Dark_divineGrace Divine (ne rigolez pas, c'est bien son nom) est la fille du pasteur de Rose Crest. Dans sa famille, les principes de vie tournent autour de la générosité, de l'écoute, de la compréhension, du don de soi. Son frère aîné, Jude, fait chavirer tous les coeurs au lycée autant par son physique que par sa gentillesse. Tous les enfants sont très impliqués dans la vie paroissiale, de même que la mère, qui se consacre à l'éducation de ses enfants.

Ne fuyez pas, car c'est là que ça devient bon. Ce beau tableau se fissure le jour où Grace croise Daniel au lycée. Adolescent rebelle, à la réputation plus que douteuse, Daniel a pourtant été le premier amour de Grace. Parce qu'ils ont grandi ensemble, parce qu'il était le meilleur ami de Jude, et parce qu'il est mystérieusement disparu trois ans auparavant, lors d'une nuit terrible où Jude a été retrouvé très grièvement blessé. Les filles ont été expédiées au loin, et un silence impénétrable s'est, depuis, abattu sur ces événements.

Grace, donc, qui annonce la nouvelle de sa rencontre avec Daniel le soir même, au cours du repas familial. Elle découvre alors que l'harmonie chez les Divine existe au prix d'une occultation complète des sujets qui fâchent. Que les secrets qui minent chacun de l'intérieur n'ont pas droit de cité dans la discussion familiale. Et qu'elle serait plus qu'avisée de rester le plus loin possible de ce revenant inopportun. D'autant plus que la ville de Rose Crest est à nouveau secouée par d'horribles faits divers: cadavres mutilés et disparitions entre autres. Piquée de curiosité, Grace ne sait renoncer à tenter de comprendre Daniel ni de lui venir en aide. Surtout lorsqu'elle découvre qu'elle est la seule à pouvoir véritablement le délivrer.

Pris au hasard sur une étagère comme lecture des vacances, je me suis régalée à lire ce Dark Divine. Car même si Bree Despain reprend tous les classiques du genre (l'ado ténébreux, l'amour de jeunesse, la malédiction des créatures de la nuit), elle en fait un mélange entraînant où les souvenirs se mêlent aux révélations. La famille Divine est, par certains côtés, comme la pomme de la Belle au bois dormant, belle et rouge à l'extérieur mais quelque peu empoisonnée dedans.

L'auteure nous dirige, par ailleurs, sur quelques fausses pistes, et on se surprend à supçonner la mauvaise personnne. Si bien qu'à la fin, beaucoup de personnages ne sont pas tels qu'on les croyait tout au long du récit. La fin est, d'ailleurs assez inattendue et nous laisse dans l'attente d'une suite qui, si j'en crois Bladelor, devrait sortir fin décembre (cool, ça me donne un argument pour retourner à Hong Kong en janvier, ou pour prolonger un peu les vacances de Noël, héhé).