14 octobre 2009
"En vérité, le poète (...) possède l'art du funambule"
A la fin du XIXè siècle, Yuko, dix-sept ans, choisit de devenir poète pour chanter la splendeur de la neige. Ses haïkus sont d'une beauté époustoufflante, et cependant, ils restent désespérément blancs. Il part donc au sud, auprès de maître Soseki, ancien samouraï de l'Empereur, peintre et poète aveugle, pour qu'il lui apprenne l'équilibre des arts et celui des couleurs. Sur sa route, il fait une rencontre bouleversante et quasi irréelle, qui ne sera pas sans conséquence par la suite.
Je ne sais trop que dire sur ce roman, que je viens de refermer, mis à part que c'est un véritable coup de coeur. Roman poétique et initiatique, qui se savoure mot à mot. Les chapitres sont courts et efficaces, et pourtant remplis de poésie. On ne sait trop si on a devant soi un roman, un livre de poèmes ou un album avec des photos saisissantes, de par leur simplicité ou de par leur légèreté.
C'est donc aussi un roman sur l'amour, et tout cela donne l' impression à la fois d'une grande profondeur et d'une grande sérénité. La fin ferme à la fois la boucle de cette histoire, mais permet de partir vers un horizon différent, dans un bonheur retrouvé (chacun sa voie, chaque fin ne contente que son protagoniste).
Bref, je ne sais pas si je me suis fait comprendre, mais si vous voulez avoir le fin mot de l'histoire, je n'ai qu'une chose à vous dire: lisez-le, vous n'y resterez pas indifférent.
Maxence Fermine, Neige, Points Arléa.
PS: le titre du billet est emprunté au roman.
21 septembre 2008
Il y a huit ans...
Tu étais notre premier, notre tout petit. Nous étions émerveillés par ce petit être tout nouveau, si beau, si complet, par toute la tendresse que tu convoquais en nous. Tu es devenu notre magicien, celui qui sait faire briller le soleil sur nos vies, celui qui fait jaillir nos sourires, et toujours, toujours, cet immense amour que nous te portons.
Bon anniversaire mon grand!!!
Découvrez Paco Ibáñez!
Era un niño que soñaba
un caballo de cartón.
Abrió los ojos el niño
y el caballito no vio.
Con un caballito blanco
el niño volvió a soñar;
y por la crin lo cogía...
¡Ahora no te escaparás!
Apenas lo hubo cogido,
el niño se despertó.
Tenía el puño cerrado.
¡El caballito voló!
Quedóse el niño muy serio
pensando que no es verdad
un caballito soñado.
Y ya no volvió a soñar.
Pero el niño se hizo mozo
y el mozo tuvo un amor,
y a su amada le decía:
¿Tú eres de verdad o no?
Cuando el mozo se hizo viejo
pensaba: Todo es soñar,
el caballito soñado
y el caballo de verdad.
Y cuando vino la muerte,
el viejo a su corazón
preguntaba: ¿Tú eres sueño?
¡Quién sabe si despertó!
Antonio Machado
16 juin 2008
Envie de...
Découvrez Loreena McKennitt!
O for a voice like thunder, and a tongue
to drown the throat of war! - When the senses
are shaken, and the soul is driven to madness,
who can stand?
When the souls of the oppressed
fight in the troubled air that rages,
who can stand?
When the whirlwind of fury comes from the
throne of god, when the frowns of his countenance
drive the nations together,
who can stand?
When Sin claps his broad wings over the battle,
and sails rejoicing in the flood of Death;
when souls are torn to everlasting fire,
and fiends of Hell rejoice upon the slain.
O who can stand?
O who hath caused this?
O who can answer at the throne of God?
The Kings and Nobles of the Land have done it!
Hear it not, Heaven, thy Ministers have done it!
William Blake (1757-1827)
13 avril 2008
Au printemps
Comme elles sont blanches !
Il neige des fleurs.
Riant dans la pluie
Le soleil essuie
Les saules en pleurs
Et le ciel reflète,
Dans la violette
Ses pures couleurs…
La mouche ouvre l’aile
Et la demoiselle
Aux prunelles d’or,
Au corset de guêpe
Dépliant son crêpe,
A repris l’essor.
L’eau gaîment babille,
Le goujon frétille
Un printemps encore !
Théophile Gautier
19 mars 2008
Mercredi, journée des enfants
Encore la voix de Paco Ibañez sur une poésie espagnole. Cette chanson, je l'avais moi-même apprise étant jeune fille.
El cuento
Érase una vez
un lobito bueno
al que maltrataban
todos los corderos.
Y había también
un príncipe malo,
una bruja hermosa
y un pirata honrado.
Todas estas cosas
había una vez.
Cuando yo soñaba
un mundo al revés.
Le conte
Il était une fois
un petit loup gentil
que maltraitaient
tous les agneaux
Il y avait aussi
un prince méchant
une belle sorcière
et un pirate honnête
Toutes ces choses
existaient autrefois
quand je rêvais
d'un monde à l'envers.
13 mars 2008
El lagarto está llorando
Une poésie que je connais depuis de longues années, Garcia Lorca étant un de mes écrivains préférés, retrouvée avec émotion dans ce chant...
El lagarto está llorando.
La lagarta está llorando.
El lagarto y la lagarta
con delantaritos blancos.
Han perdido sin querer
su anillo de desposados.
¡Ay, su anillito de plomo,
ay, su anillito plomado !
Un cielo grande y sin gente
monta en su globo a los pájaros,
¡El sol, capitán redondo,
lleva un chaleco de raso.
¡Miradlos qué viejos son !
¡Qué viejos son los lagartos !
¡Ay cómo lloran y lloran,
¡Ay ! ¡Ay !, ¡cómo están llorando !
Federico García Lorca
12 mars 2008
Le chat et le soleil
Le chat ouvrit les yeux
Le soleil y entra.
Le chat ferma les yeux
Le soleil y resta.
Voilà pourquoi le soir,
Quand le chat se réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.
Maurice Carême
10 mars 2008
Gracias a la vida
Gracias a la vida que me ha dado tanto.
Me dio dos luceros que, cuando los abro,
perfecto distingo lo negro del blanco,
y en el alto cielo su fondo estrellado
y en las multitudes el hombre que yo amo.
Gracias a la vida que me ha dado tanto.
Me ha dado el oído que, en todo su ancho,
graba noche y día grillos y canarios;
martillos, turbinas, ladridos, chubascos,
y la voz tan tierna de mi bien amado.
Gracias a la vida que me ha dado tanto.
Me ha dado el sonido y el abecedario,
con él las palabras que pienso y declaro:
madre, amigo, hermano, y luz alumbrando
la ruta del alma del que estoy amando.
Gracias a la vida que me ha dado tanto.
Me ha dado la marcha de mis pies cansados;
con ellos anduve ciudades y charcos,
playas y desiertos, montañas y llanos,
y la casa tuya, tu calle y tu patio.
Gracias a la vida que me ha dado tanto.
Me dio el corazón que agita su marco
cuando miro el fruto del cerebro humano;
cuando miro el bueno tan lejos del malo,
cuando miro el fondo de tus ojos claros.
Gracias a la vida que me ha dado tanto.
Me ha dado la risa y me ha dado el llanto.
Así yo distingo dicha de quebranto,
los dos materiales que forman mi canto,
y el canto de ustedes que es el mismo canto
y el canto de todos, que es mi propio canto.
Gracias a la vida que me ha dado tanto.
Violeta Parra, Chili (1964 -1965)
06 mars 2008
Mars
Ah! que mars est un joli mois!
C’est le mois des surprises.
Du matin au soir dans les bois,
Tout change avec les brises.
***
Le ruisseau n’est plus engourdi;
La terre n’est plus dure.
Le vent qui souffle du midi
Prépare la verdure.
***
Le rossignol n’est pas venu
Rempli de douces notes,
Mais déjà sur le hêtre nu
Résonnent les linottes.
***
Par-dessus la haie en éveil,
Fier de ses fleurs écloses,
On voit le pêcher au soleil
Ouvrir ses bourgeons roses.
***
Gelée et vert, pluie et soleil,
Alors tout a des charmes;
Mars a le visage vermeil
Et sourit dans ses larmes.
Alfred de Musset
Apprise par Petitloulou, en CE1. Je l'ai écouté réciter sa leçon avec un immense plaisir...
13 décembre 2007
Une chanson...
Chanson pour les enfants l'hiver |
Dans la nuit de l'hiver Jacques Prévert |









