From China with love

Nos nouvelles aventures à Taishan

30 septembre 2008

Reflets de Lyon

Reflets_sept_08_1

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Reflets_sept_08_2

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29 septembre 2008

Tartelettes gourmandes...

J'adore les figues, sous toutes leurs formes: crues, à croquer en dessert ou avec du jambon cru en entrée, cuites, en confiture, figues fleur, figues rouges... Il y a même un dessert qui fait partie de la tradition culinaire de Quito, fait avec des figues vertes, cuites longtemps dans un sirop de canne très foncé. Ça a bercé toute mon enfance et encore maintenant, quand je vais chez moi, il fait partie de mes incontournables.

Alors quoi de plus compréhensible qu'une envie de tarte aux figues, avant qu'elles ne désertent définitivement les étals de nos marchés! Je vous avais déjà donné la version tarte tatin à la lavande, l'année dernière. Hier soir, c'était plutôt des tartelettes de figues au caramel de cassonnade.

Pour six tartelettes, il fa vous falloir:

500 g de figues mûres

20 g de beurre

100 g de cassonnade

1 pâte feuilletée ou 6 feuilles de filo

Découpez vos ronds de pâte; pour les feuilles de filo, pliez-les en deux dans la longueur, puis dans l'autre sens, et découpez-y des ronds assez grands pour aller dans vos moules et dépasser un petit peu.

Faites chauffer la cassonnade avec le beurre dans une sauteuse, sur un feu moyen à fort. Dès la fonte des cristaux, ajoutez les figues coupées en deux dans le sens de la longueur. Baissez la chaleur et mélangez doucement (de manière à ne pas éclater les figues) jusqu'à ce que le caramel ait à nouveau fondu.

Disposez quelques morceaux de figue sur chaque fond de pâte et faire couler un peu de caramel dessus.

Enfournez 15 à 20 minutes dans un four chauffé à 210°C. Démoulez et servez chaud ou tiède.

J'utilise des moules en silicone, ce qui fait que je n'ai pas besoin de beurrer, mais je suppose que dans le cas contraire, il faudra au moins utiliser une petite feuille de papier sulfurisé.

tartelettes

Et comme j'ai un Nounours qui n'aime pas la figue, pour lui c'était tartelette banane-choco: une demi-banane en rondelles assez fines, arrosées d'une sauce chocolat: 4 carrés de mon chocolat au lait préféré fondus avec 1 cuiller à soupe de crème liquide. Au four comme ses copines!

Posté par maijo à 16:46 - Fait dans notre cuisine - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Aujourd'hui...

f_te2008

C'est la fête de notre petit dernier. Malice, sourire, rébellion, caractère, indépendance, application, tendresse. Tu es tout ça pour nous, notre Petitou chéri.

Bonne fête, mon enfant!!!

Et comme l'on fête les Saint Archanges, bonne fête aussi au petit Raphaël, à l'autre bout du monde. Nous t'embrassons fort petit bonhomme.

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28 septembre 2008

Bon dimanche

ancolies

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27 septembre 2008

Meurtres dans les Cabales

IndustrialmagicUn effroyable tueur en série s'en prend aux enfants des employés des Cabales de sorciers. Malgré leur réticence à se mêler à cette mafia à laquelle ils sont pourtant intimement liés, Paige Winterbourne et Lucas Cortez vont se lancer à sa recherche, dans une aventure palpitante.

Encore une fois, Kelley Armstrong nous surprend par la construction de son monde surnaturel, qui trouve parfaitement sa place dans la réalité. Dans le monde des sorciers, ce sont les Cabales qui détiennent le pouvoir. Et quasiment sans spoiler, je peux vous dire que parmi ces Cabales, la plus puissante est la Cabale des Cortez, (le nom vous dit quelque chose? pas étonnant!). En fait, il s'agit de quatre immenses holdings, dirigées chacune par une famille, dans la plus pure tradition mafieuse: celui qui possède le pouvoir et l'argent impose ses propres règles. En même temps, les relations entre Cabales sont extrêmement codifiées et régies par la rivalité, ce qui n'est pas pour faciliter la tâche de nos deux héros.

L'intrigue est très bien menée, et il n'y a quasiment pas de lenteurs. A peine a-t-on le livre en main, qu'on a déjà du mal à le poser. D'autant plus qu'on retrouve avec plaisir le style de Paige, la narratrice, personnage que je trouve presque plus attachant que celui d'Elena. Si dans Capture, on fait connaissance avec une Paige tellement idéaliste qu'elle en est puérile, sa rencontre avec Lucas et particulièrement cette aventure vont la faire grandir et le personnage se complexifie de façon fort plaisante, embrassant certains questionnements sur la pertinence de ne vouloir que le bien à tout prix, de ne jamais transgresser les règles, même si il n'existe pas d'autre choix et si le résultat est un plus grand bien.

On retrouve aussi les personnages présents dans les autres aventures, Elena et les Danvers, Cassandra, Adam. On rencontre la sulfureuse Jamie Vegas, célèbre nécromancienne qui sera la narratrice de No humans involved, plusieurs tomes plus tard.

Et puis une certaine dose de dérision des tendances gothiques contemporaines qui ne sont pas pour déplaire au lecteur. C'est tellement gros qu'on sourit du début à la fin de la visite de la maison de Hans. C'est comme ça dans le monde de Kelley Armstrong: une intrigue enlevée, un univers très cohérent et bien travaillé, une dose suffisante d'humour, sans oublier ces amoureux qui nous marquent: Clay et Elena, Paige et Lucas... mais je n'en dis pas plus.

Je ne vais pas dire que je n'ai q'une envie: de lire le 5, car en fait, j'en suis au début du 7. Mais bon, si je lis à ce rythme, vous vous doutez bien que j'ai moins de temps pour en écrire les billets. ;-)

Industrial Magic est le quatrième livre de la série Women of the Otherworld.

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26 septembre 2008

Quand le surnaturel s'invite au bal...

nuitsdenferauparadisPrenez un bal (ou plutôt des bals) de fin d'année de lycée aux Etat-Unis, avec tout ce que cela implique là-bas (je sais de quoi je parle, j'en ai vécu un pareil en Equateur). Ajoutez un zeste de surnaturel, de problématiques adolescentes classiques, assombrissez un peu le portait et vous obtenez Nuits d'Enfer en Paradis.

C'est un peu facile, comme commentaire, vous me direz, mais c'est un peu ce que j'ai ressenti à la lecture de ce recueil de nouvelles, destinées à un public adolescent. Je ne peux pourtant pas dire que ce soit une question d'âge, car cette année je suis allée à la découverte de la littérature destinée à cette tranche d'âge et j'ai trouvé de très bons romans. Ce n'est pas non plus que je n'aime pas la nouvelle comme forme. Je lui reconnais volontiers beaucoup de mérites et j'en lis dès que l'occasion s'en présente. Mais cet ouvrage m'a donné une sensation d'une certaine facilité, voire d'un certain manque d'originalité.

Cinq nouvelles, donc, où le bal tourne au vinaigre car des créatures maléfiques s'en mêlent ou que des événements surnaturels se produisent. Celle qui a le plus attiré mon attention est tout de même Madison Avery et l'ange des ténèbres, de Kim Harrison: une fille meurt, mais son esprit ne l'accepte pas. Elle réussira à négocier un petit surplus, en echange de missions.

Il y a aussi l'histoire du bouquet qui exauce trois veux, mais encore faut-il les formuler clairement, car sinon, on court droit à l'horreur.

Enfin, vous l'aurez compris, je n'ai pas eu à me forcer, parce que je n'avais pas non plus des tonnes de choix dans notre petite maison de vacances, mais je n'en ai pas gardé un souvenir impérissable. Je vous laisse aller voir par contre le billet de Gaëlle, beaucoup plus enthousiaste.

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25 septembre 2008

ABBA rules!!!

Mammamia_wall

C'est ça que de ne pas sortir, chers amis! Figurez-vous que dans mes actus, j'en étais restée à l'existence de la comédie musicale qui avait été faite avec la musique d'ABBA. Quelle ne fut donc pas ma surprise en découvrant il y a quelques semaines les billets enchantés de certaines Théières parisiennes, fascinées par leur soirée cinéma!

Cela étant, ça me posait tout de même un petit problème, sachant que Monsieur Maijo n'est ni un fan d'ABBA, ni (et encore moins) de ce genre de film. Et que, bien évidemment, je ne pouvais pas le motiver en lui parlant de Pierce, ni de Colin... Comment faire, comment faire?, car j'étais absolument sûre que ce film était pour moi!

Et bien, tout simplement, en le proposant à une très sympathique blogueuse lyonnaise, qui a même courageusement bravé les vilains microbes pour s'offrir cette soirée entre filles. C'était PARFAIT! Ah, quel film!!!  Presque deux heures où rien n'existait que ce mariage, cette surprise, cette rencontre prévue et la musique d'ABBA. Avouez que pour un film dont l'intrigue est cousue de fil blanc, c'est quand même fort!

Pour la petite histoire: pour son mariage, Sophie souhaite rencontrer son père, qu'elle ne connaît pas. En fouillant dans le grenier, elle tombe sur le journal intime de sa mère et s'aperçoit que trois hommes peuvent en fait prétendre à ce titre. Elle décide de les inviter tous les trois, sûre qu'à la seconde où elle rencontrera le regard de son père, elle saura. Mais bien sûr, c'est là que les embrouilles commencent...

Que dire... Beaucoup, en fait! Déjà la musique. Superbe, les mots juste modifiés pour cadrer parfaitement avec la scène, les chorégraphies parfaites, hyper-entraînantes; la superbe voix d'Amanda Seyfried (Sophie). L'aise avec laquelle les acteurs embrassent leur rôle: on sent qu'ils ont dû s'éclater à travailler, jusqu'au bout (ce final tout en chansons est excellent).

Le choix des seconds rôles, très soignés. Les amies de Donna sont tout bonnement extraordinaires.

L'ambiance de folie douce. On s'est tenu les côtes sans discontinuer pendant toute la première moitié du film. Après, c'est forcément un peu moins drôle, pensez-vous, comment allons nous faire monter la tension tout de même ;-) Je ne peux pas dire que ce soit un film particulièrement émouvant, mais l'on ne peut nier une immédiate empathie avec les personnages; on s'identifie forcément à l'un ou à l'autre, on voudrait bien être dedans, en fait, à faire la fête, à danser avec eux.

La gent masculine aussi: même si Pierce a indubitablement pris du tour de taille et chante comme une casserole, il n'en reste pas moins Pierce. Et Colin, oh my, avec son air de gentleman maladroit et plein de contradictions, vantant sa spontanéité en costard-cravate (il m'aura toujours, je n'essaye même plus d'y résister). Même qu'il chante juste, avec une voix que j'aurais bien accompagné de ma propre petite guitare autour d'un feu... (euh, je m'égare là, non?).

Bref, comme beaucoup de celles qui l'ont vu, un moment magique! Mammilou, on recommence quand tu veux!

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21 septembre 2008

Il y a huit ans...

Anniv_2008

Tu étais notre premier, notre tout petit. Nous étions émerveillés par ce petit être tout nouveau, si beau, si complet, par toute la tendresse que tu convoquais en nous. Tu es devenu notre magicien, celui qui sait faire briller le soleil sur nos vies, celui qui fait jaillir nos sourires, et toujours, toujours, cet immense amour que nous te portons.

Bon anniversaire mon grand!!!


Découvrez Paco Ibáñez!

Era un niño que soñaba
un caballo de cartón.
Abrió los ojos el niño
y el caballito no vio.
Con un caballito blanco
el niño volvió a soñar;
y por la crin lo cogía...
¡Ahora no te escaparás!
Apenas lo hubo cogido,
el niño se despertó.
Tenía el puño cerrado.
¡El caballito voló!
Quedóse el niño muy serio
pensando que no es verdad
un caballito soñado.
Y ya no volvió a soñar.
Pero el niño se hizo mozo
y el mozo tuvo un amor,
y a su amada le decía:
¿Tú eres de verdad o no?
Cuando el mozo se hizo viejo
pensaba: Todo es soñar,
el caballito soñado
y el caballo de verdad.
Y cuando vino la muerte,
el viejo a su corazón
preguntaba: ¿Tú eres sueño?
¡Quién sabe si despertó!

Antonio Machado

20 septembre 2008

De comment je rencontrai Lucas Cortez

Dimestoremagic

Attention aux quelques spoilers de Capture dans ce billet...

C'est intolérable, mes amis! Depuis quelques jours, je subis une pression croissante de la part d' un certain duo de blogueuses, sous prétexte que j'ai continué ma lecture de la série Otherworld de Kelley Armstrong et que je ne vous en ai point parlé en ce lieu.

Si seulement elles savaient la hauteur qu'atteint la pile de livres lus pendant les vacances et dont je n'ai pas encore eu le courage de poster les billets! (sachez que je ne me décourage pas, enfin pas encore)

Mais bon, voilà, il se trouve que les filles en question sont par ailleurs des personnes fort sympathiques (je peux le dire, je les ai rencontrées lors de ce so glamourous événement parisien du début de l'été), qu'elles échangent régulièrement avec moi, par ici ou par chez elles, qu'elles vont jusqu'à me prêter des livres à l'occasion... Ça leur donne droit à une fleur, vous ne pensez pas?

Si, dans Capture, nous avions fait connaissance avec toutes sortes de créatures surnaturelles, vous vous doutiez que ce n'était que trop voulu de la part de l'auteure. Après deux épisodes racontés tambour battant par Elena Michaels, seule femme loup-garou au monde, Kelley Armstrong nous plonge dans le monde de la magie, c'est à dire des sorcières et des mages. Et croyez-moi, la distinction entre les deux espèces est bien de mise. En effet, si l'on remonte à certains épisodes obscurs de l'Histoire, il apparaît que les sorcières (qui auraient appris la magie aux mages) ont non seulement été trahies par ces derniers, mais qui plus est, livrées en pâture à l'Inquisition. Aujourd'hui, donc, sorcières et mages forment deux communautés vivant dans le déni et le mépris mutuels: absolument réjouissant, mais je m'égare.

Après l'anéantissement de l'abject projet relaté dans Capture, la jeune sorcière Paige Winterbourne se retrouve à la tête du Convent des sorcières d'Amérique, censé regrouper l'élite des sorcières. Plus important encore, avant de mourir, sa mère lui demande de s'occuper de la jeune Savannah, sorcière adolescente et dotée d'immenses pouvoirs, dont la mère était morte en captivité. Mais d'autres créatures sont prêtes à tout pour faire main basse sur celle qui pourrait se révéler une recrue plus que prometteuse.

Leah O'Donnell, la semi-démone rencontrée elle aussi dans l'aventure précédente, va trouver le père de Savannah, héritier d'une puissante Cabale de sorciers. La vie de Paige va rapidement basculer dans le cauchemar, comme si déjà ce n'était pas assez difficile de gérer la crise d'adolescence de la personne dont vous vous occupez et dont vous n'êtes l'aînée que de dix ans. Elle devra affronter la perfidie de Leah, qui ne recule devant rien pour la pousser à bout (même de lui faire endosser la responsabilité d'un meurtre), la puissance de la Cabale des Nast, qui dispose de moyens quasi-infinis et, plus douloureux encore, du revirement du Convent.

Dans ce naufrage quasi total, Paige trouvera de l'aide auprès du personnage le plus inattendu qui soit: le très séduisant Lucas Cortez. Sorcier de son état, avocat de profession, qui plus est héritier de la plus puissante des Cabales (ce qui lui vaudra quelques déconvenues avec notre jeune héroïne), il est une espèce de chevalier servant du surnaturel, avec tout ce que ce type de personnage peut avoir d'attachant. Il saura convaincre (non sans mal) Paige d'accepter son aide, instaurant une belle complicité, et trouvant également une place dans le coeur de Savannah.

Le rythme enlevé malgré quelques lenteurs ici ou là, le ton de la narratrice, honnête, proche du lecteur et non dépourvu d'humour, certains rebondissements intéressants et quelques galipettes (même si elles n'égalent pas ce à quoi Clayton nous avait habituées) en font un livre qu'on dévore et, une fois la dernière page fermée, on a hâte de retrouver Paige et Lucas dans Industrial Magic.

Alors, les filles, ça vous va? ;-)

PS: D'après Stéphanie, la traduction française devrait sortir d'ici très peu, chez Braguelonne.

PS 2: Kelley Armstrong à un site internet (en anglais) où vous pouvez trouver quelques infos et plusieurs textes courts qui complètent la série (de qualité inégale, certes, mais certains so cute).

PS 3: Dime Store Magic est le troisième livre de la série Women of the Otherworld.

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Les heures

lesheuresC'est à New York, en cette fin de XXè siècle.

C'est à Londres, en 1923.

C'est à Los Angeles, en 1949.

Clarissa est éditrice, Virginia, écrivain, Laura, mère au foyer.

Trois femmes, trois histoires reliées par un subtil jeu de correspendances, dont l'émouvante cohésion ne sera révélée que dans les dernières pages...

(...)

Quatrième de couverture.

Il est rare que je lise un livre après avoir regardé le film qui en a été tiré. En l'occurrence, j'avais trouvé The hours à la médiathèque alors que je furetais sans but précis, et ce fut ma prise de la journée.

J'ai été scotchée à l'écran, bluffée par l'histoire ainsi que par les prestations des actrices.

Du coup, ce livre, il me le fallait, vous comprendrez aisément. Et là encore... quel magnifique moment de lecture! Un roman d'une sensibilité rare, où l'on est entraîné dans le sillage de ces personnages si hors du commun et à la fois si humains. Les histoires des trois femmes se lient, se rejoignent, se télescopent par moments, toujours avec force, ne laissant jamais le lecteur indifférent.

Les héroïnes sont très fortes, et remarquablement bien décrites. Virginia Woolf, d'abord, qui sombre dans les méandres de sa propre intelligence, quelque part prisonnière de l'amour que lui voue son mari, inquiet et prévenant: furieusement émouvante. Elle me fait un peu penser à un oiseau dans une cage dorée, qui ne souhaite qu'une chose, vivre quel qu'en soit le prix.

Laura Brown est le personnage qui m'a le moins émue, et pourtant, elle renvoie aussi une image très forte: le décalage dévastateur entre ce qu'elle est et ce qu'elle aurait voulu devenir. Elle a pourtant tout pour être heureuse, selon les canons de sa société. Un mari extraordinaire également, héros de guerre, bel homme, attentionné... La frustration et le désespoir n'en sont que plus grands, et même l'amour de ses enfants ne parvient pas à la sauver.

Clarissa aussi vous étreint le coeur. Parfait produit de la génération de la libération des moeurs, femme libre mais nullement égocentrique. Hantée par son passé qui ne cesse de revenir dans ses pensées, tel une situation irrésolue. Portée par sa générosité.

Cette journée dans la vie des trois femmes s'étend, se laisse lire heure après heure, nous livrant tour à tour leurs contradictions, leurs sentiments, leur humanité profonde. Tout est lié par un élément central, bien sûr, qui transcende la simple addition d'histoires de vie: le roman. Mrs Dalloway, que Virginia est en train d'écrire, que Laura dévore et dont Clarissa incarne la protagoniste. Magique.

Un véritable coup de coeur que je vous recommande de lire si vous ne l'avez déjà fait.

Posté par maijo à 07:17 - Mes lectures - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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