

... mon grand-père fête ses 90 ans. Alors depuis la lointaine Lyon je me joins de tout coeur à ma petite famille qui ira le lui souhaiter de vive voix.

abuelitos

Quito, 22 juillet 1937

Hoy, me uno a mi familia desde la lejana Lyon para desearle al abuelito Carlitos un muy feliz cumpleaños por sus 90.

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28 septembre 2007

Ça va trop vite!!!

Petit vent de panique hier à 17 heures. La maîtresse de Nounours me demande "demain on fête bien son anniversaire en classe?". Elle a souri devant mes yeux ahuris. Ben oui, je le sais bien qu'ils fêtent les anniversaires le dernier vendredi du mois.

Ce que je n'avais pas percuté c'est que c'est aujourd'hui, le dernier vendredi du mois de septembre!

Par chance, j'avais tout ce qu'il fallait à la maison pour préparer un  petit gâteau et tout et tout. Ce matin, donc, ce petit bonhomme de neige tout chocolaté est parti en classe de MS-GS avec la mission de régaler les enfants.

g_teaunounours

J'en profite pour vous donner la recette de ce savoureux gâteau, transformable à 'envie (c'est pour ça que je l'aime tant, et puis parce qu'il est bon aussi), que j'ai trouvé il y a longtemps dans le livre La cuisine pour petits gourmands, chez Sélections du Reader's Digest.

Gâteau au yaourt

3 oeufs

175 g de sucre en poudre

le zeste d'une demi-orange non traitée

10 cl d'huile de tournesol

1 yaourt nature

200 g de farine

1 pincée de sel

1 sachet de levure chimique

Tamisez la farine avec le sel et la levure. Cassez les oeufs dans une terrine; ajoutez le sucre et fouettez jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Tout en continuant de fouetter, versez l'huile en filet, puis incorporez successivement le zeste de l'orange, le yaourt, la farine tamisée en mélangeant bien. Beurrez le moule et tapissez-en le fond de papier cuisson. Versez la pâte dans le moule puis enfournez dans un four préchauffé à 200°C. Laissez cuire 40 à 45 minutes. Sortez du four, démoulez tout de suite et laissez refroidir.

Je vous avoue que je ne l'ai jamais goûté aux zestes d'orange, que j'ai toujours remplacé par du zeste de citron. Comme je vous le disais, on peut faire mille variantes de ce gâteau.

  • on peut, par exemple, supprimer le zeste et ajouter sur le dessus des tranches de pomme (c'est la saison des reinettes, en plus).

  • on peut remplacer le zeste par une cuiller à soupe de noix de coco râpée et le yaourt par l'équivalent de lait de coco.

  • on peut faire une version "stracciatella", en comptant 175 grammes de sucre + sucre vanillé et en ajoutant à la pâte crue 30 g de chocolat coupé en tout petits morceaux (pour les enfants, le chocolat au lait à pâtisser Nestlé est excellent). C'était la version de ce matin.

  • Et puis, tout ce qui vous passe par la tête, il se prête à bien des modifications et reste toujours aussi bon...

Pour la couverture, "rendons à César...", la recette me vient de belle-maman. Pour ce gâteau, je ne fais que la moitié des ingrédients, mais je vous donne la recette originale.

Faites fondre 125 g de chocolat (noir ou au lait) en morceaux avec 125 g de beurre coupé. Laissez reposer quelques minutes (il faut que ce soit encore chaud mais pas brûlant) puis ajoutez 2 oeufs crus,  en fouettant (ne vous affolez pas, au début ça "coupe" complètement le chocolat, mais si on persévère au-delà de la première impression, on obtient une couverture joliment liée et brillante). Dixit belle-maman "ne fouettez pas trop quand-même, histoire que ça ne fasse pas trop de bulles". Laissez tiédir un peu avant d'étaler sur le gâteau.

Une petite précision. Pourquoi tamiser la farine? Là j'ai une petite histoire à vous raconter. Ma grand-mère, qui nous a quittés voilà un an, était une cuisinière hors-pair. Extrêmement perfectionniste et exigeante, manger chez elle était toujours un régal. Elle maîtrisait autant la cuisine traditionnelle équatorienne (pourtant très laborieuse) que la pâtisserie et la cuisine dite plus internationale. C'est avec elle que j'ai appris à faire des meringues, entre autres choses (elle me chambrait toujours avec la quantité de jus de citron). Jamais elle n'aurait permis sous son toit que l'on fasse un gâteau sans tamiser la farine, au moins une fois. Certes, de son temps la farine fluide n'était pas en vogue, mais de son temps aussi, le tamisage se faisait 3 ou 4 fois pour bien aérer la farine. Aujourd'hui, à chaque fois que je fais un gâteau, je pense à elle en tamisant ma farine; elle me manque encore.

abuelita

Avec une telle famille, pas étonnant, me direz-vous que mes fils aiment tant faire la cuisine avec moi. Hier, Nounours et Petitou étaient encore aux fourneaux pour m'aider.

02 mai 2007

Blog en pause...

... studieuse!

Journal_La_Condamine

Petit trésor trouvé au Museo de la Ciudad, à Quito.

MJ

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Petite promenade ailleurs

L'église du patron de ma ville, Saint François, à Quito. Elle est située en plein centre colonial. C'est une image chère à mon coeur.

Panneau_San_Francisco N'hésitez pas à cliquer pour agrandir, elles sont très nettes.

Voici la façade, telle que je l'ai toujours connue.

Fa_ade_San_Francisco

Malheureusement, pas de photos de l'intérieur. D'abord parce que c'est interdit (pour des raisons de "protection du patrimoine", passons sur ma moue dubitative...), mais surtout parce que tout l'intérieur est en restauration. Elle sera bien plus jolie dans quelques années.

A l'intérieur du couvent, aujourd'hui devenu musée, ce magnifique patio, que je ne connaissais qu'en carte postale. Aujourd'hui, il est possible d'y entrer et de le photographier. Aussi, je suis ravie de le partager avec vous.

Patio_San_Francisco

MJ

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16 avril 2007

Vacances, toujours...

Pour donner du courage à celles qui comme moi, ont repris le chemin de l'école, je continue à partager nos photos de vacances. Cette fois-ci, je vous emmène sur le volcan Cotopaxi, en Equateur, perchés au-dessus de 4 000 mètres, sur un sol volcanique où quasiment rien ne pousse... à part ces petites fleurs.

Cotopaxi

MJ

Posté par maijo à 18:30 - Photos de vacances - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Enfin installée

Elle dormait dans un placard depuis mon retour d'Equateur. Elle a enfin trouvé sa place.

tapisserie

MJ

Posté par maijo à 09:28 - A mi lindo Ecuador - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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