offerfromagentlemanCe petit soulier en satin tout rose au pied des marches, ça vous rapelle quelque chose? Quelque chose comme... Cendrillon? Eh oui, pour ce troisième volume de la série des Bridgertons, celui consacré à Benedict, Julia Quinn se lance dans une réécriture de Cendrillon, au moins sur la première partie de son roman. Après le mariage d'Anthony, Violet Bridgerton consacre toutes ses énergies à essayer de marier ses  autres garçons, Benedict et Colin. Elle donne un bal masqué au cours duquel Benedict rencontre une jeune femme qui ravit instantanément son coeur, et qui semble tout aussi touchée que lui. Mais aux douze coups de minuit, la mystérieuse inconnue disparaît du bal et de sa vie, ne laissant qu'un gant gris perle dans les mains de Benedict désemparé.

Sophie Beckett est la fille hors-mariage du comte de Penwood. Elevée dans la propriété de son père quoique plus par sens des responsabilités que par amour, sa vie chavire lorsque le comte épouse une veuve avec deux filles qui n'a que mépris pour la pauvre enfant et qui la réduit au rôle de servante à la mort du comte, quelques années plus tard. Quelle n'est donc pas la surprise de Sophie lorsqu'elle découvre que les domestiques de la maison Penwood ont décidée de l'envoyer au bal masqué le plus convoité de la saison, dans la demeure de la famille Bridgerton. Dûment masquée et habillée comme une princesse, elle y fait la connaissance du jeune homme le plus fascinant qui soit et, cerise sur le gâteau, qui n'a d'yeux que pour elle...

Encore une fois, Julia Quinn nous offre un roman qui n'est pas moins intéressant pour être cousu de fil blanc. Plein de rebondissements, avec des scènes absolument jouissives qui m'ont fait m'exclamer, sursauter et toujours un humour extraordinaire qui asseoit définitivement mon attachement pour cette famille Bridgerton. L'héroïne aussi est comme je les aime, quoique peut-être un peu trop têtue parfois: courageuse, qui ne s'en laisse pas conter. Et Benedict, je l'ai trouvé extraordinaire, notamment dans la scène dans la prison qui est, je trouve, une des meilleures du livre.

Au final une histoire qui, si elle m'a un peu moins captivée que celle d'Anthony, m'a permis de passer un excellent moment auprès de personnages très attachants (ou pas, Araminta est absolument odieuse, de même que sa fille aînée dont je n'ai pas retenu le prénom). Et, cachées comme deux pépites, des indices sur ce que sera l'intrigue du tome suivant, celui consacré à Colin, qui nous donnent envie de nous précipiter pour nous le procurer et découvrir enfin comment certains mystères vont être résolus.

Julia Quinn, An offer from a gentleman, Avon Books, 2001, 358 p.

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Livre lu dans le cadre du mois anglais.