From China with love

Nos nouvelles aventures à Taishan

22 juin 2009

Les lumières de la ville

Taishan by night, vers 22 heures, vue de mon balcon...

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Et, un peu plus près, toujours à 22 heures, vu de mon balcon...

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La confusion des sentiments

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Couvert d'honneurs à la fin de sa carrière, le narrateur, un vieux professeur, se souvient de la rencontre qui a orienté son choix professionnel et marqué sa vie. Au sortir de l'adolescence, un professeur au timbre vibrant, aux exposés passionnés, fait une vive impression sur le jeune étudiant.

Rapidement, une relation étrange va s'établir entre les deux hommes, qui ravivera la flamme créatrice du professeur mais également la passion de l'étude chez le jeune étudiant, une relation faite de fascination, d'incompréhension, de frustration, de douleur même. On en arrive à un point de tension maximal qui engendre un dénouement vécu comme une cassure, raide, rapide, sans retour possible.

Cette expérience, courte mais très intense à l'instar des récits de Zweig, nous plonge dans la naissance de sentiments ambivalents chez un jeune homme, ce qui du temps de sa publication constituait un sujet très nouveau, mais qui aujourd'hui n'a rien perdu de sa valeur.

Vous allez encore m'entendre dire "du très grand Zweig", mais... n'est-il pas vrai que la plupart de ses récits sont superbes? Vous l'aurez deviné, c'est un coup de coeur dont je ne saurais que trop vous conseiller la lecture.

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21 juin 2009

Petits arrangements avec l'infâme

letellierUn jeune homme, Khaled Addad, est amené un soir à l'hôpital psychiatrique de Toulouse, accusé d'avoir égorgé sa soeur. Bizarrement, il ne semble atteint d'aucune pathologie, mais souffre depuis des mois d'hallucinations qui mettent en scène des meurtres commis il y a plusieurs siècles. Dans un climat social délétère, le séduisant docteur Le Tellier devra se plonger au coeur d'une affaire d'intolérance religieuse qui secoua le XVIIIè siècle, au point d'en inspirer Voltaire, et semble mystérieusement se répéter aujourd'hui...

J'ai été emportée dès le début par la plume de Patricia Parry. Avec un style très efficace, elle nous sert deux affaires qui se répondent, l'une au passé pour laquelle elle utilise avec succès le style épistolaire, et l'autre au présent, sur un fond de cités qui s'enflamment, d'extrémismes qui montent, avec une touche de société secrète savamment amenée.

Les personnages sont fort bien pensés et décrits. Si je n'ai pas complètement craqué pour Le Tellier, je l'ai trouvé très humain; et je n'ai pas pu m'empêcher de m'émouvoir pour Khaled Addad et pour Emmanuel Faure, entre autres.

On est dans l'attente, on tourne les pages en se demandant où l'auteure veut vraiment nous mener... Je ne dirais pas que la fin est complètement inattendue (je l'ai sentie venir à un certain moment), mais on est fort heureux de voir que les deux affaires sont closes d'une certaine manière.

Antoine Le Tellier était le nom de mon groupe lors de la première édition de Books and the City. Honteuse de ne pas le connaître, j'étais allée me renseigner sur internet pour voir qui était ce mystérieux personnage; quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que sa créatrice serait ma coéquipière lors de cette so glamourous aventure! Au plaisir de cette aventure partagée s'ajoute donc celui de partager son écriture; d'ailleurs, Cinq leçons sur le crime et l'hystérie ne devrait pas tarder à rejoindre ma PAL, enfin, quand je retournerai en France...

Les avis de CarolineFashion et Amanda, conquises elles aussi. Le blog de Patricia Parry est aussi à découvrir.

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18 juin 2009

Attention, livraison!!!

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D'où l'utilité d'avoir un vélo ;)

C'est M Maijo qui a su dégainer l'APN à temps, merci à lui.

17 juin 2009

Céleste ma planète

C_lestemaplan_teA quatorze ans, le narrateur fait une rencontre aussi marquante que fugace, car Céleste ne revient plus au collège le lendemain. Déterminé à la retrouver, le jeune homme fait une terrible découverte: tous les maux dont souffre notre planète en ces temps ultramodernes touchent Céleste dans son corps et sont en train de la tuer.

Et voilà qu'elle disparaît, car cette découverte pourrait mettre à mal les intérêts économiques du plus grand conglomérat industriel!

Notre héros mettra tout en oeuvre pour tenter de sauver "sa" Céleste, tentant de réveiller les hommes à la protection de la planète.

Tout le monde a ses auteurs qu'il aime d'amour. Pour moi, Timothée de Fombelle est de ceux-là. Avec quelle simplicité et quelle force il nous embarque dans cette histoire à la fois intelligente et sensible, où l'amour retrouvé répond à la solitude et la prise de conscience au tout économique et à l'argent roi.

Un très beau moment de lecture à tout âge, qui laisse sa trace.

C'est à Gaëlle que je dois cette belle découverte. Clarabel et Emmyne en parlent aussi.

Timothée de Fombelle, Céleste, ma planète, Folio Junior.

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16 juin 2009

Il est des pratiques...

... auxquelles on ne déroge pas. En Chine, la sieste en fait partie.

Sieste_2  Sieste_1

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15 juin 2009

El cuento numero trece (The tirteenth tale)

num_risation0001Margaret Lea est une jeune femme solitaire, qui ne trouve son épanouissement que dans la lecture d'auteurs déjà décédés, et dans le magasin de livres anciens qu'elle tient avec son père. Biographe à ses heures, elle n'est pas moins abasourdie le jour où elle reçoit une lettre de la célebrissime écrivain Vida Winter, lui exigeant presque d'écrire sa biographie. Or Margaret , n'a jamais rien lu des écrits de Mme Winter, peu attirée qu'elle est pas les auteurs contemporains.

Peu encline au début à accepter la proposition, elle tombe néanmoins un jour sur un livre que son père garde comme un trésor: Treize contes de la métamorphose et du désespoir, par Vida Winter. C'est le début d'une lecture haletante mais brusquement interrompue: sur les treize contes annoncés, le dernier manque à l'appel. Margaret décide alors de se rendre à la résidence de Mlle Winter. A deux, elles vont l'écrire ce conte, telle une lutte pour surmonter un passé qui ronge tant la narratrice que la biographe.

Depuis le temps que ce livre était noté dans mon petit carnet, il a fallu que je me retrouve désoeuvrée dans un grand aéroport international, au retour des obsèques de maman, pour me décider à acheter ce Treizième conte dont j'avais lu autant de critiques et qui m'intrigait tant. C'est donc dans un état d'esprit tout à fait particulier que j'ai entrepris sa lecture et j'avoue qu'au début j'eus bien du mal à accrocher à l'histoire. 

Diane Setterfield nous plonge pourtant avec bonheur dans ce récit à la fois proche des romans anglais du XIXè et hors du temps, vieillot mais non dépassé et où les livres ont la part belle, que ce soit à travers les références ou dans la trame même de l'histoire de Margaret Lea et de Mlle Winter. L'atmosphère est sombre et étouffante. Les personnages sont croqués avec justesse et ne laissent pas d'impressioner le lecteur dans ce roman ou passé et présent s'entre-mêlent pour mieux nous perdre et nous tenir en haleine. Jusqu'au bout, on ne sait quel chemin compte nous faire prendre l'auteure parmi tous ses rebondissements un peu rocambolesques et, lorsque le dénouement s'annonce, la surprise est au rendez-vous, terrible quoique pas tout à fait inattendue.

Vous le devinez donc aisément, la lecture de ce roman, de désoeuvrée se fit peu à peu passionnée, m'évoquant parfois par certains aspects (bien que de loin, je l'accorde) L'Ombre du vent, ce qui, en plus de certains classiques du XIXè n'était pas pour me déplaire, loin de là. Je refermai le treizième conte dans ma tête plusieurs jours après l'avoir fait dans la vie, incapable de me plonger immédiatement dans autre chose. Un vrai moment de bonheur.

Beaucoup d'autres avis enthousiastes: Fashion, Cuné, Clarabel, Cathulu, Karine, Charlie Bobine, Emeraude, Joelle. Et j'en oublie sûrement!

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13 juin 2009

Bâtisseurs de pierre, bâtisseurs de vie

Monde_sans_finDeux siècles ont passé à Kingsbridge depuis la fin du magnifique Les piliers de la terre. Le prieuré est encore au centre géopolitique de la ville et les intrigues continuent de se nouer, à une époque mouvementée où le jeune Edouard III ne tardera pas à accéder au trône d'Angleterre et à s'engager dans la Guerre des Cent Ans.

Par une froide journée de 1327, quatre enfants se retrouvent au centre d'une poursuite qui se termine mal pour les soldats de la reine. Le rescapé, sir Thomas Langley, cache sous les yeux éberlués de Merthin une lettre qui, outre avoir failli lui coûter la vie, pourrait compromettre gravement les personnes les plus haut placées du royaume.

De même que dans son premier livre, Ken Follet nous plonge dans le Moyen Age à travers divers personnages, dont on suit le cheminement au cours de longues années; des histoires qui ne cessent de se rapprocher et de s'éloigner pour nous brosser un tableau non seulement crédible mais surtout très émouvant de cette période passionnante où peu d'hommes (et encore moins de femmes) réussissent à être maîtres de leur destin. Par exemple la belle Caris, soumise par la foule pour satisfaire l'ambition de son cousin, ou encore Gwenda, fille de voleur mais ne rêvant que de vivre une vie de paix sur une terre propre avec l'homme qu'elle aime, et pourtant subissant la soif de vengeance de son seigneur. Tous ces héros sont riches de contradictions, de rêves, de bon et de moins bon. On n'approuve pas toujours leurs choix, mais on vibre avec eux, on se laisse envahir par leur détresse et par leur joie.

Bien évidemment, la ville de Kingsbridge est le protagoniste incontesté du roman, intimement liée à Merthin le bâtisseur, à Caris, au prieur Goodwin, à frère Thomas (notre chevalier du début), en constante mutation, victime ou victorieuse, décimée ou prospère, victime de la grande peste noire, éternel scénario de conspirations, de désastres, de joies immenses, de l'héroïsme quotidien de son peuple.

Encore une très belle histoire (même si j'avoue avoir préféré Les piliers de la terre), que l'on lit d'une traite, même si on parle d'un énorme pavé et qu'on peine à lacher une fois terminée. Un coup de coeur pour une amoureuse de littérature sur le Moyen Age.

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27 avril 2009

Et en images ça donne...

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Cliquez pour voir plus grand.

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26 avril 2009

Même pas décoiffée

Maintenant que je vous ai mis dans la nouvelle ambiance de ce modeste salon, permettez-moi d'éclaircir les raisons qui m'ont poussée à lui choisir un nom aussi plein de classe :D (et de James ;)).

Personnellement, je m'étais penchée sur une formule incluant le dragon, animal que j'affectionne. Mais le dragon, aussi classe soit-il, ne me permettait pas tellement de vous raconter comment, par exemple, j'ai affronté ma première chute d'oie vivante à mes pieds au marché, ou comment j'ai lié intime connaissance avec mes couteaux de cuisine. Il ne vous aurait pas expliqué non plus, d'ailleurs, comment je me suis fait lachement abandonner dès mon arrivée par mon allié numéro un (le fourbe), j'ai nommé l'APN...

Par ailleurs, vous êtres plus près de trouver des photos de James  sur la toile (de tous les James, d'ailleurs, et soit dit en passant, je ne me suis pas privée), que des photos de dragons... Mine de rien, pour la bannière, ça aide (sauf qu'on perd un temps fou à baver devant les James en question).

Mais entrons dans le vif du sujet.

Une famille nombreuse qui débarque dans le sud de la Chine, ça décoiffe. Vraiment.

Les chinois, d'abord, pas habitués à voir plusieurs enfants (lisez plus d'un) avec leurs parents. A notre tour d'être les vedettes, dans la rue, au resto où les serveuses demandent si elles peuvent se faire photographier avec les petiots, ou en attendant le bus pour l'école (où j'ai l'occasion de travailler mon sourire de Monalisa, vu que je ne comprends pas un traître mot de ce que racontent ces dames) . D'ailleurs, san (trois) est un des premiers mots de chinois que j'ai compris, on se demande bien pourquoi ;)

La famille, ensuite, car la Chine ça dépayse à tous les degrés. Malheureusement, n'ayant pas d'allié, je ne puis vous mettre de photos de nos premiers jours, mais il y a eu quelques temps forts.

  • Notre premier jour au marché, où la volaille et le poisson sont choisis et vendus vivants. Non pas que l'acheteur doive gérer la mise à mort chez lui, c'est fait sur place, à la demande. J'avoue que dans ma grande lâcheté, le seul canard que j'aie jamais acheté était déjà mort. Outre des bestioles que l'on possède en commun dans nos cultures culinaires, notre marché regorge de surprises. Il n'est pas rare d'y trouver anguilles, grenouilles, poissons-chat, lapins et cochons d'inde (vivants, bien évidemment). J'en conclus que  le chinois n'est pas très émotif quant aux animaux dont il se nourrit.
  • Le jour où, au supermarché, posé par-dessus la glace pilée du poissonnier, trônait un crocodile (un vrai). A emporter, en filet, en darnes, au poids. Je me suis laissée dire que j'ai eu tort de ne pas en acheter, car paraît-il, c'est très bon... mais je m'y connais peu en boudin d'ours figé et autres proies de chasse.
  • Le jour où, en ville, j'ai eu de nombreuses occasions de repenser au superbe billet d'Alinéa sur les toilettes turques. Sauf qu'ici, il y avait bien des toilettes hommes et femmes. Heureusement, d'ailleurs, car une fois dans l'aire réservée au genre concerné, il n'y a pas de porte devant lesdits cabinets d'aisance.
  • La recherche de farine de blé dans le supermarché, car tout dans cette aventure ne ressemble pas à un film avec James dedans. Même que des fois on se croirait perdu dans une scène de La petite maison dans la prairie (vous remarquerez tout de même que la mère y est rarement décoiffée malgré tout ce qu'elle fait, la classe quand même). Tout ça pour dire que je fais mon pain à la main deux fois par semaine. Et que quand on tombe en panne de farine c'est grave. Parce qu'on ne sait pas comment ça se dit, ni comment ça s'écrit en chinois, ni où il faut la chercher dans le supermarché (ah, l'organisation des rayonnages dans les supérettes chinoises: vous avait-on dit que le chinois aime les puzzles et les labyrinthes?).
  • Le jour où l'on m'a conseillé d'acheter le thé "dans ce rayon là". Le lendemain matin, en ouvrant mon sachet kraft, je me suis trouvée nez à nez avec... des graines de tournesol... Soyez magnanimes, j'ai fait des progrès depuis.

Il y en a un qui promet aussi, c'est le jour où, très prochainement, je devrai aller chez la couturière pour nous habiller mon fils aîné et moi (au moins, je ne sais plus si dans les malles il  y aura de quoi habiller les deux autres), car la petite famille est invitée à un mariage début juin. Mais ça, ce sera un bon sujet pour un prochain billet (quoique, peut-être le sujet sera meilleur une fois récupéres les habits en question).

En attendant, je vais pouvoir recommencer à prendre des photos. Espérons que cet allié sera plus digne de confiance que son prédécesseur. Il faut déjà que je vous présente mes couteaux, histoire que vous compreniez ma mésaventure (ou pas).




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