fascination

Forks, état de Washington, petite ville où il est difficile de passer inaperçu. Suite au remariage de sa mère, la jeune Bella décide de venir s'y installer avec son père, policier solitaire mais père attentionné de ceux qui n'en ont pas l'air.

Dès son premier jour de lycée, elle est inexplicablement attirée par un groupe de cinq adolescents à la beauté insolente et mystérieuse. Le plus jeune d'entre eux, Edward, partage d'ailleurs quelques cours avec elle. Dès le début, la relation de Bella et Edward semble empreinte de bizarrerie et d'électricité, tant les réactions du jeune homme à son égard sont changeantes et déroutantes. Souvent désarçonnée, elle ne peut cependant s'empêcher de succomber à l'attirance qu'il suscite. Et pour cause, Edward Cullen appartient à une famille de vampires, tous aussi beaux et séduisants que dangereux et surpuissants.

Ce n'est pas de la très grande littérature, beaucoup de blogueuses sont prêtes à s'accorder là-dessus, et pourtant, ce premier volume, celui de l'éclosion de la relation amoureuse m'a laissé sous le choc. Sitôt fini, il a fallu que je le reprenne, pour profiter d'une relecture "à chaud", avant de me lancer à corps perdu dans la suite. Parce que Stephenie Meyer nous offre là une histoire palpitante, tant du point de vue du suspense que de celui des débuts en amour. Le côté fantastique ne semble pas tiré par les cheveux, bien que nous trouvant aux prises avec une famille de vampires, dont le père n'est autre qu'un fils de pasteur. L'histoire de Carlisle et de son cheminement n'est d'ailleurs pas dénuée d'intérêt, puisqu'elle rend possible l'improbable relation d'Edward et Bella plusieurs siècles plus tard. De même celle d'Alice, qu'on découvre sur la fin.

On ne peut que se laisser séduire par le magnifique Edward, dont la retenue ne le rend que plus aimable, dont la force d'âme (eh oui, that is the question, Edward le vampire a-t-il une âme?, à suivre) est à la mesure de l'amour qu'il ressent pour Bella, dont la profondeur du regard n'a d'égale que sa douceur.

Et là, sur la profondeur du regard, je me dois de m'arrêter une seconde. De tout temps, j'ai été sensible à toutes les formes d'expression qui passent par le regard. Un regard peut ruiner une apparence affable ou au contraire, emballer le coeur de Maijo la douce :) Alors forcément, toutes ces allusions tout au long du roman n'ont pas été pour me déplaire et je n'eus point de mal à prêter des sentiments à Edward, à le rendre vivant, bien qu'à l'instar de Stéphanie, je peine à mettre un semblant de visage dessus.

Bref, un premier volume qui nous emporte, une histoire dont on a hâte de connaître la suite. Fashion, Gawou et Flo en parlent aussi.