fright night bUne des choses qui m'a le plus manqué en Chine pendant ces deux dernières années, ça a été d'aller au cinéma pour pouvoir regarder les dernières sorties daubesques (pour citer une expression consacrée d' une certaine blogueuse bien connue) et me rincer l'oeil au passage. Non pas qu'on ne puisse pas trouver, pour un prix défiant toute concurrence, les DVDs des dites daubes dans le petit magasin de DVDs bien connu et très apprécié de tous les français de Taishan. Ils s'y trouvaient souvent avant même leur sortie en DVD dans le monde occidental. Genre, quand je suis retournée en Chine le 15 août 2010, ils avaient déjà les DVDs de toutes les sorties de l'été...

Mais je m'égare. Les sorties ciné, donc. En effet, Taishan comptait alors un unique cinéma qui passait de temps en temps un blockbuster (genre Avatar ou Harry Potter 7), en anglais soutitré chinois et où je n'ai jamais mis les pieds. Inutile de vous dire que lorsque je rentrais pour l'été en France, je me faisais un devoir de rattraper le temps perdu et ma fréquentation des salles obscures augmentait de façon exponentielle. J'étais donc fort contente, mercredi dernier, d'assister avec deux copines à la sortie de Fright Night, que nous attendions impatiemment pour des raisons davidesquement évidentes (au moins pour deux d'entre nous)...

fright night cDans une banlieue très "rêve américain" de Las Vegas (horrible car un carré de maisons au milieu de nulle part), des disparitions suspectes commencent à avoir lieu. Charley, ancien geek qui fréquente maintenant la bande des cools du lycée et qui a une petite amie de rêve ne veut pas croire les histoires de son ancien copain Ed, qui le met en garde contre Jerry, son nouveau voisin, qu'il suspecte d'être un vampire. Mais Ed disparaît à son tour et Charley se voit bien obligé de se rendre à l'évidence. Il demande alors l'aide du célébrissime Peter Vincent, homme de scène qui se prétend magicien et chasseur de vampires.

Partant sur un thème aussi rabâché, on aurait pu s'attendre à plus daubesque, sauf que. Le scénario n'est pas mal du tout, toutes les dernières sorties bit-litt et cinématographiques associées donnant prétexte à des références plus ou moins décalées et des dialogues drôlatiques que ne pouvait pas se permettre la première version, Vampire, vous avez dit vampire? (car, figurez-vous que depuis, je me suis fait un petit condensé de cette superproduction, ahem, des années 80). Par ailleurs, le jeu des acteurs est très bon, notamment les femmes, Imogen Poots (la copine de Charley) et Toni Colette (sa mère). Quant à David Tennant (Peter Vincent), il est très crédible dans le rôle du lâche qui vit une vie d'illusions mais fuit dès que la réalité le rattrape... pour mieux se rattraper à la fin. Passons sur un Colin Farrel totalement insipide, voire inexistant (c'est bête, il a le rôle principal), qui ne fait que donner plus d'éclat aux autres personnages.

Bref, vous l'aurez compris, une soirée fort sympathique, même si sans bière, d'autant plus que nous avons couiné en coeur sur David en cuir (ou sans). On recommence quand vous voulez les filles.

Un petit dernier pour la route...

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