From China with love

Nos nouvelles aventures à Taishan

19 septembre 2008

Balcon avec vue sur l'Empire du Milieu...

Ben elle est passée où la Maijo?

libellule

Une semaine sans bloguer, sans presque même regarder vos billets et vos commentaires... D'ailleurs, la surprise fut de taille en regardant mon Google reader: bien plus de 300 billets en retard!!!

Ce n'est pas parce que septembre est un mois très chargé pour ma petite famille (même si c'est vrai). Cela tient plutôt au vent de folie qui souffle sur nos projets depuis un peu plus de deux semaines. Je vous sers la version condensée:

Monsieur Maijo: Le chef de mon chef veut me voir cet après-midi (pour info, il attendait une promo très prochainement)

Maijo: ... bonne réunion

Le soir même...

Alors, elle est pour quand cette promo?

(passablement abasourdi) Euh, en fait, ils ont besoin de quelqu'un pour le projet chinois de Taishan, et comme j'avais dit que j'étais intéressé pour l'expat, on me propose un poste dès août prochain...

Voilà, vous savez tout. Depuis, les gens qui décident se sont réunis et ont décidé que Monsieur Maijo était le candidat idéal, et donc il est plus que probable que nous passerons les deux prochaines années dans le sud de la Chine. J'ai beau dire que je soutiens mon mari (ce qui est vrai d'ailleurs), le coup fut rude, surtout par sa soudaineté.

Alors j'ai ressenti l'immense besoin de faire comme l'autruche, cacher momentanément la tête dans le sable pour me faire oublier du monde (même si je sais que c'est toujours faux) et essayer de l'oublier à mon tour (et là encore, rien de moins sûr). Alors j'ai lu; j'ai plongé tête la première dans les livres. Pas trop réels non plus, des fois que... Aucune chance de sortir de ma période fantasy dans ces conditions (à ce propos, Fashion et Karine, les billets arrivent en fin de semaine, promis).

Voilà, vous savez tout... Il est probable que je blogue encore en dents de scie, selon le sentiment dominant du moment (majoritairement l'angoisse ou l'anticipation).

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23 juillet 2008

Une page qui se tourne...

Ce n'est pas que je suive beaucoup les infos sur notre bout de la montagne. Ce matin, cependant, en achetant des cartes postales, les titres des journaux attirent mon regard: Radovan Karazic est tombé aux mains de la justice.
Je n'ai, bien sûr, pas vécu Srebrenica, mais à l'époque, c'est moi qui étais en charge des pages internationales d'un grand journal de Quito le week-end. Aussi, ce matin, ce sont des semaines d'horreur qui sont remontées à la surface d'un coup d'un seul. Et puis un grand soupir... Il est tombé...
Ca ne règle, bien sûr, pas la question, mais il est bon que la justice des hommes puisse passer par là.

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08 avril 2008

MERCI

...à toutes pour vos messages laissés les derniers jours...

free music

J'ai vu passer janvier et février et, contrairement à ce que je pensais, mars également passa dans la grisaille. Une grisaille de fatigue, de fragilité, d'isolement, de peu de foi et de motivation... de gros moments de solitude aussi...

Mais dans mon pays, on aime à dire qu'il n'est pas de mal qui dure cent ans ni de saint pour le supporter... Aussi, peu à peu, je relève la tête, les envies reviennent, le sourire également... et puis l'envie de partager encore plein de choses avec les miens et avec vous.

And I could easily fall from grace
Then another would take my place
For the chance to behold your face

As the days of my life are but grains of sand
As they fall from your open hand
At the call of the winds command

Many words are spoken when there's nothing to say
The fall upon the ears of those who don't know the way
To read between the lines, that lead between the lines, that lead me to you
All that I ask you
Is, show me how to follow you and I'll obey
Teach me how to reach you I can't find my own way
Let me see the light, let me be the light

As the sun turns slowly around the sky
Till the shadow of night is high
The eagle will learn to fly

As the days of his life are but grains of sand
As they fall from your open hand
And vanish upon the land

Many words are spoken when there's nothing to say
The fall upon the ears of those who don't know the way
To read between the lines, that lead between the lines, that lead me to you
Show me how to follow you and I'll obey
Teach me how to reach you I can't find my own way
Let me see the light, let me be the light

And so, with no warning, no last goodbye
In the dawn of the morning sky
The eagle will rise again

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24 janvier 2008

Je me la joue un peu perso...

Eh oui, depuis quelques jours, un "nouveau" groupe a fait irruption dans ma petite vie bien rangée et m'a frappée de plein fouet. J'ai été surprise de voir qu'après plus de quinze ans, mes anciens camarades de lycée (dont la plupart ont fait l'école et collège avec moi) essayent de se retrouver. Alors, on exhume les vieilles photos (pas de bol, je n'en ai aucune à leur mettre sous la dent, mais dès mon prochain voyage en Equateur, je fais les albums de la maison), on se raconte un peu, et on se laisse envahir par les souvenirs.

Ne m'en veuillez pas trop de cette petite absence, je reviens vite...

07 janvier 2008

Rêves d'enfant ou l'hiver enneigé

C'est encore Vanessa qui va être contente, car je rends ma copie avec beaucoup de retard, en appelant à son indulgence ...

Une petite musique pour accompagner mon récit en douceur... n'hésitez pas!

De toute mon enfance, jamais je n'ai vu un flocon de neige. Bien que vivant à très haute altitude, j'ai toujours connu un climat sec et plutôt tempéré, où le Soleil et la Lune se partagent le ciel à parts égales. Où il n'est pas rare, vers sept ou huit heures du soir, de voir surgir derrière les collines en face de la baie vitrée du salon, une immense Lune d'un jaune brillant, ronde et énorme que l'on peut presque enserrer dans ses bras tellement on la sent proche (mais alors, il faut les avoir grand ouverts).

A la saison humide et froide (celle que nous appelons couramment l'hiver, bien que nous ne connaissions pas les quatre saisons), le brouillard de toute la vallée vient se promener devant notre fenêtre, et dans notre appartement à flanc de colline, nous n'apercevons que le sommet de la colline d'en face, celle-là même d'où s'échappe la Lune. C'est un décor assez surprenant, où l'on se sent flotter sur un nuage, bien que non dépourvus de gravité: fantastique, dirons nous.

Le plus froid que l'on connaisse, dans ma ville, ce sont des chutes de grêle: terribles de violence et longues, longues. Il en tombe tant quelquefois, qu'elle reste plusieurs jours dans les jardins, et à l'occasion des chutes les plus mémorables, j'ai vu des dames sortir leur poêle en cuivre sur le lit de grêlons dans leur jardin, pour fabriquer les glaces traditionnelles du nord de mon pays: les "helados de paila", dont j'aurai l'occasion de vous parler dans un prochain billet.

La neige elle-même, nous ne la connaissons que de loin, bien qu'omniprésente dans notre quotidien, toujours à portée des yeux. Parce que pour l'atteindre, il faut monter bien au-delà des 4000 mètres d'altitude, par des chemins pas toujours carossables. Je ne suis pas issue d'une famille de grands marcheurs, et donc je n'ai jamais eu l'occasion de m'approcher de ces merveilleux massifs enneigés. Alors je me contentais de les contempler depuis la vallée, ou depuis ma ville perchée sur sa montagne.

Coto_postal     Coto_wiki

Vues du volcan Cotopaxi: à gauche, photo de l'entreprise des courriers d'Equateur, à droite, wikipédia: cliquez pour en savoir plus ou voir plus grand.

Au-delà d'une certaine altitude, d'ailleurs, sans avoir encore atteint la neige, on chemine sur des paysages d'une beauté sauvage et dépouillée, où poussent peu d'espèces, celles qui tiennent vraiment à la vie, où la terre, bientôt nue, est recouverte de cendre volcanique, et où le vent souffle violemment, accroissant ce sentiment de désolation, une beauté rageuse et déchaînée.

Coto1  Coto2  Coto3

Cotopaxi, Equateur, juillet 2004. Cliquez pour voir plus grand.

On continue en musique...

Alors pourquoi rêver de la neige, me direz-vous? Et bien si pourtant. Plusieurs raisons me viennent à l'esprit, beaucoup plus prosaïques que tout ce que j'ai raconté jusqu'ici (enfin, jusqu'à un certain point).

L'herbe est toujours plus verte ailleurs... Une petite partie de ma famille est partie près des Alpes italiennes. A l'occasion de visites, mes grands parents ont rapporté des peintures de superbes montagnes enneigées, qui ornent depuis plusieurs salons dont celui de maman. Une neige différente, plus proche, plus réaliste, plus sombre quelquefois. Nos peintres ne peignent pas la neige de cette façon, c'est plus une neige lointaine, comme décorative, presque toujours blanche et immobile. Quelquefois même, une neige de décor d'opérette (sans vouloir médire d'ailleurs sur la qualité du tableau), qui ne reflette en rien cette beauté sauvage dont je parlais plus haut.

L'influence de l'Oncle Sam... eh oui, comme dans tout le sous-continent américain. Il est arrivé avec ses traditions, dont certaines ont su s'ancrer avec force. C'est ainsi que plusieurs siècles après l'évangélisation espagnole, nous accueillions à bras ouverts le bonhomme barbu vêtu de rouge, et l'image des Noëls enneigés. Ah, la féerie de Noël, et comme maman la rendait si bien. Pour tout vous dire (et cet aveu mérite bien de figurer en haut du billet sur ma midinettitude), THE guirlande lumineuse de mon enfance, celle qu'il n'était pas question de laisser de côté, était faite de loupiottes en forme de bonhommes de neige givrés.

Et puis, Maijo grandissant... les amis partent, les cartes postales arrivent, on se cultive un petit peu, on aime regarder les livres de belles photos... La neige prend de plus en plus de visages, on la voit sous des perspectives différentes, mais toujours de loin.

Maijo grandissant encore... rencontre un charmant jeune homme. Nous ne sommes que des adolescents, et nous ne le savons pas encore, mais c'est avec lui que je ferai ma vie plus tard. Pour l'instant, nous nous quittons et il est loin, il est parti pour son pays à l'hiver enneigé.

C'est cet amour qui m'a amené sur cette autre terre que j'ai appris à aimer. Tout d'abord par amour pour lui. Car c'est dur de quitter la terre qui nous a vus grandir et que l'on aime. De quitter son équilibre douillet pour le déséquilibre des quatre saisons, pour la pluie et la grisaille du premier automne, dont on n'arrive même pas à profiter des couleurs, pour ces nuits qui s'allongent, les volets clos, pour se protéger du froid, mais qui cachent la lumière et donc pour moi, la vie.

Et puis un jour, il est là, le premier flocon de neige que l'on aperçoit pour de vrai. Mais je suis si loin de mon rêve d'enfant... La Capitale n'est pas l'endroit idéal pour voir tomber la neige, les grandes villes sur ces latitudes sont encore souvent peu habituées à ces intempéries. J'ai de cette occasion le souvenir d'une sortie de cours chaotique et mémorable, où le danger des glissades le disputait à celui de se faire écraser par chaque voiture, à la trajectoire incertaine et dérapante: une belle pagaille je vous dis.

Ce premier hiver, froid et sombre, ne fut cependant pas suffisant pour entamer mon rêve, celui de voir tomber la neige, celui du silence feutré et de la blancheur lumineuse, mais cela ne vint que plusieurs années plus tard... Et ne fait plus partie de mon rêve, puisque celui-ci s'est réalisé, bien au-delà même de mes espérances...

Une petite dernière... pour les photos...

chuteneige

hiverimaginaire1  hiverimaginaire2  hiverimaginaire3

Cliquez, pour les voir en grand...

04 décembre 2007

Babayaga ou ma cabane

Je m'en veux! Eh oui, car j'ai laissé passer TOUT le mois de novembre en pensant ne pas avoir de matériel pour participer au défi de Vanessa, Passeurs d'imaginaires, sur les cabanes. Et puis le dernier jour, sur un de ses billets, cela me sauta aux yeux comme une évidence.

Bien sûr une cabane ayant hanté mon imagination, comme celle de tant d'enfants au monde entier. Une cabane qui repose sur des pattes de poulet, ce qui lui donne l'inquiétante faculté de pouvoir tourner sur elle-même. Une cabane de sorcière, au même titre que celle de la sorcière de Hansel et Gretel, sauf que là, il n'y a même pas de bonbons pour attirer les enfants naifs et perdus.

J'ai nommé, la cabane de Babayaga

babayaga     babayaga2

Source: russie virtuelle

babayaga1

Vue par Rébecca Dautremer, je vous en parlais ici.

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27 novembre 2007

Appel

telebbNous avons été nombreuses le mois dernier à en parler, à exprimer nos craintes, notre colère, notre tristesse que de telles idées puissent voir le jour, qui affectent directement les enfants dès leur berceau.

Aujourd'hui, une pétition existe pour limiter quelque peu la nuisance de ce type de chaîne, en l'empêchant de diffuser 24h/24. Moi je l'ai déjà signée,

et vous?

Pour aller sur le site de la pétition, au demeurant très bien écrite, cliquez sur l'image. Pour retrouver les billets de Mammilou sur le sujet, c'est ici et ici, celui de Lilo, c'est par ici, celui de Gawou, par , ou encore le mien.

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18 octobre 2007

A mon tour

A la suite du post bien senti de Mammilou-mijo sur la création d'une nouvelle chaîne de télévision destinée aux bébés de 6 mois à 3 ans, j'ai senti mon sang bouillonner, je me suis insurgée, j'ai presque pleuré de tristesse mais aussi de rage en regardant les vidéos que montre mammilou, surtout la deuxième (prenez le temps d'aller la voir, ça vaut vraiment le détour). Et puis, je me suis dit qu'il fallait que ça sorte...

Je ne vais pas reprendre les arguments de mammilou, que je juge fort sensés (vous pouvez les voir chez elle, je vous y encourage). Je veux à mon tour élargir la réflexion en vous montrant ça:

bonhomme1

  bonhomme2

Source: starke-eltern.de

De quoi s'agit-il? Ce sont les dessins "bonhomme", faits par des enfants de 5-6 ans, scolarisés depuis l'âge de 3 ans. Le groupe du haut étant celui qui regarde le moins la télévision (moins d'une heure par jour), celui du bas, les enfants qui regardent la télé plus de 3 heures par jour. Ils font partie de l'étude du pédiatre allemand Peter Winterstein, dont vous pouvez lire les résultats ici ou ici (si vous êtes germanophones) ou , si vous ne l'êtes pas. Il y a également l'article dans Courrier International (n° 811, mai 2006, mais là il faut être abonné).

Pour dessiner un bonhomme

Deux petits ronds dans un grand rond.
Pour le nez, un trait droit et long.
Une courbe dessous, la bouche.
Et pour chaque oreille, une boucle.

Sous le beau rond, un autre rond
Plus grand encore et plus long.
On peut y mettre des boutons :
Quelques gros points y suffiront.

Deux traits vers le haut pour les bras
Grands ouverts en signe de joie,
Et puis deux jambes, dans le bas,
Qu’il puisse aller où il voudra.


Et voici un joli bonhomme
Rond et dodu comme une pomme
Qui rit d’être si vite né
Et de danser sur mon papier.

Maurice Carême

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04 octobre 2007

Parce que c'est important...

Je prends le relais de Nath46 et d'autres pour exprimer ma solidarité, parce que c'est nécessaire, parce que ça se passe ici et maintenant, pour que la violence s'arrête un jour.

Free Burma!

Des blogueurs dans le monde entier préparent une action pour supporter la révolution pacifique en Birmanie. Il s'agit d'exprimer sa solidarité avec tous les Birmans qui se révoltent sans armes contre la dictature. Les blogueurs sont invités à ne pas alimenter leur blog pendant la journée du 4 octobre, en ne publiant qu'un seul billet avec le texte “Free Burma”.

Blogers de todo el mundo están preparando una acción para apoyar la revolución pacifica en Birmania. Queremos dar un señal de paz y mostrar nuestra simpatía con esta gente que está luchando contra su régimen cruel sin armas. Estos blogers están planeando de parar sus blogs el 4 de octubre para poner solamente un solo artículo: Un banner rojo con la palabras: „Free Burma!“ o „Birmania libre!“.

FREE BURMA, le site, c'est par ici.

(Pour celles qui les ont déjà vus et pour toutes les autres aussi d'ailleurs, vous retrouverez donc mes Teddies demain).

Posté par maijo à 12:27 - De tout et de rien... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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12 juillet 2007

Quand tu lances la flèche de la vérité...

Quand tu lances la flèche de la vérité, trempe la pointe dans du miel.

Petite phrase trouvée dans un livre de contes d'Orient dont mes fils écoutaient le CD.

Posté par maijo à 16:58 - Nos lectures jeunesse - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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