From China with love

08 novembre 2014

Un peu de couleur

Puisque l'automne semble vraiment vouloir s'installer (je n'ose pas dire enfin, mais je reconnais tout de même qu'il était temps), voici un peu de couleur pour égayer ce salon. 

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07 novembre 2014

Il fut un temps...

Il fut un temps où j'avais le temps de lire.

Non seulement de lire, j'avais même le temps de tenir un blog qui parlait pour la plupart de mes lectures, mais aussi de la vie quotidienne de trois garçons extraordinaires (parfois de leur papa et de leur maman), de cuisine, quelques loisirs créatifs.

Peu à peu se sont ajoutées des photos de voyages, des échanges avec d'autres blogueuses, des défis... Que d'aventures ont été vécues grâce à ce blog!

Puis la motivation a commencé à diminuer, le temps à se faire plus rare, un quatrième petit garçon extraordinaire est venu agrandir notre famille et nos coeurs. Et le temps a tout bonnement disparu!

Et puis l'envie revient, petit à petit. Par accoups: parfois on a franchement très envie de recommencer, d'autres fois on se laisse porter par le nouveau rythme quotidien. Parce que qui dit tenir un blog, dit aussi faire le tour d'un certain nombre d'autres blogs qui valent franchement la peine qu'on y fasse un détour. Le temps, le temps...

Aujourd'hui, l'envie aura été la plus forte. L'envie de partir d'un nouvel élan, de revenir en ces lieux pour en faire quelque chose de nouveau mais aussi sensiblement la même chose. Et voir si c'est possible. Voir si l'envie perdure. Voir si le temps le permet. Ou si j'en ai envie au point d'obliger le temps à permettre.

On verra.

 

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01 août 2012

Est-ce moi qui ai grandi, ou bien...?

charlesdexterwardCela faisait fort longtemps que je n'avais pas relu cet auteur et, les hormones en fin de grossesse aidant, après plusieurs mois de lecture exclusive de romances, j'ai voulu retenter l'aventure, ne cherchez pas à comprendre pourquoi, je me le demande moi-même.

Le résultat n'a pas été concluant, avouons-le dès le début. Si je me souviens de nuits il y a... pfiouuuu, plein d'années, où je n'arrivais à m'endormir qu'avec une veilleuse allumée après avoir lu quelques unes de ces nouvelles, là j'ai trouvé la clé du mystère à peine le livre commencé. Qui plus est, il y avait parfois de telles longueurs que je suis passée bien près de l'ennui.

Mais pitchons tout de même, vous vous ferez votre propre opinion. Féru d'études historiques, le jeune Charles Ward se découvre un ancêtre maudit et disparu, Joseph Curwen, sorcier plus que centenaire qui quitta Salem lors de la chasse aux sorcières pour aller s'installer à Providence. Curwen y mène une vie d'entrepreneur prospère mais reclus et peu à peu des rumeurs commencent à se répandre sur des activités mystérieuses qui auraient lieu dans sa propriété, sur la disparition de certaines personnes qui travaillent pour lui et sur l'ascendant qu'il a sur ses employés, fondé sur des connaissances qu'il possède sur leur passé. Tentant de se redonner une apparence fréquentable, il épouse la fille d'un de ses employés, personnage très apprécié en société. Mais tout cela ne suffit pas. Un collectif se forme pour mettre fin aux horreurs qui ont lieu dans les caves de la ferme de Curwen.

Un siècle et demi plus tard et fort des manuscrits de Curwen trouvés par hasard dans son ancienne résidence, Charles Ward abandonne ses ambitions et ses études pour se plonger corps et âme dans les recherches de son aïeul. Mais progressivement, son comportement change, il devient de plus en plus étrange et se renferme sur lui-même, jusqu'à un moment où, soupçonné de folie, il est interné dans une institution. C'est le médecin de famille, qui a suivi le jeune homme depuis les premières inquiétudes de ses parents, qui viendra à bout du mystère et découvrira l'horreur véritable qui se cache derrière la démence de Charles Ward.

Il nous a donc fallu plusieurs dizaines de pages pour nous expliquer la monstruosité des agissements de Joseph Curwen et de ses deux comparses. Et le lecteur de se douter de la réponse dès les premières lignes. Alors au début, on se dit qu'on continue parce qu'on veut vérifier si on a vu juste, puis parce qu'on veut voir comment l'auteur va nous mener au bout. Finalement, rien que de très classique: Curwen ayant trouvé un moyen pour faire revenir les morts se fait convoquer par son descendant, qu'il finit par tuer pour en usurper l'identité et pouvoir continuer ses recherches.

Alors oui, il est vrai que les narrations de Lovecraft sont souvent très descriptives. Mais là, de mon point de vue, il n'a pas réussi à installer l'ambiance. Jamais je ne me suis sentie happée par l'histoire, et son insistance m'a paru assez vide. Alors, vous, chers lecteurs, vous en pensez quoi, suis-je passée à côté? Est-ce moi qui ai grandi et Lovecraft ne parvient plus à me faire peur? Ou bien...

Lovecraft, H.P., L'affaire Charles Dexter Ward, J'ai lu, 2002.

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25 juillet 2012

Et pendant ce temps...

Vous vous demandiez peut-être (ou pas) où j'étais passée. Depuis un mois, un quatrième petit garçon est venu égayer nos vies.bIMG_2476

Après les vacances, les affaires reprennent, promis.

 

 

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23 décembre 2011

There have been times I've been convinced I didn't marry a female, but an incendiary device

lordofscoundrelsPour continuer avec ce Mois anglais (option guimauve) que j'ai entamé en accord avec moi-même, voici une auteure que j'avais envie de lire depuis un moment, notamment suite aux billets enthousiastes de certaines blogueuses. Et je n'ai pas regretté.

A trente-trois ans, Lord Dain est richissime et un débauché de la pire espèce. Enfant d'un père qui l'a détesté dès sa naissance et qui a fait la vie de sa mère si misérable qu'elle préfère se déshonorer en s'enfuyant avec un amant lorsque Sebastian n'a que huit ans, il est dès lors envoyé en pension où il aura à subir les brimades de ses camarades à cause de son physique ingrat et du scandale parental. Il apprendra bien vite à faire son chemin dans la vie à la force de ses poings et en amassant des richesses. Au moment où l'histoire commence, il vit à Paris où il tient une sorte de cour des débauchés, versés dans le jeu, la boisson et les femmes. Mais cette vie à un prix, que tous ses "amis" n'ont pas les moyens de payer et certains courent allègrement vers la ruine. C'est le cas de Bertram Trent.

La soeur de Bertram, Jessica, arrive à Paris avec sa grand-mère pour enlever son frère de ce milieu pernicieux. A vingt-sept ans, c'est une très belle femme, décidée, qui n'entend pas se marier tant qu'elle n'aura pas trouvé l'homme qui saura la comprendre, ce qui risque d'être compliqué car elle est sacrément indépendante (de pensée et d'action) et n'a absolument pas la langue dans sa poche. Elle s'est donc préparée à affronter ce Lord Dain mais est surprise par les effets qu'il a sur elle, les genoux qui deviennent tout mous n'étant pas le moindre. Mais elle donne le change, Jess, en personne intelligente, pleine d'humour et de répartie et très consciente de ce qui lui arrive. Elle va d'ailleurs s'arranger pour mettre Dain dans des situations impossibles qui, comme il le dit lui-même à un certain moment, lui explosent à la figure au moment le plus inattendu et ont des conséquences pour le moins inespérées, dont par exemple un mariage auquel ils ne s'attendaient pas forcément (pas à ce moment-là en tout cas). Et ne me dites pas que je spoile, parce que là on est dans le b-a-ba de la romance. Ce qui est intéressant, justement, et assez hors du commun pour être remarqué, c'est qu'ils ne sont pas forcément prêts à comprendre leurs sentiments (ni s'ils en ont, autres que leur forte attirance physique d'ailleurs) et que donc une bonne partie de l'intrigue va devoir se résoudre une fois le couple "établi".

Les personnages secondaires sont aussi fort bien traités, dans un scénario relativement riche pour le genre où les gens interagissent aussi entre eux et pas forcément autour du couple principal. Le roman comporte sa part de guérison miraculeuse par l'amouuuuuuuur, propre à beaucoup de romances, bien sûr, mais on lui pardonne parce que pendant ce temps, les pages tournent et on n'a jamais le temps de s'ennuyer ou de s'arrêter pour se dire "bon, ok, ça c'est plat". C'est une très bonne romance, chers lecteurs, que je ne peux que vous recommander.

Loretta Chase, Lord of scoundrels, Avon books, 1995, 357 p.

Les billets des tentatrices, j'ai nommé Karine, Fashion et Pimpi.

Et comme cela se passe pour une bonne partie en Angleterre et que de toute façon c'est de noblesse anglaise qu'il est question, ce billet sera donc le douzième comptant pour le Mois anglais.

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22 décembre 2011

Romancing Mister Bridgerton

romancingbridgertonVous croyiez hier m'avoir entendue parler de doudouthérapie, de chocolat chaud et autres douceurs pour conjurer le froid, jugez par vous-mêmes. Décembre, en plus d'être le mois anglais, aura été pour moi le mois de la romance. Il faut dire que les livres de Julia Quinn sont addictifs, que les Bridgerton en particulier sont une famille très attachante et que j'avais une folle envie de savoir qui était Lady Whistledown. Par conséquent, Fashion ne m'avait pas sitôt mis ce volume entre les mains que j'en commençais la lecture. Que je ne me suis pas amusée à faire durer, d'ailleurs.

Colin Bridgerton, comme son nom l'indique (si vous avez bien suivi) est le troisième de la fratrie, après Anthony et Benedict dont je vous ai parlé dans des billets précédents. Dans An offer from a gentleman, qui a lieu plusieurs années auparavant, Colin commet une maladresse de taille à l'encontre de Penelope Featherington, meilleure amie d'Eloïse Bridgerton, éternelle Wallflower malgré sa gentillesse et son intelligence, au point qu'à ving-huit ans, sa propre mère (celle qui a habillé Penelope en orange et jaune citron pendant plusieurs saisons d'affilée) s'est résignée à l'avoir comme compagne pour ses vieux jours (oh la perspective alléchante que voilà).

Or Penelope est amoureuse de Colin depuis l'âge de seize ans. D'abord parce qu'il est très séduisant. Mais surtout parce qu'il a toujours eu avec elle une relation de confiance et même de complicité. Parce qu'il a su voir au-delà de sa timidité et qu'il a toujours su la mettre à l'aise. Parce que, par conséquent, leurs échanges sont drôles, intelligents et décompressés, loin des mondanités vides et compliquées entre les bons partis et les jeunes débutantes à marier (et leurs mères avides). Mais elle semble rester éternellement pour lui la meilleure amie de sa jeune soeur.

A trente-trois ans, Colin est un grand voyageur. Toujours sur le départ, absent plusieurs mois par an. Mais quand il voit sa vie à la lumière de celle de ses deux aînés, elle lui semble vide de sens. La vie sociale londonienne l'ennuie et il ne semble pas parvenir à donner un sens à la sienne... A son dernier retour de voyage, cependant, les choses vont prendre un tournant quelque peu inattendu. Des secrets vont être découverts, et les intrigues mondaines vont mettre Londres en ébullition, influençant par là-même la relation de Colin et Penelope.

Voilà encore un tome très réussi dans cette excellente série, chers lecteurs. Pendant trois volumes nous avons accompagné Penelope dans son embarras, et deviner ce qu'il a pu être dans les années in-between, avant ce volume qui se passe une dizaine d'années plus tard. Après tout, se faire remarquer parce qu'on est habillée comme un citron alors qu'on est une adolescente timide et effacée et être prise pour une femme quelconque et inintéressante pendant plusieurs saisons d'affilée n'a rien de plaisant. N'ayant jamais eu aucune proposition de mariage et sûre et certaine que jamais l'homme qu'elle aime depuis douze ans ne la verra sous cet angle, Penelope est bel et bien résignée à finir sa vie vieille fille, à l'instar de son amie Eloïse. Et pourtant, à vingt-huit ans, elle va se transformer et montrer la femme brillante qui s'est toujours cachée derrière la timide... Colin sera ébloui par cette transformation, très confus de ne pas avoir accordé à Penelope l'importance qu'il aurait dû, charmé par cette nouvelle confiance qu'elle a en elle-même, qui le poussera lui aussi à franchir le pas qui donnera du vrai sens à la vie (et je ne parle pas de mariage dans le cas précis).

L'intrigue parallèle est tout autant délicieuse. L'identité de Lady Whistledown nous tenait en haleine depuis le début de l'histoire, ainsi que toute la société, et Lady Danbury ne fait que jeter de l'huile sur le feu en lançant son défi pour la découvrir. Personnellement, je dois avouer que la véritable Lady Whistledown figurait dans ma liste de suspects, mais pas en très haute place (quoique j'ai fini par voir arriver la chose un peu avant qu'elle nous soit dévoilée). Et j'ai été ravie de voir que pour elle aussi, les choses prennent un bon tournant finalement. La scène finale est d'ailleurs une scène de conte de fées, et mon petit coeur en guimauve tout mou était transporté d'émotion.

Le billet de Pimpi, également très enthousiaste. Et merci à Fashion pour le prêt. Vous pouvez d'ailleurs voir aussi son billet ici.

Julia Quinn, Romancing Mister Bridgerton, Avon Books, 2002, 370 p.

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Ce billet est le onzième comptant pour le Mois Anglais de Lou, Cryssilda et Titine.

21 décembre 2011

Anna and the french kiss

AnnafrenchkissAnna est la fille d'un écrivain de romances, sorte de nouveau riche un peu embarrassant relativement ambitieux, qui a quitté sa mère quelques années auparavant mais continue de dicter leur vie. Cependant, sa surprise est de taille lorsqu'elle apprend qu'il entend lui faire quitter Atlanta pour faire sa dernière année de lycée à Paris, dans un internat très exclusif. Ne parlant pas un mot de français et peu désireuse de quitter sa meilleure amie et un potentiel prochain petit ami, c'est la mort dans l'âme qu'elle entame cette rentrée. Elle ne tarde pourtant pas à se faire de bons amis, dont le très beau Etienne St Clair, qui l'attire et semble attiré à son tour, mais qui est déjà pris. De bons ennemis, aussi d'ailleurs...

La première chose que je peux vous dire, chers lecteurs, c'est que j'ai beaucoup apprécié la lecture de ce petit roman tant qu'elle a duré. La seconde, c'est que deux semaines après, il ne m'en reste quasiment aucun souvenir. Ce que j'ai aimé c'est la fraîcheur du style et la facilité avec laquelle l'auteure nous plonge dans cette ambiance d'internat huppé et dans la vie de ces adolescents. Les personnages sont tous fort attachants et sympathiques, chacun subissant les affres de cet âge ingrat à sa manière, cette période de la vie où les amitiés qui semblent indestructibles virent à l'indifférence du jour au lendemain, où la force des sentiments est à fleur de peau, avec cette gaucherie qui lui est si particulière. Elle nous le fait tellement ressentir, d'ailleurs, qu'à plusieurs reprises je me suis surprise à penser que même si j'étais complètement dans l'intrigue, j'étais ô combien heureuse de ne plus être une adolescente.

Même si ça crève les yeux que l'ambiance parisienne est là pour clairement donner une touche romantique à la chose, ce n'est pas pour autant forcé, et on profite de ces décors que l'on connaît bien au long des promenades des jeunes héros. L'histoire elle-même est simple, franche, au point qu'elle pourrait sembler très quotidienne, même si 99,9% de la population ne peut par se permettre le niveau de vie des personnages, mais sans richesse point de glamour me direz vous et c'est tout de même plus plaisant d'entendre parler des crèperies du quartier latin que du métro aux Halles. C'est donc un petit plaisir que l'on s'offre, du rêve léger tel un rocher en chocolat (pas fer***o, hein, un bon), délicieux et éphémère si l'on n'en abuse pas.

L'histoire d'Anna et St Clair est encore une autre histoire d'amour d'adolescents, mais c'est là aussi qu'en est toute la beauté: j'ai beau en avoir lu des dizaines, je me fais toujours prendre par les sentiments, hé hé. Je revendique mon âme de midinette, plus encore pendant l'automne où les journées froides et grises appellent de grands apports de réconfort, du chocolat chaud, voire un mug de thé et des biscuits.

Stephanie Perkins, Anna and the french kiss, Speak (Penguin), 2010, 372 p.

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20 décembre 2011

Les sorcières font leur mois anglais

sorcièresépouvanteurLes Chroniques de la pierre de Ward (les livres de l'Epouvanteur) est une série que j'ai découvert presque dès sa sortie et qui m'a tout de suite beaucoup plu. Ce plaisir de lecture est encore plus grand aujourd'hui car je le partage avec l'aîné de mes garçons, aussi impatient que moi à guetter chaque nouvelle sortie. En Chine, il m'est arrivé de commander la série pour la bibliothèque, mais nous allions toujours à Hong Kong nous procurer un exemplaire supplémentaire pour notre petit plaisir (que nous commandions à l'avance à la librairie française).

Alors le temps que nous attendions la sortie du huitième livre en français, qui n'est annoncé que pour l'année prochaine, nous sommes tombés sur ce petit livre de cinq nouvelles, qui reprend cinq histoires de sorcières, nommées ou pas auparavant dans les histoires de Tom Ward: Meg Skelton, Grimalkin... Je ne vais pas vous résumer toutes les nouvelles, mais plutôt vous dire ce que j'en ai pensé.

Franchement, j'en attendais plus. Parce que je suis une grande lectrice de nouvelles, que j'aime ce genre et que j'estime qu'il est parfaitement possible d'arriver à un dénouement sans précipiter les choses, j'ai été un petit peu déçue par ce qui me semble être un pur produit commercial du succès de la série. Je trouve que les histoires manquent un peu de profondeur, que l'ambiance des livres de la série n'arrive pas à s'installer que l'histoire est déjà finie. Celle de Meg en est l'exemple le plus flagrant. Mais ne jetons pas tout au feu, loin de là. Il y a deux histoires que j'ai beaucoup appréciées, celle de Grimalkin (qui est ma sorcière préférée de la série) et celle de la banshee, la toute dernière, qui est la plus aboutie à mon avis.

Sinon, malgré les quelques faiblesses trouvées dans les nouvelles, on retrouve avec plaisir le style de Joseph Delaney et son monde imaginaire, et on ne peut qu'espérer qu'on le retrouvera en pleine possession de sa plume dans les épisodes suivants de la série. Affaire à suivre.

Joseph Delaney, Les sorcières de l'Epouvanteur, Bayard, 2011, 217 p.

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Ce billet est le dixième comptant pour le mois anglais.

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19 décembre 2011

I'm the Doctor and I just snogged Madame de Pompadour

Un lundi de plus, chers lecteurs, et nous ne pouvions vous laisser dans l'attente de notre billet pour le challenge Quel épisode vous a fait tomber en amour avec Ten (quoi, ce n'est pas comme ça qu'il s'appelle?). En ce qui me concerne, The girl in the fireplace est un de mes préférés de tous les temps.

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Trois mille ans dans le futur, le Docteur, Mickey et Rose se posent sur un vaisseau spatial qui semble être à la dérive. Stupéfait, le Docteur découvre cependant qu'il contient plusieurs fenêtres temporelles, toutes dirigées vers la France du début du XVIIIè siècle et plus précisément orientées sur le personnage de Reinette Poisson, future Madame de Pompadour. Il trouve d'ailleurs un robot fait de mécanismes d'horlogerie caché sous le lit de Reinette, scannant son cerveau. Parallèlement, Mickey et Rose découvrent que le vaisseau contient des parties humaines dans ses composants. En réalité, les créatures cherchent une dernière pièce pour réparer leur vaisseau, un cerveau, et il semblerait que seul celui de Madame de Pompadour (âgée précisément de 37 ans) puisse convenir. Dans une dernière tentative un peu désespérée et haute en couleurs, le Docteur tentera d'empêcher qu'elle ne soit emmenée de force.

 

Qu'est-ce qui rend, à mes yeux, The girl in the fireplace soooooooo remarkable? Tout d'abord, au risque de me répéter, les épisodes historiques sont toujours extraordinaires. La cour de France au dix-huitième siècle est rendue dans toute sa splendeur, menacée par des mannequins habillés à la vénitienne et complètement terrifiants. Reinette Poisson est présentée comme une femme douée et très intelligente, éveillée et intellectuellement curieuse, mais en même temps fine et aimante. Parce qu'en même temps qu'elle la découvre, elle nous révèle une part intime du Docteur. Parce que Sophia Myles joue Madame de Pompadour avec une grâce incroyable.

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C'est aussi un épisode plein de répartie. La nature des protagonistes le veut ainsi, car Renate est attirée par cet ami imaginaire, ce mystère qui rend supportables les cauchemars et les monstres, et le Docteur ne l'est pas moins. Malgré (ou peut-être à cause de) cela, c'est un épisode qui révèle beaucoup de l'intimité du Docteur, qui nous le rend plus humain dans sa différence et donc très attachant. Malgré cela, David est vivant comme jamais, vibrant, quasi-explosif, épique lorsqu'il arrive sur son blanc destrier.

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Il y a aussi la résolution du mystère, relativement inespérée. Pourquoi les robots disent de Madame de Pompadour qu'ils sont les mêmes? Very clever. Il y a l'utilisation des mécanismes d'horlogerie, très maline, à une époque où ils faisaient rage parmi la noblesse européenne. Et puis il y a cette lettre (décidément, il y a quelque chose avec les lettres, chers lecteurs), que j'avais déjà cité dans un des jeudis de Chiffonnette, qui me fend le coeur à chaque fois: "Godspeed, my Lonely Angel". Bouh.

Un de mes épisodes préférés, ever, que je revisionne régulièrement avec un plaisir immodéré. J'espère qu'il en est de même pour vous (et si vous ne connaissez toujours pas, vous attendez quoi pour vous y mettre, hein?).

Pour mon plus grand plaisir, Karine nous a rejoint pour ce coup-ci. Son billet ici. Et ici celui de Fashion.

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Ce billet est le neuvième comptant pour le Mois Anglais.

18 décembre 2011

Le finger-food, nous on est fan

Depuis quelque temps, une certaine tendance a fait son apparition chez les Maijo: le finger-food. A force d'avoir un peu voyagé, expérimenté d'autres façons de manger allant des baguettes aux mains nues, nous avons accumulé les idées, agencé un peu par-ci par-là en fonction de ce que nous trouvons dans les marchés et de nos goûts aussi, et nous nous faisons des déjeuners de week-end où on mange avec les doigts: hamburgers faits maison, tacos et autres burritos, mais aussi cette petite recette dont vous me direz des nouvelles.

tacos maison

Ça, c'est une de nos versions maison des tacos.

L'idée de ce plat nous est venue lors de notre voyage au Vietnam, cet hiver. Nous étions en visite dans le delta du Mékong et devions manger dans une demeure traditionnelle, classée au patrimoine mondial. Après une délicieuse soupe aux graines de lotus, on nous a servi du poisson aux oreilles d'éléphant, un truc incroyable, présenté entier et debout sur un plat, les écailles et nageoires grattées à rebrousse-poil pour le rendre plus impressionnant. Ne me demandez pas de photos, on était tellement stupéfaits que ni l'homme ni moi n'avons pensé à dégainer l'appareil... Heureusement quelqu'un a eu la gentillesse de venir nous aider à en découdre avec la bête. Les morceaux de chair finement cuite et parfumée étaient posés au fur et à mesure dans des galettes de riz précédemment humidifiées. Venaient compléter la composition des tranches d'ananas et des feuilles de menthe.

De retour en Chine, point de poisson aux oreilles d'éléphant (et pas envie de traiter avec du poisson avec arêtes avec les garçons). Nous avons donc opté pour une autre version, celle que je vous donne.

Roulés au poulet style vietnamien 

Pour une famille de cinq gourmands comme la nôtre, il va vous falloir:

  • des galettes de riz, en vente dans les rayons épicerie asiatique. Faites attention que les galettes ne soient pas trop cassées et n'hésitez pas à délaisser les grandes marques, souvent beaucoup plus chères pour un produit de qualité équivalente. Comptez au moins deux par personne si c'est un plat unique (nous on en mange trois, voire quatre, mais je l'ai déjà dit, on est très gourmand ici).
  • 5-6 blancs de poulet
  • un ananas bien mûr
  • des feuilles de salade au goût pas trop prononcé (la batavia est excellente)
  • du sel, du curry fort
  • de la sauce soja

 

galettes poulet curry 1Commencez par couper l'ananas en rondelles, et les rondelles en tiges d'environ 1 ou 1,5 cm. Réservez sur une assiette. Coupez les feuilles de salade en deux ou trois  morceaux et réservez à part. Préparez le poulet au dernier moment. Coupez les blancs en lanières, faites-les un peu dorer à feu vif dans un peu d'huile, ajoutez le curry selon votre convenance (mais c'est bien quand c'est épicé) et un peu de sel. Pendant que le poulet cuit, dressez le couvert, car c'est bien quand le poulet reste chaud. Prévoyez un grand plat rond ou deux, avec un fond d'eau, pour humidifier les galettes de riz au fur et à mesure. Prévoyez également des petites coupelles avec de la sauce soja ou avec un mélange de sauces Nuoc Mam et soja. Dès que le poulet est prêt, appelez tout le monde à table, puis à chacun de rouler ses galettes. On les passe à l'eau jusqu'à ce qu'elles commencent à ramollir (quelques secondes, surtout si l'eau n'est pas glacée), on les dispose sur son assiette, on met dessus des lanières de poulet, des tiges d'ananas et des morceaux de salade (sans trop remplir, car la galette de riz est fragile). On roule comme une cigarette, en repliant les extrémités, on trempe dans la sauce soja, on déguste et on recommence jusqu'à épuisement des ingrédients.

 

 

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C'est boooon!!!! Et c'est très convivial.

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